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	<title>Savetibet &#187; Le Tibet en bref</title>
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		<title>L’appel de parlementaires sur le changement climatique au Tibet</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 15:13:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
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		<description><![CDATA[Le plateau tibétain – surnommé le troisième pole – est l’un des endroits les plus touchés par le changement climatique. Les 18 et 19 novembre...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="lytebox" href="http://savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/tibet-pole1.jpg"><img class="size-full wp-image-23 alignleft" style="margin-left: 6px; margin-right: 6px; margin-top: 4px; margin-bottom: 4px;" title="tibet-pole" src="http://savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/tibet-pole1.jpg" alt="tibet-pole" width="350" height="280" /></a> <strong><em>Le  Tibet est surnommé le troisième pole car il constitue le troisième pôle mondial d’alimentation en eau douce, après l’Arctique et l’Antarctique- (Photo: NASA)</em></strong></p>
<p>Le plateau tibétain – surnommé le troisième pole – est l’un des endroits les plus touchés par le changement climatique. Les 18 et 19 novembre derniers, des parlementaires de 30 pays se sont rassemblés à Rome pour la 5ème Conférence interparlementaire mondiale pour le Tibet et ont rédigé une lettre ouverte sur cette question à l’attention des participants de la Conférence des Nations-Unies réunis à Copenhague.</p>
<p>Lettre ouverte adressée à la Conférence des Nations Unies de Copenhague (Décembre 2009) sur le rôle du Tibet dans la recherche de solutions au changement climatique par le réseau parlementaire international sur le Tibet</p>
<p>Nous aimerions insister auprès des participant(e)s de la prochaine conférence des Nations-Unies sur le changement climatique de Copenhague sur l’attention sérieuse qu’il convient d’accorder au « troisième pôle », le Tibet, reconnu comme la troisième masse glaciaire de la planète après l&#8217;arctique et de l&#8217;antarctique. Nous sommes convaincus que les politiques menées dans un cadre multinational afin d’atténuer les causes et s’adapter aux effets du changement climatique doivent prendre en compte les défis du changement climatique au Tibet, et se doivent d’inclure la participation directe des Tibétains et en particulier celle des nomades.</p>
<p>Les 18-19 novembre derniers, les parlementaires de 30 pays différents se sont réunis à Rome pour participer à la 5ème Conférence parlementaire mondiale sur le Tibet. Les changements climatiques étaient un des thèmes majeurs des débats. La déclaration finale fait état des constatations suivantes :</p>
<p>« La dégradation de l’environnement sur le Plateau tibétain, dénommé le troisième pôle, est la conséquence du changement climatique causé par l’émission de gaz à effet de serre, la mauvaise gestion des ressources naturelles par le gouvernement chinois, les intérêts commerciaux, la relocalisation et la sédentarisation forcée des nomades tibétains qui les éloigne de leur cadre traditionnel de vie et de la gestion des prairies » ;  et</p>
<p>« Les politiques chinoises visant à atténuer et à s’adapter aux effets du changement climatique sur le plateau tibétain concernent plus d’un milliard de personnes en Asie ; l’implication et l’expérience des Tibétains est nécessaire à la réussite de la mise en œuvre de politiques sur le changement climatique ».</p>
<p>De plus, la déclaration parlementaire demande :</p>
<p>« Aux gouvernements d’explorer les mécanismes multinationaux qui permettront de travailler de manière coordonnée sur les défis du changement climatique au Tibet, y compris grâce à la participation directe des Tibétains. À cette fin, les participants de cette conférence rédigeront et publieront une lettre ouverte exprimant le rôle crucial du Tibet en tant que troisième pôle et ce avant la tenue de la conférence des NU sur le changement climatique de Copenhague ».</p>
<p>Les effets du changement climatique sur le Tibet ont été bien démontrés. Les températures sur le plateau s&#8217;élèvent plus rapidement que dans les autres régions du globe. Les glaciers fondent, ce qui augmente l’exposition des roches et du sol ainsi que l&#8217;absorption des radiations solaires et accélère le réchauffement. En raison de variations du cycle de la mousson, une grande partie du Tibet s’assèche et se désertifie. Ces changements ont été amplifiés par les politiques du gouvernement chinois envers le mode de vie traditionnel et ancestral des populations nomades.</p>
<p>Le Tibet, considéré par la Chine comme son « premier réservoir d’eau», fournit de l&#8217;eau à une dizaine de nations situées en aval. La disparition des glaciers entrainera à long terme de graves pénuries en eau. Plus d&#8217;un milliard de personnes en Asie sont directement concernées par l’avenir des glaciers et des prairies du Tibet. Le peuple tibétain est le principal concerné par les conséquences de ces changements et doit être amené à jouer un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de solutions.</p>
<p>Le Tibet occupe une place centrale dans la recherche d’une solution globale au changement climatique. En tant que principal source d’approvisionnement des rivières et d’eau de pluie de la mousson en Asie, les prairies du Tibet pourraient être amenées à jouer un rôle de ‘puits de carbone’ si elles étaient correctement gérées. Pour ces raisons, nous demandons aux négociateurs de la Conférence de réfléchir à des politiques qui tiennent compte des points suivants :</p>
<p>1. Mener des évaluations scientifiques internationales et indépendantes sur les changements de l’écosystème et des ressources en eau et sur les politiques d’utilisation des terres sur le plateau tibétain.</p>
<p>La participation de scientifiques, de protagonistes tibétains ainsi que des nations qui dépendent de l&#8217;eau du Tibet est nécessaire pour mener à bien un examen rigoureux des conditions sur le plateau. Ceci permettra de définir une approche équitable et durable en vu d’adapter et d’atténuer les effets du changement climatique dans la région et de restaurer un écosystème et une gestion des prairies et forêts sur base des résultats des recherches scientifiques.</p>
<p>2. Impliquer les Tibétains et surtout les nomades dans le processus décisionnel et dans la gestion des ressources naturelles.</p>
<p>Les nomades ont été les principaux gestionnaires des ressources du haut plateau depuis plusieurs millénaires. Leur expérience est essentielle non seulement pour la compréhension des modifications de l’écosystème mais également pour faire face aux menaces de la désertification et de l’érosion. Malheureusement les politiques du gouvernement chinois ignorent ces aspects sociaux et continuent de déloger les nomades de leurs prairies au nom d’une soi-disant tentative de réduction de la désertification. Des études prouvent au contraire que la gestion des prairies par les nomades eux-mêmes aide à restaurer les régions dégradées.</p>
<p>3. Encourager la coopération transfrontalière et l’implication des acteurs régionaux et locaux dans les processus décisionnels et dans la gestion des ressources hydrauliques du plateau.</p>
<p>Une telle coopération multinationale rendra plus efficace les politiques d’atténuation des effets du changement climatique et favorisera des stratégies d&#8217;adaptation équitable à même de réduire le risque de conflits liés à l’eau.</p>
<p>Autant le rôle de la Chine est essentiel dans la mise en œuvre de solutions globales contre le changement climatique, autant le rôle du Tibet est indispensable à la Chine pour la réussite de leur mise en œuvre.</p>
<p>Nous invitons les négociateurs à s&#8217;assurer que les stratégies développées pour lutter contre le changement climatique tiennent compte des Tibétains et en particulier des nomades. Cette approche est essentielle pour comprendre, atténuer et s’adapter aux changements qui touchent les rivières, les forêts et les prairies du haut plateau dont dépendent plus d’un milliard de personnes pour garantir leur bien-être, et dont les pays voisins dépendent pour maintenir une sécurité et une stabilité régionales.</p>
<p><strong>Au nom du réseau parlementaire international sur le Tibet</strong></p>
<p>·        Matteo Mecacci, Député, Président de l’intergroupe sur le Tibet, Parlement, Italie<br />
·        Consiglio Di Nino, Co-président du groupe parlementaire les Amis du Tibet, Sénat, Canada<br />
·        Birgitta Jonsdottir, Députée, Présidente de l’intergroupe parlementaire sur le Tibet, Islande<br />
·        Peter Slipper, Député, Groupe parlementaire sur le Tibet, Chambre des Représentants, Australie<br />
·        Sanjoy Takem, Député, Président de l’intergroupe parlementaire sur le Tibet, Inde<br />
·        Thomas Mann, Député Européen, Président de l’Intergroupe sur le Tibet, Parlement européen<br />
·        Penpa Tsering, Député, Président du Parlement Tibétain en exil<br />
·        Dolma Gyari, Députée, Vice-Présidente du Parlement Tibétain en exil<br />
·        Lionnel Luca, Député, Président du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Patrick Bloche, Député, Vice-Président du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Dominique Tian, Député, Vice-Président du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Mark Durkan, Député, Royaume-Uni<br />
·        Norman Baker, Député, Royaume-Uni<br />
·        Kent Olsson, Député, Président du groupe parlementaire sur le Tibet, Suède<br />
·        Dalia Kuodytė, Députée, Présidente du groupe parlementaire sur le Tibet, Lituanie<br />
·        Daniel Spagnou, Député, Membre du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Harry Cohen, Député, Royaume-Uni<br />
·        Tim Loughton, Député, Royaume-Uni<br />
·        Lord David Steel, Député, Royaume-Uni<br />
·        Isabelle Durant, Députée européenne, Vice-présidente du Parlement européen<br />
·        Sukhdev Sharma, Membre du Comité Economique et Social Européen<br />
·        Heidi Hautala, Députée européenne, Présidente du Comité sur les Droits de l’Homme, Parlement euiropéen<br />
·        Eva Lichtenberger, Députée européenne, Vice-Présidente de l’Intergroupe sur le Tibet, Parlement européen<br />
·        Raul Romeva, Député européen<br />
·        Juliette Boulet, Députée fédérale, Belgique<br />
·        Xavier Baeselen, Député fédéral, Belgique<br />
·        Georges Dallemagne, Député fédéral, Belgique<br />
·        Mariko Peters, Député, Pays-Bas<br />
·        Villy Sovndal, Député, Danemark<br />
·        Nathalie Griesbeck, Députée européenne<br />
·        Aleksei Lotman, Député, Président du Groupe parlementaire sur le Tibet, Estonie<br />
·        Beata Bublewicz, Députée, Présidente du Groupe parlementaire sur le Tibet, Pologne<br />
·        Jolanta Szczypinska, Députée, Pologne<br />
·        Mike Pringle, Député, Président de l’Intergroupe écossais sur le Tibet<br />
Lien vers la déclaration parlementaire sur le Tibet de Rome (anglais)  <a href="http://www.savetibet.org/media-center/tibet-news/rome-declaration-tibet">http://www.savetibet.org/media-center/tibet-news/rome-declaration-tibet</a> (19 Novembre 2009)<br />
Lien vers la carte blanche du Soir cosignée par Richard Gere, Président de l’International Campaign for Tibet (8 décembre 2009) <a href="http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-12-08/tibet-le-troisieme-pole-742340.shtml">http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-12-08/tibet-le-troisieme-pole-742340.shtml</a></p>
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		<title>Interpréter le Tibet: Un guide politique pour voyager au Tibet</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 13:46:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Bientôt disponible en français !
Ce rapport contient des conseils qui permettront aux visiteurs de décoder et de mieux appréhender la réalité tibétaine...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Accéder au</p>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/interpreter2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-437" title="interpreter" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/interpreter2.jpg" alt="interpreter" width="606" height="434" /></a>rapport (anglais): <a href="http://72.32.136.41/files/documents/TibetanChinaTravelGuide.pdf">http://72.32.136.41/files/documents/TibetanChinaTravelGuide.pdf</a></p>
<p>Le rapport <a href="/pdf/tibet_FR.pdf">en français</a>.</p>
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		<title>Chronologie historique détaillée du Tibet</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Dec 2009 10:49:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronologie détaillée]]></category>
		<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une chronologie de l’histoire du Tibet, établie par M. Wangpo Bashi du Bureau du Tibet à Paris. Cette présentation a bénéficié de la collaboration de Laurent Deshayes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="font-weight: normal;"><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/01/historique.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-460" title="historique" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/01/historique.jpg" alt="historique" width="630" height="445" /></a></span></h1>
<p><strong>Voici une chronologie de l’histoire du Tibet, établie par M. Wangpo Bashi du Bureau du Tibet à Paris. Cette présentation a bénéficié de la collaboration de Laurent Deshayes, auteur de “Histoire du Tibet ” paru chez Fayard en 1997, et “L’épopée des Tibétains : entre mythe et réalité” également paru chez Fayard en 2002, ainsi que de Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, toutes deux tibétologues reconnues et co-auteurs de “Le Tibet est-il chinois ?” paru chez Albin Michel en 2002.<br />
NB : </strong><em><strong>Par préférence, la phonétique des mots tibétains est volontairement présentée dans le sens des lecteurs francophones tout en sachant que la plupart des titres publiés emploient une phonétique empruntée à la langue anglaise.</strong></em></p>
<p><strong>Histoire ancienne : la monarchie</strong></p>
<p>(La tradition attribue des dates – marquées ici par * – à des personnages et des événements qui ne sont pas attestés historiquement)</p>
<p>*<strong>127 av. J.C</strong> : le roi Nyatri Tsenpo accède au trône et s’établit au palais de Youmbou Lagang (Yumbu Lhakhang) dans la vallée du Yarloung Tsangpo (fleuve Brahmapoutre). N.B. *18 rois régnèrent sur le Tibet avant le roi Nyatri Tsenpo.</p>
<p>Date du début du calendrier officiel appelé : “Année Royale Tibétaine” (Boe gyal lo).</p>
<p>*<strong>117 av.J.C</strong>. Tshemi Shengyi Mugyal est reconnu comme le fondateur de la religion autochtone, le Bön du Tibet. Plus tard, Bönteun Shénrab (bon ston gshen rab), de Zhangzhung, contemporain du 8ème roi du Tibet, Drigoum Tsenpo, joue un rôle majeur dans la propagation de la religion Bön au Tibet. Selon certaines sources, le fondateur de la religion serait né 600 ans avant J.C. à Zhangzhung dans le Tibet occidental.</p>
<p><strong> 617-649/650 après J.C.</strong> : règne de Songtsen Gampo, 33ème roi du Tibet et le premier roi selon le Dharma. Unificateur du Tibet (incluant le Zhangzhung à l’ouest) ; conquêtes extérieures et alliances matrimoniales créent un grand empire.</p>
<p>Création de l’alphabet tibétain sur un modèle indien, attribuée à Thonmi Sambhota.</p>
<p>Introduction du bouddhisme au Tibet, construction de temples (dont le Jokhang) : début de la première diffusion du bouddhisme.</p>
<p><strong> 742-797 ( ?)</strong> : règne de Trissong Détsène, 37ème roi du Tibet et le deuxième roi selon le Dharma. Apogée de l’empire tibétain, grande extension territoriale.</p>
<p>En 763, l’armée tibétaine envahit Chang An (aujourd’hui X’ian), alors capitale de la Chine. Trissong Détsène impose le bouddhisme comme religion d’Etat. Invitation de maîtres indiens et traduction de textes canoniques.</p>
<p>Construction du premier monastère bouddhique du Tibet à Samyé et ordination des sept premiers moines bouddhistes tibétains.</p>
<p><strong>815-838 ( ?)</strong> : règne de Tri Rélpatchèn, 40ème roi du Tibet et le troisième roi selon le Dharma. Faveur accrue donnée au bouddhisme : privilèges accordés aux moines, traductions intensives des œuvres bouddhiques, du sanskrit en tibétain.</p>
<p><strong> 822</strong> : traité conclu entre la Chine et le Tibet qui, entre autres, délimite la frontière sino-tibétaine.</p>
<p>N.B. Le texte du traité, signé entre l’empereur du Tibet, Tri Rélpatchèn et l’empereur chinois Mu Tsoung de la dynastie Tang, gravé, en tibétain et en chinois, sur trois stèles de pierre placées à la capitale chinoise, à la frontière et à Lhassa (toujours visible devant le Jokhang). Premier traité international entre deux puissances ?</p>
<p><strong> 838-842 ( ?)</strong> : règne de Langdarma ou Tri D’arma, 41ème roi et dernier souverain tibétain, mort assassiné (par un moine tibétain Lhaloung Pélgyi Dorjé, selon la tradition, en réponse à sa persécution supposée du bouddhisme).</p>
<p>Fin de l’empire tibétain et de la première période de la diffusion du bouddhisme.</p>
<p><strong>Constitution et hégémonie des écoles bouddhiques :</strong></p>
<p><strong>842 ( ?) -1247</strong> : période de chaos politique et absence d’autorité centrale au Tibet.</p>
<p>Xème-XIIème siècles : renaissance du bouddhisme au Tibet central et dans le royaume occidental de Ngari ; intense activité religieuse de Rintchène Zangpo (958-1055) et arrivée (1042) du grand savant indien Atisha Dipankara.</p>
<p>Début de la deuxième diffusion du bouddhisme. Construction des monastères sièges des écoles bouddhiques nouvelles : Réting (1057, Kadampa), Sakya (1073), Dènsathil (1158, P’agmodroupa, Kagyupa), Drigoung (1179).</p>
<p><strong> 1165</strong> : Benjamin de Tudèle, le grand voyageur juif, a été le premier en Europe à faire mention du pays “Tibet”, à la suite de sa visite à Samarcande en Asie centrale (Ouzbékistan actuel).</p>
<p><strong> 1247</strong> : le hiérarque Sakya pandita (1182-1251), sur l’injonction du prince mongol Godan, se rend à sa cour, accompagné de son neveu P’agpa (1235-1280). Chargé de convaincre les hiérarques tibétains de se soumettre au pouvoir mongol, il est à l’origine de l’hégémonie sakyapa sous l’autorité mongole.</p>
<p><strong> 1260</strong> : Kubilaï (futur fondateur de la dynastie Yuan en Chine) devient Grand Khan. P’agpa, envoyé à sa cour, établit avec Kubilaï la relation de maître spirituel à disciple donateur laïc (tcheuyeune ou chöyön) ; il est chargé d’administrer les affaires bouddhiques et tibétaines. Vingt Lamas de Sakya lui succèderont.</p>
<p><strong> 1279-1368</strong> : dynastie mongole des Yuan en Chine. Le bouddhisme tibétain devient religion officielle de la dynastie.</p>
<p><strong> 1357</strong> : naissance de Tsongkhapa qui fonde l’école guéloug, avec le monastère de Ganden (1409).</p>
<p><strong>1358-1642</strong> : règne des P’agmodroupa, purement nominal après la prise du pouvoir par les gouverneurs de Rinpoung (1434-1565), puis par les princes du Tsang (1565-1642).</p>
<p><strong> 1578</strong> : attribution par le prince mongol Altan Khan du titre de Dalaï-Lama (“Océan de sagesse”) à la troisième incarnation d’un disciple de Tsongkhapa, qui est appelé le troisième Dalaï Lama.</p>
<p><strong> 1589-1617</strong> : le IVe Dalaï Lama est trouvé dans la parenté d’Altan Khan.</p>
<p><strong>Avènement des Dalaï Lama :</strong></p>
<p><strong>1624</strong> : deux Jésuites portugais, Antonio de Andrade et Manuel Marques, atteignent le Tibet occidental &#8211; Royaume de Gougué (Guge).</p>
<p><strong> 1626</strong> : ils fondent la première église chrétienne sur la terre tibétaine à Tsaparang au Tibet occidental.</p>
<p><strong> 1642</strong> : le Vème Dalaï Lama Ngawang Lobsang Gyatso (1617-1682) reçoit le pouvoir temporel et spirituel sur le Tibet des mains du prince mongol Gushri Khan.</p>
<p>- Fondation du gouvernement appelé, jusqu’à nos jours, “Ganden P’odrang” et construction du Potala.</p>
<p><strong> 1644-1911</strong> : dynastie mandchoue des Qing en Chine.</p>
<p><strong>1697</strong> : le VIème Dalaï Lama, Tsangyang Gyatso (né en 1683 à Tawang, aujourd’hui Arunachal Pradesh en Inde)</p>
<p><strong> 1700</strong> et suivantes : installation de garnisons chinoises dans l’est de la province du Kham.</p>
<p><strong> 1705</strong> : Le chef mongol Lhassang (Lhazang) Khan veut s’imposer, fait assassiner le régent du Tibet, Déssi Sangyé Gyatso et présente un autre enfant né à Tshawa Pakshoe (Kham), Ngawang Yéshé Gyatso comme étant le VIème Dalaï Lama.</p>
<p><strong> 1706</strong> : Tsangyang Gyatso, VIème Dalaï Lama, est mis en résidence surveillée, puis contraint à l’exil en Mongolie (ou en Chine). Il décède (assassinat ?) sur une route de l’Amdo.</p>
<p><strong> 1720</strong> : ingérence de chefs mongols et installation du VIIème Dalaï Lama Kelsang Gyatso par une armée mandchoue. Réorganisation du gouvernement tibétain, supervisé par un représentant mandchou de l’empereur appuyé par une garnison chinoise.</p>
<p><strong> 1728</strong> : le Kham oriental est annexé par la Chine (cette région correspond aujourd’hui au nord-ouest du Yunnan et à l’ouest du Sichuan).</p>
<p><strong>1750-1751</strong> : mouvements anti-chinois au Tibet, l’empereur Qianlong (Chien Lung) y impose des réformes et un protectorat de facto.</p>
<p><strong> 1763</strong> : frappe de monnaie tibétaine sur le modèle des monnaies népalaises en cours depuis 1640.</p>
<p><strong> 1765</strong> : premier dictionnaire anglais-tibétain rédigé par un Père italien.</p>
<p><strong> Juin 1788</strong> : au Népal, règne de Prithivi Narayan Shah, roi Gurkha.</p>
<p>- Première guerre provoquée par le Népal contre le Tibet.</p>
<p><strong> Juin 1791</strong> : deuxième guerre entre le Tibet et le Népal.</p>
<p><strong>Juin 1792</strong> : traité signé entre le Népal et le Tibet à Katmandou.</p>
<p><strong>1834</strong> : publication à Kolkata (aujourd’hui Calcutta) du dictionnaire anglais-tibétain par le savant hongrois Alexandre Csoma de Koros, considéré comme le fondateur de la tibétologie.</p>
<p><strong> 1842</strong> : guerre entre le Ladakh et le Tibet, signature d’un traité.</p>
<p><strong>1846</strong> : deux pères lazaristes français, les Pères Huc et Gabet, atteignent Lhassa. [1]</p>
<p><strong> 1846</strong> : Le Pape Grégoire XVI officialise la mission du Tibet en chargeant la Société des missions étrangères de Paris (SMEP) à évangéliser le Tibet depuis la Chine.</p>
<p><strong>1853</strong> : Ouverture d’une mission catholique à Bonga au Tibet oriental. Début des efforts de christianisation du Tibet via la Chine.</p>
<p><strong> 24 mars 1856</strong> : traité entre le Népal et le Tibet signé à Katmandou, le Tibet se reconnaît tributaire du Népal.</p>
<p>N.B. Les relations entre le Tibet et le Népal jusqu’à l’invasion chinoise resteront fondées sur le texte du traité de 1856.</p>
<p><strong> 1857</strong> : Le Père Thomine Desmazures est nommé évêque du Tibet.</p>
<p><strong> 1876</strong> : naissance du XIIIème Dalaï Lama Thoubtèn Gyatso.</p>
<p><strong> 1887-1888</strong> : fortes tensions frontalières entre le Tibet et le Sikkim, sous protectorat britannique.</p>
<p><strong> 17 mars 1890</strong> : traité anglo-chinois de Calcutta, délimitation de la frontière Tibet-Sikkim et protectorat anglais sur le Sikkim.</p>
<p>N.B. La Grande-Bretagne mise sur la carte chinoise, au détriment du Tibet, pour contrecarrer la pression russe. Les autorités tibétaines refusent toute validité de ce traité. Malgré tout, dès lors, le Tibet est défini par les gouvernements occidentaux comme vassal de la Chine.</p>
<p><strong> 1893</strong> : traité commercial anglo-chinois sur le Tibet, autorisant l’ouverture d’un comptoir britannique. Refus du Tibet ; remise en place des bornes frontières d’avant 1890.</p>
<p><strong>1895</strong> : le XIIIème Dalaï Lama assume les pleins pouvoirs.</p>
<p><strong> 1904</strong> : expédition militaire anglo-indienne du Colonel Younghusband au Tibet. Départ en exil du XIIIème Dalaï Lama vers la Mongolie et la Chine (en 1908).</p>
<p>N.B. Cette expédition fut lancée par l’Inde britannique à la suite des refus obstinés du gouvernement du Tibet d’entamer des négociations et d’ouvrir des relations commerciales avec l’Inde.</p>
<p><strong>3 août 1904</strong> : traité anglo-tibétain qui permet l’ouverture de deux comptoirs britanniques au Tibet.</p>
<p>N.B. Le traité fut suivi d’une valse diplomatique Pékin – Saint-Pétersbourg – Londres, les Puissances se partageant ainsi le continent asiatique (territoires mongols, Tibet, Afghanistan, Perse &#8230;).</p>
<p><strong> 1905-1911</strong> : révolte d’un mouvement nationaliste tibétain dans le Tibet oriental chinois (Sichuan, Yunnan) en réponse à la pression exercée par Pékin (militarisation, exploitation économique, politique anti-bouddhiste &#8230;).</p>
<p><strong> 1908</strong> : séjour du XIIIème Dalaï Lama à Pékin où il découvre l’existence des nouveaux traités et plaide sa cause, en vain, auprès de l’empereur chinois.</p>
<p><strong>1909 </strong>: retour du XIIIème Dalaï Lama au Tibet, mais en 1910, devant l’arrivée d’une avant-garde chinoise et la crainte d’une invasion, il s’enfuit et trouve refuge en Inde britannique.</p>
<p><strong> 1910 &#8211; 1912</strong> : séjour en Inde du Dalaï Lama.</p>
<p><strong>Oct. 1911</strong> : révolution républicaine en Chine. Fin de la dynastie manchoue des Qing en Chine.</p>
<p><strong>1912</strong> : impression et introduction du papier-monnaie et de timbres-poste au Tibet.</p>
<p>- Le Tibet expulse les représentants chinois (Amban) de Lhassa (12 avril ?).</p>
<p><strong> Janvier 1913</strong> : retour du Dalaï Lama à Lhassa.</p>
<p><strong> 14 fév. 1913</strong> : le Dalaï Lama proclame l’indépendance du Tibet.</p>
<p>- Traité entre la Mongolie et le Tibet.</p>
<p><strong>6 oct. 1913 &#8211; juillet 1914 : </strong>rencontres et accord tripartite de Simla qui fixe les frontières sud du Tibet selon la ligne McMahon.</p>
<p>- Le Tibet cède une partie de son territoire (North East Frontier Agency, NEFA) à Calcutta ; la Chine ne ratifie pas le traité selon lequel le Tibet se reconnaît pourtant dans l’orbite de Pékin. Par conséquent, le Tibet réaffirme qu’il est libre de tout devoir vis-à-vis de la Chine.</p>
<p><strong> 1917-1918</strong> : guerre frontalière sino-tibétaine ; victoire tibétaine et signature de l’accord de Rongbatsa plaçant la frontière sino-tibétaine sur le cours du Dritchou (Drichu) – Yangtse en chinois.</p>
<p><strong> 1922</strong> : ouverture de la ligne télégraphique Lhassa – Calcutta (alors capitale de l’Inde britannique).</p>
<p><strong> 1924</strong> : émission des monnaies suivant les procédés mécanisés (équipement importé du Royaume-Uni).</p>
<p><strong> 1925</strong> : opposition du clergé conservateur : le Dalaï Lama suspend ses réformes ; rupture avec la Grande-Bretagne.</p>
<p><strong> 1932</strong> : guerre frontalière sino-tibétaine ; défaite des Tibétains : la frontière est désormais fixée sur le Dzatchou (Dzachu) ou Mékong.</p>
<p><strong> 17 déc. 1933</strong> : décès du XIIIème Dalaï Lama Thouptèn Gyatso.</p>
<p><strong> 1934</strong> : arrivée à Lhassa d’une mission du gouvernement de la Chine nationaliste.</p>
<p><strong> 6 juillet 1935</strong> : naissance de l’actuel Dalaï Lama, le XIVème, à Taktser, près de Kumbum dans l’Amdo.</p>
<p><strong> 1936</strong> : reprise des relations avec la Grande-Bretagne ; une mission de l’Inde britannique ouvre à Lhassa. Sir Basil Gould, Political Officer du Sikkim se rend à Lhassa.</p>
<p><strong>25 novembre 1939</strong> : neuf membres d’une délégation du gouvernement Guomindang (Kuomintang) de la Chine nationaliste arrivent et s’installent à Lhassa.</p>
<p><strong> 1940</strong> : intronisation de l’actuel Dalaï Lama Tenzin Gyatso.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Invasion du Tibet</strong></p>
<p><strong> Mars 1947</strong> : le Gouvernement tibétain demande l’achat d’armes auprès du gouvernement de l’Inde britannique pour se défendre contre la Chine. L’accord est donné.</p>
<p><strong> Juin 1947</strong> : l’Inde britannique fournit des matériels militaires dont des mitraillettes semi-automatiques, des cartouches, des canons.</p>
<p><strong> 15 août 1947</strong> : l’Inde devient indépendante.</p>
<p><strong> Janvier 1949</strong> : Tchiang Kai Shek et son gouvernement capitulent face aux Communistes, et fuient vers Taïwan (Ile de Formose).</p>
<p><strong> 8 juillet 1949</strong> : Chen Xizhang, Directeur par intérim de la Commission des affaires mongoles et tibétaines reçoit du Gouvernement du Tibet la notice d’expulsion de sa mission.</p>
<p>N.B. Il s’agit d’une mission du gouvernement chinois du Guomindang à Lhassa réouverte le 25 novembre 1939.</p>
<p><strong>2 septembre 1949</strong> : le journal chinois communiste Xinhua Pao réagit contre cette expulsion.</p>
<p><strong> 24 septembre 1949</strong> : Zhu De (Chu Teh) présente pour la première fois son “Programme Commun” et déclare que “la guerre révolutionnaire doit être menée pour libérer Formose, les Iles Pescadores, l’Ile de Hainan et le Tibet”.</p>
<p><strong> 29 septembre 1949</strong> : le Congrès national populaire (Parlement) approuve le “Programme Commun”.</p>
<p><strong>1er octobre 1949</strong> : Mao Tsétoung (Mao Zedong) proclame la République populaire de Chine.</p>
<p><strong> 1er janvier 1950</strong> : Radio Pékin annonce la prochaine “libération du Tibet”.</p>
<p><strong>2 janvier 1950</strong> : Mao Tsétoung envoie un télégramme depuis Moscou confirmant les responsabilités militaires et administratives de la Région militaire nord-ouest (concerne la partie nord est du Tibet).</p>
<p><strong> 6 janvier 1950</strong> : la Grande-Bretagne reconnaît formellement la République Populaire de Chine.</p>
<p><strong> Janvier 1950</strong> : Radio Lhassa, opérée par le gouvernement tibétain, relaie pour la première fois des informations en tibétain, en chinois et en anglais (par Reginald Fox).</p>
<p><strong> 26 janvier 1950</strong> : l’Inde devient une République avec la promulgation de sa Constitution élaborée par Bhimrao Ambedkar.</p>
<p><strong>31 janvier 1950</strong> : Radio Lhassa rejette la revendication de Pékin qui considère le Tibet comme faisant partie de la Chine.</p>
<p><strong>14 février 1950</strong> : pacte de solidarité entre Staline et Mao Tsétoung.</p>
<p><strong> Février 1950</strong> : sous la conduite du ministre Shakabpa, le Tibet envoie une délégation vers la Chine, mais pour des raisons politiques, celle-ci n’a pas pu s’y rendre.</p>
<p><strong> Mai 1950</strong> : premier conflit entre les forces communistes et tibétaines à Denkhog dans la province du Kham.</p>
<p><strong> 24 juillet 1950</strong> : 600 cavaliers de l’armée chinoise arrivent à Kyégoudo (Jeykundo) au Tibet oriental.</p>
<p><strong> 1er août 1950</strong> : 130 cavaliers de l’armée chinoise partent du Xinjiang et arrivent à Gyertsé dans Ngari (le Tibet occidental).</p>
<p><strong> 6 septembre 1950</strong> : le 18ème Corps d’Armée de la Libération populaire chinoise (APL), placé sous le commandement de Zhang Guohuo, arrive à Kardzé (ch. Ganzi, écrit sur cette carte Garzê) au Tibet oriental.</p>
<p><strong> 7 octobre 1950</strong> : tandis que la guerre de Corée bat son plein, 40 000 soldats de l’Armée populaire de Libération (APL) franchissent le fleuve Dritchou (Yangtse).</p>
<p>N.B. Tous les documents officiels chinois citent cet événement comme étant la “libération pacifique” du Tibet car, pour la Chine communiste, il s’agit de “libérer le Tibet du joug des forces impérialistes occidentales” et “d’éléments réactionnaires”.</p>
<p><strong> 19 octobre 1950</strong> : Ngabo Ngawang Jigmé, le gouverneur du Kham (Do-tchi), capitule face aux troupes communistes. A cette occasion, la Chine annonce “la liquidation de 5 638 ennemis, 180 soldats tués et blessés”.</p>
<p><strong> 24 octobre 1950</strong> : L’APL prend le contrôle du chef lieu du Tibet oriental, Tchamdo (Chamdo) à l’issue de 20 batailles contre l’armée tibétaine.</p>
<p><strong>26 octobre 1950</strong> : l’Inde proteste formellement contre l’invasion du Tibet par des troupes chinoises.</p>
<p><strong>Novembre 1950</strong> : La Chine déclare la constitution du Comité de Libération de Tchamdo.</p>
<p><strong> 1er novembre 1950</strong> : le gouvernement tibétain envoie une lettre au régime communiste.</p>
<p><strong> 7 novembre 1950</strong> : le Tibet lance un appel à l’ONU.</p>
<p><strong> 9 novembre 1950</strong> : Ngabo Ngawang Jigmé, désormais entre les mains de la force de l’APL, envoie un télégramme au Gouvernement du Tibet à Lhassa l’informant de la nécessité d’envoyer des émissaires gouvernementaux tibétains à Pékin pour engager des pourparlers.</p>
<p><strong> 10 novembre 1950</strong> : la Chine communiste fait une première déclaration sur le futur statut du Tibet.</p>
<p><strong> 17 novembre 1950</strong> : le XIVème Dalaï Lama assume les pleins pouvoirs.</p>
<p><strong> 9 décembre 1950</strong> : fuite du Dalaï Lama vers la frontière sikkimaise, à Dromo (Yadrong ou Yatung).</p>
<p><strong>6 février 1951</strong> : Les émissaires tibétains, Thoupten Legmon et Sampho Tenzin Dhondrup arrivent à Tchamdo (Chamdo).</p>
<p><strong> 27 février</strong> <strong>1951</strong> : Le Gouvernement du Tibet décide d’entrer en négociation avec Pékin.</p>
<p><strong>26 avril 1951</strong> : La délégation tibétaine dirigée par Ngabo Ngawang Jigmé et Sampho Tenzin Dhondrup arrive à Pékin.</p>
<p><strong> 23 mai 1951</strong> : accord en 17 points signé à Pékin entre la Chine et le Tibet, dit “Accord entre le Gouvernement central de la Chine et le gouvernement local du Tibet sur les mesures pour la libération pacifique du Tibet”.</p>
<p>N.B. Accord signé sous la menace d’une invasion du Tibet central, et par des délégués qui n’avaient pas l’autorité du gouvernement du Tibet. Par ailleurs, le sceau-signature des délégués tibétains a été fabriqué sur place à Pékin. Accord accepté par un télégramme du Dalaï Lama à Mao Tsétoung en septembre 1951 ; dénoncé en avril 1959 par le Dalaï Lama à Tezpur (Assam), Inde.</p>
<p><strong> 27 mai 1951</strong> : Radio Pékin annonce la signature de l’Accord en 17 Points.</p>
<p><strong> 29 juin 1951</strong> : 280 soldats supplémentaires partent rejoindre les forces APL déjà arrivées à Gyertsé et se dirigent vers Pourang au Tibet occidental.</p>
<p><strong> 1 juillet 1951</strong> : le 18ème corps de l’armée chinoise quitte Kardzé (Garzê) à destination de Tchamdo (Chamdo)</p>
<p><strong>16 juillet 1951</strong> : Routhok au Tibet occidental est “libéré” par l’APL.</p>
<p><strong> 8 août 1951</strong> : le Général chinois Chang Chin Wu arrive à Lhassa après avoir rencontré le Dalai Lama à Dromo (Yatung ou Yadrong) le 14 juillet 1951.</p>
<p><strong> 17 août 1951</strong> : retour du Dalaï Lama à Lhassa.</p>
<p><strong> 22 août 1951</strong> : l’armée chinoise de la région nord-ouest quitte l’Amdo à destination de Lhassa.</p>
<p><strong>28 août 1951</strong> : le 18ème corps d’armée sous le commandement de Zhang Gouhuo et Tan Kua Sen, quitte Tchamdo à destination de Lhassa.</p>
<p><strong> 9</strong> <strong>septembre 1951</strong> : plusieurs milliers de soldats de l’APL entrent à Lhassa.</p>
<p><strong> 15 nov. 1951</strong> : L’armée chinoise arrive à Gyeltsé et à Shigatsé au Tibet central.</p>
<p><strong> 1 décembre 1951</strong> : L’armée de la région nord-ouest arrive à Lhassa.</p>
<p><strong> 10 février 1952</strong> : création par la Chine de la Région militaire du Tibet.</p>
<p><strong> Février 1952</strong> : Expulsion par la troupe communiste chinoise du Père Valentin du Tibet oriental désormais sous contrôle de la Chine. Fin de 106 ans d’efforts de christianisation du Tibet.</p>
<p><strong> 11 mars 1952</strong> : premier soulèvement à Lhassa des Tibétains contre la présence chinoise.</p>
<p><strong> 27 avril 1952</strong> : sous pression chinoise, deux Premier ministres tibétains, Lukhangwa et Lobsang Tashi ont été congédiés.</p>
<p><strong> 24 février 1953</strong> : Ouverture du Bureau du Dalaï Lama à Pékin.</p>
<p><strong> 29 avril 1954</strong> : “Accord de Cinq Principes” ou Pancha Sheel entre l’Inde et la Chine signé à Pékin, par lequel le Tibet est reconnu comme une région de la Chine. L’Inde cède ainsi tous les droits extra-territoriaux et privilèges qu’elle a hérités de la puissance coloniale britannique. La Mission de l’Inde à Lhassa devient simplement “Consulat général”.</p>
<p>N.B. Accord signé sans consultation avec le Tibet. Le Premier ministre indien Nehru a naïvement cru qu’en signant cet accord, la Chine accepterait les délimitations frontalières entre la Chine (c’est-à-dire le Tibet désormais considéré comme une région chinoise) et l’Inde, et ainsi assurerait la paix entre les deux géants de l’Asie.</p>
<p><strong>6 septembre 1953 :</strong> dissolution du Ministère des affaires étrangères du Tibet  ( bod gzhung phyi rgyal</p>
<p>las khungs) et sa fusion avec les Affaires étrangères de la Chine populaire.</p>
<p><strong> 1954</strong> : la Chine se donne une nouvelle Constitution qui exclut tout droit de sécession des régions autonomes. Un article précise que la Chine accorde une “Autonomie régionale”, mais que “les Régions autonomes” font partie intégrante de la République populaire de Chine.</p>
<p>N.B. En 1931, la Constitution de la République soviétique de Jiangxi du mouvement communiste accordait le droit aux régions autonomes de se séparer de la République populaire pour devenir des pays indépendants.</p>
<p><strong>15 décembre 1954</strong> : ouverture de la route Qinghaï-Tibet jusqu’à Lhassa.</p>
<p><strong> 1954-1955</strong> : voyage officiel du Dalaï Lama en Chine.</p>
<p><strong> 9 mars 1955</strong> : à Pékin, la Chine lance le Comité préparatoire pour la “Région autonome du Tibet” (CPRAT).</p>
<p><strong> Début 1956</strong> : généralisation des révoltes des Tibétains de la région orientale du Kham contre l’instauration de communes populaires et les attaques contre le clergé.</p>
<p><strong> 22 avril 1956</strong> : à Lhassa, en présence de Chen Yi, le CPRAT est officiellement inauguré.</p>
<p><strong> 1956</strong> : accord commercial signé par la Chine avec le Népal. L’article 3 de cet accord stipule que “Tous les traités et documents existant entre le Népal et la Chine y compris ceux entre le Népal et la Région du Tibet de la Chine sont abrogés”.</p>
<p>N.B. L’accord népalo-tibétain de 1856 par lequel le Népal jouissait de droits privilégiés est rendu caduc. La Mission du Népal à Lhassa est désormais considérée simplement comme un “Consulat”.</p>
<p><strong> Novembre 1956</strong> : le Dalaï Lama se rend en Inde pour célébrer le 2 500ème anniversaire du Bouddha Shakyamouni.</p>
<p><strong> 1956</strong> : soutien de la CIA aux Tibétains dans l’optique de la lutte de l’Amérique contre le communisme.</p>
<p><strong> 21 mars 1957</strong> : organisation de la résistance armée tibétaine. Un premier groupe de 6 Tibétains a pu gagner l’île Pacifique de Sa‘pan pour être entraîné par la CIA.</p>
<p><strong> 16 juin 1958</strong> : formation de Chushi Gangdruk (littér. &#8220;Quatre rivières et Six montagnes&#8221; qui décrit la géographie de deux provinces orientales du Tibet &#8211; Amdo et Kham) à Chagtsa Drigouthang dans le district de Lhokha (au sud du Tibet, à la frontière nord-est du Bhoutan), conduite par Andruk Gonpo Tashi et d’autres dirigeants du Tibet oriental pour mener une résistance armée contre l’invasion chinoise.</p>
<p><strong>10 mars 1959</strong> : soulèvement populaire des Tibétains contre l’invasion chinoise à Lhassa.</p>
<p><strong> 12 mars 1959</strong> : soulèvement des femmes tibétaines à Lhassa contre l’invasion chinoise du Tibet ; plus de 15 000 femmes y participent. Leurs chefs ont été arrêtées et exécutées publiquement par les forces chinoises.</p>
<p><strong>16 mars 1959</strong> : fuite en Inde du Dalaï Lama.</p>
<p><strong> 23 mars 1959</strong> : l’armée chinoise hisse, pour la première fois, le drapeau aux cinq étoiles de la Chine populaire sur le fronton du Palais de Potala.</p>
<p><strong>28 mars 1959</strong> : Zhou Enlaï annonce la dissolution du Gouvernement « local » du Tibet.</p>
<p><strong> 1er avril 1959</strong> : le Dalaï Lama et son entourage arrivent au poste frontalier de Tchou Tr’angmo (Chudrangmo) et sont accueillis par l’Inde.</p>
<p>N.B. Tous les documents chinois réfèrent ces événements comme l’arrivée de la “réforme démocratique”.</p>
<p><strong> 15 juillet 1959</strong> : tous les billets de banque et monnaie du Tibet ont été remplacés par la devise chinoise Renminbi.</p>
<p><strong> 1959-1973</strong> : guérilla. La résistance tibétaine se replie au Mustang (Népal).</p>
<p><strong> Mars 1964</strong> : le 10ème Panchen Lama est arrêté à Lhassa après avoir apporté son soutien public au Dalaï Lama.</p>
<p><strong> Août 1964</strong> : à Lhassa, plus de 10 000 étudiants tibétains organisent une manifestation contre la politique chinoise.</p>
<p><strong> 1965</strong> : découpage administratif du Tibet.</p>
<p><strong> 1er septembre 1965</strong> : création de la “Région autonome du Tibet” ( RAT ) qui comprend le Tibet central et occidental, alors que les provinces du Kham et de l’Amdo sont définitivement incluses dans les provinces chinoises du 1980  Sichuan, Qinghaï, Gansu et Yunnan.</p>
<p><strong> 1966-1976</strong> : Révolution culturelle en Chine et au Tibet.</p>
<p><strong> 1969</strong> : Profitant de la situation de chaos qui régnait alors sur la Chine et le Tibet, les Tibétains organisent un soulèvement populaire contre la Chine.</p>
<p><strong> 9 septembre 1976</strong> : mort de Mao Tsétoung.</p>
<p><strong> 1978</strong> : début de l’assouplissement de la répression au Tibet.</p>
<p><strong> 1979</strong> : Deng Xiaoping, dirigeant suprême de la Chine annonce la politique de libéralisation.</p>
<p>: voyage de Hu Yaobang au Tibet ; il recommande un changement de la politique chinoise. Relative libéralisation religieuse.</p>
<p><strong> 1987-1989</strong> : manifestations et soulèvement populaires à Lhassa. Répression violente ; loi martiale proclamée en 1989 par Hu Jintao alors Secrétaire du Parti communiste de la RAT (levée en avril 1990).</p>
<p><strong> Janvier 1989</strong> : le 10ème Panchen Lama décède à Shigatsé dans son monastère de Tashi Lhumpo. Les circonstances exactes du décès ne sont pas connues à ce jour.</p>
<p><strong> 10 mars 2008</strong> : soulèvement populaire et manifestations massives, d’abord à Lhassa, puis qui s’étendent dans les régions tibétaines de l’est et du nord-est. La répression chinoise a fait 218 morts (la Chine en mentionne 22), 1 290 blessés et 6 705 emprisonnés chez les Tibétains. Les restrictions du type loi martiale restent en vigueur avec la fermeture aux voyageurs et aux journalistes étrangers de toutes les zones tibétaines.</p>
<p><strong> 12 mai 2008</strong> : violent séisme au Sichuan qui frappe les populations tibétaines et chinoises.</p>
<p><strong>Exil</strong></p>
<p><strong> Avril 1959</strong> : exil du Dalaï Lama et des membres de son gouvernement. 80 000 Tibétains les suivent en exil.</p>
<p>Installation du gouvernement en exil à Mussoorie, au nord de l’Inde.</p>
<p><strong>21 octobre 1959</strong> : résolution 1353 votée à l’Assemblée générale de l’ONU sur le Tibet.</p>
<p><strong> 1960</strong> : le Premier ministre indien, le Pandit Jawaharlal Nehru propose le site de Dharamsala où s’installe définitivement le Dalaï Lama et son gouvernement.</p>
<p><strong>Février 1960</strong> : premier village tibétain (en anglais : settlement) ouvert à Bylakuppe dans le district de Mysore en Inde du sud. Aujourd’hui, on en compte 54 en Inde, au Népal et au Bhoutan.</p>
<p><strong> Mai 1960</strong> : première école destinée aux Tibétains ouverte à Mussoorie. Aujourd’hui on en compte 87 en Inde, au Népal et au Bhoutan où plus de 30 000 Tibétains sont scolarisés.</p>
<p><strong> Juin 1960</strong> : La Commission Internationale des Juristes (CIJ) publie le premier rapport sur le Tibet dans lequel, elle dénonce notamment le &#8220;massacre des populations civiles&#8221; et les &#8220;violations systématiques de l’accord en 17 points&#8221; par la Chine.</p>
<p><strong>Août 1960</strong> : La Commission internationale des juristes publie le 2ème rapport sur le Tibet dans lequel, elle condamne &#8220;le génocide au Tibet&#8221;.</p>
<p><strong> 2 septembre 1960</strong> : naissance de la première Assemblée des Députés du Peuple Tibétain ( aujourd’hui connue sous le nom du Parlement tibétain en exil).</p>
<p><strong> 20 décembre 1961</strong> : Résolution 1723 votée à l’ONU sur le Tibet.</p>
<p><strong> Octobre 1962</strong> : guerre frontalière contre l’Inde déclenchée par la Chine qui veut rectifier sa frontière avec l’Inde.</p>
<p>N.B. A ce jour, la frontière entre l’Inde et l’ex-Tibet (la Chine) n’est pas officiellement délimitée et reconnue par les deux parties malgré plusieurs discussions pour la délimiter. La Chine réclame toujours une partie de la NEFA (Arunachal Pradesh), en particulier Tawang.</p>
<p><strong> 10 mars 1963</strong> : la Constitution, fondée sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, est promulguée et appliquée au sein du Gouvernement en exil.</p>
<p>Plusieurs institutions sont nées :</p>
<p>- Ecole de médecine tibétaine (Mentsikhang ou Men-Tsee-Khang),</p>
<p>- Ecole de danses et chants (Tibetan Institute of Performing Arts),</p>
<p>- Différents départements (Intérieur, Religion et Culture, Sécurité, Education, Information et Relations internationales, Santé, Finances), commissions autonomes telles que le plan, élections, audit …</p>
<p><strong> 27 janvier 1964</strong> : la France reconnaît la Chine populaire et rétablit des relations diplomatiques avec celle-ci.</p>
<p><strong> 1964</strong> : première explosion d’une bombe atomique chinoise dans le désert de Lop Nor.</p>
<p><strong> 1965</strong> : Résolution 2079 votée à l’ONU sur la question du Tibet.</p>
<p>N.B. Ces 3 résolutions onusiennes sur le Tibet qui dénoncent “la privation des droits fondamentaux et des libertés du peuple tibétain, et notamment de son droit à l’auto-détermination”, sont, à ce jour, restées lettre morte.</p>
<p><strong> Février 1972</strong> : réchauffement des relations sino-américaines avec la visite du Président Richard Nixon à Pékin.</p>
<p><strong> 1973</strong> : fermeture des bases des guérillas tibétaines du Mustang au Népal.</p>
<p>- Premiers déplacements d’un Dalaï Lama en Europe.</p>
<p><strong> 1973</strong> : introduction des contributions volontaires des Tibétains exilés connues également sous le nom de Green Book.</p>
<p><strong> Avril 1974</strong> : première explosion d’une bombe nucléaire indienne dans le désert de Thar (Rajasthan).</p>
<p><strong> 1977</strong> : début de l’assouplissement de la répression au Tibet.</p>
<p><strong>1er janvier 1979</strong> : les Etats-Unis d’Amérique reconnaissent la Chine populaire.</p>
<p><strong> 1979</strong> : tentative de négociations entre le gouvernement chinois et le Dalaï Lama pour résoudre la question tibétaine.</p>
<p><strong> 2 août 1979</strong> : la Chine autorise la toute première délégation de l’exil à se rendre au Tibet. La visite successive de trois délégations tibétaines envoyées par Sa Sainteté pour constater les conditions réelles du Tibet est acceptée par les autorités chinoises.</p>
<p><strong> 1982</strong> : pour la première fois, le Dalaï Lama se rend en France.</p>
<p>N.B. Face au refus du visa français, il n’a pu effectuer de voyages auparavant dans la patrie des Droits de l’Homme !</p>
<p><strong> Juin 1984</strong> : L’administration en exil annonce le chiffre de 1,2 millions de Tibétains qui ont disparus au Tibet résultant de l’invasion et l’occupation continue de la Chine.</p>
<p><strong> Septembre 1987</strong> : pour la première fois au Congrès des Etats-Unis, le Dalaï Lama expose son Plan de paix en 5 points pour résoudre la question du Tibet.</p>
<p>NB : Ce plan de paix contient cinq éléments fondamentaux :</p>
<p>Transformation de l’ensemble du Tibet en une zone de paix ;</p>
<p>Abandon par la Chine de sa politique de transfert de population qui met en danger l’existence des Tibétains en tant que peuple ;</p>
<p>Respect des droits fondamentaux et des libertés démocratiques du peuple tibétain ;</p>
<p>Restauration et protection de l’environnement naturel du Tibet, ainsi que cessation par la Chine de sa politique d’utilisation du Tibet dans la production d’armes nucléaires et d’ensevelissement des déchets nucléaires ;</p>
<p>Engagement de négociations sérieuses à propos du statut futur du Tibet et des relations entre les peuples tibétain et chinois.</p>
<p><strong> Juin 1988</strong> : le Plan de paix en 5 points est développé devant le Parlement européen à Strasbourg.</p>
<p><strong> Juin 1989</strong> : répression sanglante des manifestations d’étudiants sur la Place Tien Anmen à Pékin.</p>
<p><strong> 10</strong> <strong>décembre 1989</strong> : prix Nobel de la Paix décerné au Dalaï Lama. [2]</p>
<p><strong> 1990</strong> : les membres du cabinet en exil ne sont plus nommés par le Dalaï Lama qui propose de soumettre une liste de 3 personnalités à l’approbation du Parlement en exil.</p>
<p><strong> 1992</strong> : dernier contact direct entre le gouvernement chinois et le gouvernement tibétain en exil.</p>
<p><strong> 1994</strong> : le Dalaï Lama déclare avoir échoué dans ses efforts pour trouver une solution négociée basée sur l’ouverture.</p>
<p><strong> 1997</strong> : introduction du livret des contributions volontaires réservé aux non-Tibétains connu sous le nom de Blue Book.</p>
<p><strong> 2001</strong> : élection au suffrage direct du chef du gouvernement en exil pour un mandat renouvelable de 5 ans.</p>
<p><strong> 27 septembre 2002</strong> : reprise des relations sino-tibétaines. 1er round des contacts sino-tibétains.</p>
<p><strong> 25 mars 2003</strong> : 2ème round des contacts sino-tibétains</p>
<p><strong> 12 sept. 2004</strong> : 3ème round des contacts sino-tibétains</p>
<p><strong> 1er juillet 2005</strong> :4ème round des contacts sino-tibétains</p>
<p><strong> 15 février 2006</strong> : 5ème round des contacts sino-tibétains</p>
<p><strong>1er Juillet 2006</strong> : ouverture de la ligne ferroviaire jusqu’à Lhassa.</p>
<p><strong>29 juin 2007 : </strong>6ème round des contacts sino-tibétains<strong>. </strong></p>
<p><strong> 4</strong> <strong>mai 2008</strong> : rencontre informelle sino-tibétaine à Shenzhen.</p>
<p><strong> 2 juillet 2008</strong> : 7ème round des contacts sino-tibétains à Pékin. Voir également : Dialogue Chine &#8211; Dalaï Lama : pas de progrès</p>
<p><strong> 5 novembre 2008</strong>. 8ème round des contacts sino-tibétains à Pékin.</p>
<p><strong>17 au 22 novembre 2008</strong> : Convocation d’une réunion spéciale de tous les responsables de la communauté en exil pour débattre du cours à suivre sur les relations sino-tibétaines afin de régler le problème du Tibet. 581 délégués participent à cette réunion, la première depuis 60 ans. Il en résulte une union sacrée derrière le Dalaï Lama.</p>
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		<title>Le statut historique du Tibet : un résumé</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 14:43:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
		<category><![CDATA[Le statut historique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Gouvernement tibétain en exil, dirigé par Sa Sainteté le Dalai-Lama, Chef de l’Etat tibétain et guide spirituel, a constamment soutenu que le Tibet est demeuré sous l’occupation illégale chinoise...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Michael C. van Walt van Praag</strong></p>
<h2>Introduction</h2>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/drapeau.jpg"><img class="size-large wp-image-440 alignleft" style="margin-top: 4px; margin-bottom: 4px; margin-left: 6px; margin-right: 6px;" title="drapeau" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/drapeau-1024x582.jpg" alt="drapeau" width="349" height="197" /></a></p>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/01/drapeau.jpg"></a><br />
Le Gouvernement tibétain en exil, dirigé par Sa Sainteté le Dalai-Lama, Chef de l’Etat tibétain et guide spirituel, a constamment soutenu que le Tibet est demeuré sous l’occupation illégale chinoise depuis son invasion par la Chine en 1949/50. La République Populaire de Chine (RPC) affirme que sa relation avec le Tibet est une affaire intérieure, car le Tibet est et fut pendant des siècles une partie intégrante de la Chine. La question du Statut du Tibet est essentiellement de nature légale, quoique d’urgente pertinence politique. La RPC ne réclame pas de droit de souveraineté sur Ie Tibet, qui serait le corollaire de l’occupation et de l’asservissement du Tibet après l’invasion armée de 1949/50. En effet, la RPC ne pourrait guère réclamer ce droit, vu qu’elle rejette catégoriquement comme étant des revendications illégales de souveraineté celles provenant d’autres Etats et basées sur la conquête ou l’occupation ou des traités inégaux imposés à un Etat asservi. En revanche, la RPC base ses revendications sur le territoire tibétain en prenant uniquement en compte le fait que le Tibet constituerait une partie intégrante de la Chine depuis sept siècles.<br />
Histoire ancienne<br />
Quoique l’histoire de l’Etat tibétain ait commencé en -127. avec l’établissement de la dynastie Yarlung, le Tibet fut d’abord unifié au cours du VIIème siècle sous le règne de Song-tsen Gampo et de ses successeurs. Le Tibet fut une des plus grandes puissances d’Asie pendant les siècles qui suivirent, comme le confirment l’inscription sur une colonne du Palace du Potala à Lhassa ainsi que certaines révélations historiques chinoises de l’époque Tang. Un traité formel de paix fut conclu entre la Chine et le Tibet en 821 / 823. Ce traité démarquait la frontière entre les deux pays et assurait que &#8220;les Tibétains seront heureux au Tibet et les Chinois seront heureux en Chine&#8221;.<br />
Influence mongole<br />
Alors qu’au cours du XIIIème siècle, l’Empire mongol de Gengis Khan s’étendait à l’ouest vers l’Europe et à l’est vers la Chine, les leaders tibétains de la puissante école Sakya du bouddhisme tibétain, conclurent un accord avec les chefs mongols afin d’éviter la conquête du Tibet. Le Lama tibétain promit loyauté politique, bénédiction et enseignement religieux en échange d’un parrainage et d’une protection. Les liens religieux devinrent tellement importants que lorsque, des dizaines d’années plus tard, le Kubilaï Khan conquit la Chine et établit la dynastie Yuan (1279- 1368), il proposa au Sakya Lama de devenir Précepteur Impérial et Pontife suprême de son Empire<br />
Les relations qui se développèrent et continuèrent d’exister jusqu’au vingtième siècle entre les Mongols et les Tibétains étaient un reflet d’une étroite affinité raciale, culturelle et religieuse entre les deux peuples d’Asie centrale. L’Empire mongol était un empire mondial et quelles que fussent les relations entre ses gouvernants et les Tibétains, les Mongols n’intégrèrent jamais I’administration du Tibet et celle de la Chine, ni unirent le Tibet à la Chine.<br />
Le Tibet rompit ses liens politiques avec l’empereur Yuan en 1350, avant que la Chine ne regagnât son indépendance. Le Tibet ne tomba de nouveau sous un certain degré d’influence étrangère qu’au cours du XVIIIème siècle.<br />
Relations avec les Mandchous, les Gorkhas et les voisins anglais<br />
Le Tibet ne développa aucun lien avec la dynastie chinoise Ming (1368-1644). D’ailleurs, Ie Dalai-Lama, qui avait établi son gouvernement souverain sur le Tibet grâce à l’aide d’un protecteur mongol en 1642, développa d’étroits liens religieux avec les empereurs Mandchous qui conquirent la Chine et y établirent la dynastie Qing (1644-1911). Le  Dalai-Lama  accepta de devenir le guide spirituel de l’empereur mandchou, et en accepta en échange le parrainage et la protection. Cette relation &#8220;prêtre-patron&#8221;, que le Dalai-Lama maintint aussi avec quelques princes Mongols et nobles tibétains, était le seul lien formel existant entre les Tibétains et les Mandchous durant la dynastie Qing et n’entama pas l’indépendance tibétaine.<br />
Sur le plan politique, certains puissants empereurs mandchous réussirent à exercer un degré d’influence sur le Tibet. C’est ainsi que de 1720 à 1792, les empereurs Kangxi, Yong Zhen et Qianlong envoyèrent à quatre reprises des troupes impériales au Tibet afin de protéger le Dalai-Lama et le peuple tibétain des invasions mongoles, gorkhas mais aussi d’éventuels troubles internes. Ces expéditions donnèrent aux empereurs les moyens d’établir leur influence sur le Tibet. Ils envoyèrent des représentants dans la capitale tibétaine, Lhassa, qui exercèrent leur influence sur le gouvernement tibétain, notamment en ce qui concerne la conduite des relations extérieures. A l’apogée du pouvoir mandchou, la situation n’était pas différente de celle qui peut exister entre une superpuissance et un pays satellite ou protectorat, c’est-à-dire une situation n’annulant pas l’indépendance politique de l’Etat faible. Le Tibet ne fut jamais annexé à l’Empire mandchou, ni même à la Chine, et continua de conduire ses relations avec les Etats voisins pour la plupart de façon autonome.<br />
L’influence mandchoue ne dura pas longtemps ; elle était tout à fait inefficace à l’époque où les britanniques envahirent pendant une brève période Lhassa et conclurent un traité bilatéral avec le Tibet : la Convention de Lhassa. En dépit de cette perte d’influence, le gouvernement impérial de Pékin continua de revendiquer une certaine autorité quelconque sur le Tibet, notamment s’agissant des relations internationales ; une autorité que le gouvernement impérial britannique désigna sous le terme de &#8220;suzeraineté&#8221; dans ses pourparlers avec Pékin et Saint-Petersbourg. L’armée impériale chercha à réaffirmer une influence effective en 1910 en envahissant le pays et en occupant Lhassa. Après la révolution chinoise de 1911 et le conséquent renversement de l’empire mandchou l’armée chinoise se rendit aux troupes tibétaines et fut rapatriée sur la base d’un accord de paix sino-tibétain. Le Dalai Lama affirma à nouveau la complète indépendance du Tibet, sur le plan intérieur par une déclaration et sur le plan extérieur par des communications envoyées aux gouvernements étrangers et par un traité avec la Mongolie.<br />
Le Tibet au XXème siècle<br />
Le Statut du Tibet à la suite de l’expulsion des troupes mandchoues ne fait pas l’objet d’un sérieux différend. Quels que fussent les liens existant entre les Dalaï Lamas et les empereurs mandchous de la dynastie Qing, ceux-ci s’étaient rompus avec la chute de cet empire et de cette dynastie. Depuis 1911 jusqu’à 1950 le Tibet réussit à éviter toute ingérence étrangère indue et se conduisit sous tous les aspects comme un Etat tout à fait indépendant.<br />
Le Tibet maintint des relations diplomatiques avec le Népal, le Bhoutan, la Grande-Bretagne et, plus tard, avec l’Inde indépendante. Les relations avec la Chine demeurèrent tendues. Les Chinois entreprirent une guerre de frontière contre le Tibet, tout en l’invitant à se &#8220;joindre&#8221; à la République chinoise et en soutenant devant le reste du monde que le Tibet était déjà l’une des &#8220;provinces&#8221; de la Chine.<br />
Dans le but de réduire les tensions sino-tibétaines, les Britanniques convoquèrent une conférence à trois en 1913 à Simla, où les trois Etats se rencontrèrent en égaux. Comme le délégué britannique le rappela à sa contrepartie chinoise, le Tibet participait à cette conférence-là en tant que nation indépendante qui ne reconnaissait aucune obéissance envers la Chine. La conférence échoua car elle n’aboutit pas à la résolution du différend entre la Chine et le Tibet. EIle fut pourtant utile, parce que l’amitié anglo-tibétaine fut réaffirmée par la conclusion d’accords bilatéraux dans les domaines du commerce et des frontières. Par une Déclaration conjointe, la Grande-Bretagne et le Tibet s’engagèrent à ne pas organiser la suzeraineté chinoise, ni aucun autre droit spécial chinois au Tibet, à moins que la Chine ne signât le projet de Convention de Simla qui garantirait les plus grandes frontières du Tibet, son intégrité territoriale et sa pleine autonomie. La Chine ne signa jamais cette Convention, tout en laissant pleinement en vigueur les conditions établies dans la Déclaration conjointe.<br />
Le Tibet conduisit ses relations internationales en traitant avec les missions diplomatiques britannique, chinoise, népalaise et bhoutanaise de Lhassa, mais aussi au moyen de délégations gouvernementales en voyage à l’étranger. Lorsque l’Inde devint indépendante, la mission britannique de Lhassa fut remplacée par une mission indienne. Durant la seconde Guerre Mondiale, le Tibet demeura neutre, en dépit des fortes pressions exercées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine afin que le passage de matières premières par son territoire fût autorisé.<br />
Le Tibet n’entretint jamais de relations internationales étendues, mais les Pays avec lesquels il en eut, traitèrent le Tibet de la même façon que n’importe quel autre Etat souverain. Son statut international en effet n’était guère différent de celui par exemple du Népal ; ainsi, lorsque le Népal présenta sa demande d’adhésion aux Nations Unies en 1949, il mentionna ses traités et relations diplomatiques avec le Tibet afin de démontrer sa pleine personnalité juridique internationale.<br />
L’invasion du Tibet<br />
Le moment décisif dans l’histoire du Tibet eut lieu en 1949, lorsque l’Armée populaire de libération de la RPC pénétra pour la première fois au Tibet. Après avoir défait la petite armée tibétaine et avoir occupé la moitié du pays, le gouvernement chinois, en mai 1951, imposa au gouvernement tibétain le prétendu &#8220;Accord en 17 points pour la libération pacifique du Tibet&#8221;. Cet accord, signé sous contrainte, n’était pas valable sur la base du droit international. La présence de 40 000 soldats chinois au Tibet, ajoutée à la menace d’occupation immédiate de Lhassa et à la perspective du complet effacement de l’Etat tibétain ne laissaient guère de choix aux nationaux.<br />
Afin de contrer la montée d’une active résistance à l’occupation chinoise, notamment au Tibet oriental, la répression chinoise s’accentua, entraînant la destruction de bâtiments religieux et l’arrestation de moines et d’autres leaders de la communauté. En 1959, les soulèvements populaires culminèrent avec des démonstrations de masse à Lhassa. La Chine écrasa le soulèvement. Dans la seule région de Lhassa quelque 87 000 Tibétains furent tués et le Dalai Lama dut s’enfuir en Inde, où il réside maintenant avec le Gouvernement tibétain en exil.<br />
En 1963, le Dalai-Lama promulgua une Constitution pour un Tibet démocratique, qui a été appliquée avec succès, dans la mesure du possible, par le gouvernement tibétain en exil.<br />
Au Tibet, entre-temps, la persécution religieuse, les graves violations des Droits de l’Homme, la destruction systématique des bâtiments religieux et historiques par les autorités occupantes n’ont pas réussi à détruire la volonté du peuple tibétain de résister à la destruction de son identité nationale. A la suite de l’occupation chinoise, 1 200 000 Tibétains (c’est-à-dire plus d’un sixième de la population totale) ont perdu la vie. Mais la nouvelle génération tibétaine semble autant déterminée que la génération précédente pour reconquérir l’indépendance du pays.<br />
Conclusions<br />
Au cours de ses 2 000 ans d’histoire, le Tibet n’a subi d’influences étrangères que pendant de brèves périodes : au XIIIème et au XVIIIème siècles. Peu de pays parmi ceux qui aujourd’hui sont indépendants peuvent vanter une primauté aussi importante. Comme l’a observé à plusieurs reprises l’ambassadeur irlandais auprès des Nations-unies au cours de débats à l’Assemblée Générale sur la question tibétaine : &#8220;Pendant des milliers d’années&#8230; le Tibet fut libre et eut le contrôle total de ses affaires comme n’importe quelle autre nation de notre Assemblée ici, et fut un millier de fois plus libre de mener a bien ses affaires que la plupart des Nations qui se trouvent ici aujourd’hui&#8221;.<br />
Plusieurs autres pays firent, au cours des débats aux Nations-unies, des déclarations reflétant une reconnaissance analogue du Statut indépendant du Tibet. Ainsi, par exemple, le délégué des Philippines déclara : &#8220;II est clair qu’à la veille de l’invasion de 1950 le Tibet n’était soumis au contrôle d’aucun pays étranger&#8221;. Le délégué thaïlandais rappela à l’Assemblée que &#8220;la majorité des Etats réfute le fait que le Tibet fasse partie de la Chine&#8221;. Les Etats-Unis se joignirent à la condamnation de &#8220;l’agression&#8221; et de &#8220;l’invasion&#8221; chinoise du Tibet prononcée par la plupart des autres membres des Nations-unies. En 1959, 1961 et encore en 1965, l’Assemblée Générale des Nations Unies approuva les résolutions 1351 (XIV), 1723 (XVI) et 2079 (XX) condamnant les violations des Droits de l’Homme commises par les Chinois au Tibet et rappelant la Chine au respect et à la promotion des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales du peuple tibétain, y compris son droit à l’autodétermination.<br />
D’un point de vue juridique, le Tibet n’a jamais perdu son statut. Il s’agit d’un pays indépendant soumis à une occupation illégale. Ni l’invasion militaire chinoise ni l’occupation continue par l’Armée populaire de libération n’ont transféré à la Chine la souveraineté du Tibet. Le gouvernement chinois n’a jamais revendiqué avoir acquis la souveraineté sur le Tibet par la conquête. En fait, la Chine reconnaît que l’emploi ou la menace de la force (au-delà des circonstances exceptionnelles prévues par la Charte des Nations-unies), le fait d’imposer un traité inéquitable ou l’occupation continue d’un pays ne peuvent jamais conférer à l’envahisseur un droit fondé sur le territoire. Ses revendications sont basées sur une prétendue soumission du Tibet à quelques gouvernants étrangers aux treizième et dix-huitième siècles.<br />
Comment la Chine peut-elle, étant un des Etats les plus ardents opposants à l’impérialisme et au colonialisme, défendre sur la scène diplomatique sa présence continue au Tibet contre la volonté du peuple tibétain, en se justifiant avec les politiques coloniales, impérialistes mongoles et mandchoues ? Doit-on y voir un caprice prolongé d’une grande puissance ?</p>
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		<title>Tibet, le troisième pôle</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 12:22:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
		<category><![CDATA[Multimédia]]></category>

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		<description><![CDATA[Le plateau tibétain est une île dans le ciel, dont l’altitude moyenne oscille entre 4.000 et 5.000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Véritable baromètre et château d’eau de l’Asie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"><a rel="lytebox" href="http://savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/plateau-tibet.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2" title="plateau-tibet" src="http://savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/plateau-tibet.jpg" alt="plateau-tibet" width="560" height="420" /></a></span></h3>
<p>Le plateau tibétain est une île dans le ciel, dont l’altitude moyenne oscille entre 4.000 et 5.000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Véritable baromètre et château d’eau de l’Asie, les principaux fleuves asiatiques y prennent leur source et le plateau tibétain joue un rôle important dans le cycle de la mousson. Avec ses 46.000 glaciers, le Tibet constitue le troisième pôle mondial d’alimentation en eau douce, après l’Arctique et l’Antarctique. Malheureusement, la situation environnementale au Tibet est alarmante. Selon les météorologistes chinois, les températures du plateau tibétain augmentent deux fois plus vite que celles du reste du globe. Malgré le manque d’études et de données scientifiques disponibles, il s’avère qu’un grand nombre de glaciers est en phase de réduction, ce qui a entraîné à ce jour la création d’une trentaine de lacs. La désertification progresse : elle gagne chaque année du terrain à concurrence de 2.300 km2. Ce réchauffement climatique a un impact énorme sur le permafrost qui stocke à lui seul 12,3 millions de tonnes de CO2. A la veille du Sommet de Copenhague et du nouveau traité international ambitieux qui, nous l’espérons, conclura cette réunion des chefs d’Etat du monde, il faut rappeler que l’avenir du plateau tibétain, troisième pôle, est un enjeu majeur pour l’Asie et pour le monde entier. Ce n’est</p>
<p>pas un dossier exclusivement chinois ou tibétain, c’est un dossier qui concerne de manière significative autant les pays frontaliers que la communauté internationale.</p>
<p>Pour les scientifiques, les politiques de gestion et d’exploitation des terres au Tibet contribuent à l’accélération du réchauffement climatique et de la destruction de l’environnement. Ce sont là certains des messages que la délégation tibétaine tentera de faire passer au Sommet de Copenhague. Les principaux aspects de ces politiques sont :</p>
<p>–les extractions minières et gazières à grande échelle, accompagnées de l’utilisation de produits chimiques qui contaminent les sols et l’eau. A titre d’exemple, pour obtenir une tonne de cuivre, les concessionnaires doivent extraire et creuser dans la roche et le sol 2.000 tonnes de minerais ;</p>
<p>–les inquiétants déplacements et sédentarisations des nomades tibétains, afin notamment de faciliter la construction de grandes infrastructures. Les autorités chinoises ont l’intention d’étendre l’actuel réseau ferroviaire de 2.000 km de plus de 1.300 km d’ici 2012 ;</p>
<p>–la déforestation ;</p>
<p>–la migration massive de Chinois Hans vers les villes tibétaines qui n’est pas sans conséquence sur le fragile environnement et sur la marginalisation des Tibétains.</p>
<p>Ces constats alarmants rendent légitime la demande du peuple tibétain de pouvoir gérer lui-même un environnement qu’il connaît parfaitement notamment au travers de pratiques traditionnelles de préservation environnementale. Ils rendent tout aussi légitime le souhait d’implication des populations locales, et en particulier celle des nomades, dans les prises de décisions relatives à l’utilisation des ressources naturelles du Tibet telles que les minerais, l’eau, les forêts, les montagnes et les prairies. Légitimes sont aussi le souhait et la demande du respect par les autorités chinoises de la propriété des terres tibétaines. Les préoccupations et la demande environnementales font partie intégrante du souhait d’autonomie réelle du peuple tibétain. Au-delà du processus de dialogue et de négociation nécessaire entre les autorités chinoises et les représentants tibétains – qui malheureusement n’avance guère par manque de volonté réelle d’ouverture du gouvernement chinois – les gouvernements du monde doivent, au Sommet de Copenhague, et après celui-ci, explorer tous les mécanismes multinationaux pour œuvrer au Tibet et rencontrer les enjeux des changements climatiques. La demande du peuple tibétain est simple : il souhaite préserver son environnement et participer en tant qu’acteur principal à la gestion des ressources naturelles du Tibet. Cela passe nécessairement par</p>
<p>l’identification du Tibet comme troisième pôle, essentiel pour l’avenir de la planète, en lui conférant un statut environnemental spécial et en y associant étroitement et par une participation directe aux prises de décisions le peuple tibétain. Cela passe aussi par une convention internationale sur la gestion de l’Himalaya d’où partent des fleuves aussi emblématiques que le Gange, le Brahmapoutre, le Mékong ou le fleuve Jaune.</p>
<p>Les 18 et 19 novembre 2009, les signataires de la présente carte blanche ont participé à la 5e conférence parlementaire mondiale pour le Tibet à Rome en présence du dalaï-lama qui, au-delà du fait d’être un chef spirituel, est avant tout la personne qui incarne l’espérance des Tibétains et de toutes celles et tous ceux qui militent pour le respect des droits de l’homme au Tibet. Les parlementaires issus de trente pays du monde, qui se sont réunis à cette occasion, n’ont pas participé à un meeting antichinois ! Nous avons apporté notre soutien à la demande légitime du peuple tibétain visant à une autonomie réelle du Tibet, dans le respect de l’intégrité territoriale de la Chine comme énoncé dans le mémorandum sur l’autonomie du gouvernement tibétain en exil en Inde. C’est un rassemblement pour la paix et la liberté des peuples qui a eu lieu. Nous avons tenu à apporter notre soutien au peuple tibétain qui, face à la force, aux armes et à l’intimidation, préfère tendre les deux mains. Une main, depuis 1959, est tendue vers les autorités chinoises, en guise de témoignage de leur volonté de dialoguer. Une main gauche est tournée vers l’extérieur : vers le monde libre, comme un appel non-violent à la solidarité.</p>
<h3 style="font-size: 1.17em;"><span style="font-weight: 800;"><a href="http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-12-08/tibet-le-troisieme-pole-742340.shtml">http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-12-08/tibet-le-troisieme-pole-742340.shtml</a></span></h3>
<p>Richard Gere Comédien, président de l’International Campaign for Tibet</p>
<p>Juliette Boulet Députée fédérale Ecolo</p>
<p>Georges Dallemagne Député fédéral CDH</p>
<p>Xavier Baeselen Député fédéral MR</p>
<p>mardi 08 décembre 2009</p>
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		<title>Perspective historique et culturelle du Tibet</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 14:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
		<category><![CDATA[Perspective historique]]></category>

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		<description><![CDATA[La politique chinoise au Tibet, depuis l'arrivée des premières colonnes armées en 1950, a été vécue comme un véritable cataclysme par le peuple tibétain...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par<strong> Katia Buffetrille<span style="font-weight: normal;">, Ethnologue, tibétologue, Ecole pratique des Hautes-Études</span></strong><br />
<strong>Source :</strong> 31 mars 2008 &#8211; Audition sur le Tibet &#8211; Comité des Affaires étrangères du parlement européen – Mise à jour de la situation actuelle après l’interruption des négociations avec la Chine &#8211; Intervention de Katia Buffetrille des École pratique des Hautes Études.</p>
<p><strong><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/01/perspective.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-423" style="margin-top: 4px; margin-bottom: 4px; margin-left: 6px; margin-right: 6px;" title="perspective" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/01/perspective-212x300.jpg" alt="perspective" width="191" height="270" /></a></strong></p>
<p><strong>La politique chinoise au Tibet, depuis l&#8217;arrivée des premières colonnes armées en 1950, a été vécue comme un véritable cataclysme par le peuple tibétain. Le contexte historique et culturel en explique les raisons.</strong></p>
<p>Dès le 7e siècle, les Tibétains ont constitué un empire unifié vaste et puissant dont la Chine redoutait les incursions. Elle le ménageait grâce à une politique de cadeaux et d&#8217;alliances matrimoniales, comme elle le faisait avec ses autres puissants voisins dits «barbares», les Turcs et les Ouïgours. Les Tibétains rivalisaient avec la Chine des Tang en Asie centrale, et en 763, la capitale chinoise (actuelle Xian) est conquise. Cette période glorieuse est marquée par l&#8217;introduction du bouddhisme adopté comme religion d&#8217;État au VIIIe siècle et par un grand essor culturel et intellectuel qui forgent l&#8217;identité culturelle et linguistique des Tibétains.<br />
La désintégration de l’empire au IXe siècle marque un retour au morcellement féodal. Mais la Chine d’après les Tang est aussi divisée avec des dynasties étrangères au nord, et des dynasties chinoises, Han, au sud. Au XIIIe siècle, les Mongols de Gengis Khan finiront par la réunifier à leur profit.<br />
Avec les empereurs mongols de la dynastie des Yuan (1277-1367), notamment Kubilai Khan, une relation politico-religieuse particulière s&#8217;instaure entre les empereurs régnant à Pékin et des hiérarques tibétains. Dans cette relation, le maître spirituel tibétain donne enseignements et initiations, alors que le monarque, son disciple et bienfaiteur, lui offre patronage matériel et aide militaire contre ses rivaux. Cette relation devient pour les Tibétains le modèle idéal de relation avec les souverains étrangers puissants. Elle leur permet, même sous loi mongole, de continuer à s&#8217;administrer.</p>
<p>La dynastie chinoise des Ming (1368-1644) qui, au XIVe siècle, succède aux Yuan mongols n&#8217;a pas de politique hégémonique en Asie centrale. Les princes mongols sont encore puissants dans cette région, et c’est avec eux que les Tibétains réactivent cette relation politico-religieuse : ce sont des Mongols qui donnent l’appellation de « dalaï-lama » à l’un des chefs religieux tibétains (1578), puis qui offrent au 5e dalaï-lama le pouvoir spirituel et temporel sur le Tibet (1642).<br />
Au XVIIe siècle (1644) la dynastie mandchoue des Qing conquiert la Chine. Les Mandchous, fortement bouddhistes, ont cependant une politique très expansionniste : ils doublent le territoire conquis aux Ming, soit par la conquête, soit en établissant des liens personnels avec les souverains voisins (princes mongols et dalaï-lama). Dans ce que l’on a appelé un protectorat mandchou au Tibet, les Mandchous prennent pour modèle la relation politico-religieuse instaurée par les Mongols avec les Tibétains. Bien qu’ambiguë, cette relation n&#8217;a jamais été fondée sur la subordination. Le contrôle mandchou est limité. Ainsi, quand en 1720, les troupes impériales pénètrent pour la première fois au Tibet Central, une garnison et deux représentants du pouvoir mandchou sont installés à Lhasa. Ils ne feront que superviser une organisation sociale et politique tibétaine et les dirigeants effectifs du pays restent, dans une très large mesure, tibétains. CARTE Deux zones tibétaines, l&#8217;Amdo au nord-est et le Kham à l&#8217;est commençent, elles, à être intégrées sous des modalités diverses dans les provinces de la Chine mandchoue.<br />
En 1911, la dynastie mandchoue tombe et en 1912, les nationalistes chinois instaurent une république. Même si les Chinois jugent légitime d’être libérés des Mandchous, sinisés sans doute mais toujours ressentis comme « étrangers », ils ne reconnaissent pas ce droit aux autres populations et revendiquent, entre autres, le contrôle sur le Tibet. Mais en 1912, le 13e dalaï-lama fait expulser les quelques 3000 Chinois établis à Lhasa et en 1913, il proclame l’indépendance du Tibet. Peu au fait des usages diplomatiques, il néglige, cependant, de la faire reconnaître par les grandes puissances.<br />
Jusqu’à cette époque, la vie sociale, religieuse et culturelle des Tibétains n&#8217;avait guère été affectée par les vicissitudes politiques des siècles précédents. Si les identités locales étaient fortes, le bouddhisme, une culture bien spécifique et une langue savante écrite commune donnaient à la population de l’immense plateau tibétain le sentiment d’appartenir à un même ensemble partageant un grand nombre de traits identitaires. La société tibétaine était très hiérarchisée, confinée dans son mode de vie traditionnel, inégalitaire et une grande partie de la population vivait d’une production de subsistance. Seuls l’État, le clergé et les nobles pouvaient être propriétaires. Les paysans, la grande majorité de la population, étaient héréditairement liés à la terre et assujettis à des taxes et corvées qui frappaient non l’individu mais la maisonnée. Elles n’excluaient donc nullement les déplacements d’une partie des membres de la maisonnée. Par ailleurs, un système légal existait auquel les paysans pouvaient faire appel. La vie était difficile mais à l’égale de celle de nombreuses sociétés traditionnelles. Il convient de noter qu’en dehors de catastrophes naturelles, le Tibet n’a connu ni famine, ni soulèvement populaire notable.<br />
Il est indéniable que le bouddhisme a façonné la civilisation tibétaine et pénétré la plupart des activités de la vie quotidienne. Les religieux avaient pour fonction de réguler les relations entre les humains et le monde des esprits grâce aux pratiques et rituels. En contrepartie, les laïcs assuraient leurs besoins matériels. Une foi profonde habite tout Tibétain et la vénération que tous ont toujours démontrée envers le dalaï-lama, considéré comme l’émanation d’Avalokiteshvara, la divinité protectrice du Tibet, fait partie intégrante du bouddhisme tibétain. Son palais, le Potala, et les grands monastères de Lhasa, étaient des lieux de pèlerinage : plus qu’une ville, Lhasa était un lieu saint.<br />
Ce fut donc un choc terrible pour les Tibétains d’apprendre le 1er janvier 1950 que l’Armée populaire chinoise de libération avait pour mission « de libérer le Tibet de l’impérialisme anglais et américain. » L’armée tibétaine ne put s’opposer longtemps aux troupes chinoises. L’intégration forcée du Tibet à la Chine qualifiée par les Chinois de « libération pacifique » fut formalisée par l’Accord en 17 points signé en 1951 qui mettait en évidence le statut indépendant du Tibet d’alors. Cet accord – qui ne concernait pas les zones tibétaines de l’est et du nord-est, Kham et Amdo, déjà intégrées dans des provinces chinoises &#8211; s’engageait « à ne pas modifier les systèmes politiques en vigueur au Tibet, le statut, les fonctions et les pouvoirs du dalaï-lama » (article 4) et à respecter  « les convictions religieuses, les coutumes, les usages du peuple tibétain ainsi que les monastères des lamas » (article 7).<br />
Mais en 1955, les réformes, responsables d’un nombre considérable de morts dans toute la Chine, entraînent des soulèvements de population dans le Kham et l’Amdo. Une partie de la population fuit vers Lhasa où la tension grandit entre Tibétains et Chinois. En 1959, la population de Lhasa se soulève. La répression est terrible. Le dalaï-lama prend le chemin de l’exil en Inde.<br />
Depuis, les autorités chinoises, sous prétexte d’éradiquer les structures féodales de Tibet, s’attaquent à sa culture et sa religion. L’année 1965 voit la création de la Région Autonome du Tibet (RAT) constituée du Tibet central et du Kham occidental. À partir de 1966, le Tibet, comme la Chine, est balayé par la Révolution Culturelle avec les ravages que l&#8217;on sait.<br />
Si les années 1980 marquent une certaine libéralisation (religieuse, économique) au Tibet, le projet civilisateur chinois est toujours présent. Il s’agit désormais de moderniser le Tibet, de lui apporter un progrès dont la Chine serait détentrice. La sinisation et l’assimilation se sont donc poursuivies activement et ont conduit aujourd’hui à une importante marginalisation des Tibétains dans leur propre pays :<br />
Ainsi, les personnalités politiques tibétaines occupent des positions essentiellement honorifiques ; les postes décisionnels sont occupés par des Han qui mettent en œuvre la politique des autorités centrales. La migration han, accélérée par la construction du train, a transformé les villes tibétaines en villes chinoises. Le chinois remplace le tibétain comme langue administrative, économique et d’éducation. Une partie des coutumes sont réduites au statut de folklore quand elles ne sont pas sinisées. Le tourisme, en pleine expansion, participe à cette dénaturation. Lhasa est menacé d’un nouveau plan de modernisation alors que bars, commerces et boîtes de nuit y pullulent déjà.<br />
Économiquement, la croissance est réelle mais profite aux citadins majoritairement chinois dont les revenus sont 4 fois supérieurs à ceux des ruraux. Or, 85% des Tibétains sont des ruraux. D’un côté, le mode de vie traditionnel des pasteurs nomades et des agriculteurs est menacé sous prétexte de protection de l’environnement, de modernisation et d’ « embellissement » ; de l’autre, ils trouvent difficilement leur place dans la nouvelle économie sinisée où ils ne peuvent rivaliser avec la main-d’œuvre chinoise.<br />
Enfin, le bouddhisme, si étroitement associée à l’identité ethnique et à la personne du dalaï-lama, a toujours été fortement contrôlé, surtout depuis 1995. Mais il est l’objet d’une répression des plus sévères sur l’ensemble du Plateau tibétain depuis les événements du printemps 2008.</p>
<p>En conclusion, je dirais que ni la supposée arriération de la société tibétaine traditionnelle, ni l’histoire ne justifie la politique menée par les autorités chinoises au Tibet. En cherchant des sources historiques pour montrer que le Tibet fait partie intégrante de la Chine depuis des temps très lointains, les autorités chinoises veulent faire croire au monde que le problème tibétain est un problème  intérieur à la Chine. Il n’en est rien.<br />
Nous sommes confrontés au problème des Droits de l’Homme et à celui du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cette situation coloniale explique parfaitement la frustration et le désespoir des Tibétains de l’ensemble du Plateau tibétain qui ne veulent pas disparaître, totalement assimilés.</p>
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		<title>Mémorandum sur une autonomie réelle pour le peuple tibétain</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 10:58:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
		<category><![CDATA[Mémorandum sur l’autonomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis la reprise des contacts directs avec le Gouvernement central de la République populaire de Chine (RPC) en 2002...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong><br />
<em><span style="font-weight: normal;"> </span></em></strong><em>Administration centrale tibétaine &#8211; Novembre 2008 &#8211; (traduit de l’anglais)</em></h3>
<p><em><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/01/memo.jpg"><img class="size-full wp-image-470 alignleft" style="margin-top: 4px; margin-bottom: 4px; margin-left: 6px; margin-right: 6px;" title="memo" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/01/memo.jpg" alt="memo" width="194" height="170" /></a><strong>I &#8211; INTRODUCTION</strong></em></p>
<p>Depuis la reprise des contacts directs avec le Gouvernement central de la République populaire de Chine (RPC) en 2002, des discussions approfondies ont eu lieu entre les émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama et les représentants du Gouvernement central. Lors de ces discussions, nous avons mis en avant clairement les aspirations des Tibétains. Le cœur de l’approche de la Voie médiane est l’obtention d’une véritable autonomie pour le peuple tibétain dans le cadre de la Constitution de la RPC. Ceci relève de la recherche d’un bénéfice mutuel et s’appuie sur l’intérêt à long terme des peuples tibétain et chinois. Nous restons fermement engagés à ne pas réclamer la séparation ou l’indépendance. Nous voulons trouver une solution au problème tibétain à travers une véritable autonomie, ce qui est compatible avec le principe d’autonomie prévu par la Constitution de la RPC. La protection et le développement de l’identité tibétaine, unique par bien des aspects, sert à la fois l’intérêt de l’humanité en général et celui des peuples tibétains et chinois en particulier.</p>
<p>Lors du 7<sup>ème</sup> cycle de discussions à Pékin les 1<sup>er</sup> et 2 juillet 2008, le Vice-président de la Conférence consultative politique du peuple chinois et le Ministre du Département central du Travail du Front uni, M. Du Qinglin, a explicitement appelé Sa Sainteté à formuler des suggestions pour la stabilité et le développement du Tibet. Le Vice-ministre exécutif, M. Zhu Weiqun, a dit en outre qu’ils aimeraient entendre nos points de vue sur le degré ou la forme de l’autonomie que nous recherchons ainsi que sur tous les aspects de l’autonomie régionale dans le cadre de la Constitution de la RPC.</p>
<p>Par conséquent, ce mémorandum expose notre position sur une autonomie réelle, et comment les besoins spécifiques de la nationalité tibétaine, en matière d’autonomie et de prise en charge par elle-même, peuvent être satisfaits par l’application des principes de l’autonomie tels qu’ils ressortent de notre compréhension de la Constitution de la RPC . Sur cette base, Sa Sainteté le Dalaï Lama est convaincu que les aspirations de la nationalité tibétaine peuvent être satisfaits à travers une véritable autonomie à l’intérieur de la RPC.</p>
<p>La RPC est un état composé de plusieurs nationalités et, comme dans d’autres régions du monde, elle cherche à résoudre la question de la nationalité à travers l’autonomie et l’auto-gouvernement des nationalités minoritaires. La Constitution de la RPC renferme les principes fondamentaux concernant l’autonomie et le gouvernement des nationalités minoritaires par elles-mêmes, dont les objectifs sont compatibles avec les besoins et les aspirations des Tibétains. L’autonomie nationale régionale vise à s’opposer à la fois à l’oppression et à la séparation des nationalités en rejetant à la fois le chauvinisme Han et le nationalisme local. Elle est censée assurer la protection de la culture et de l’identité des nationalités minoritaires en leur donnant le pouvoir de devenir maîtres de leurs propres affaires.</p>
<p>Dans une très large mesure, les besoins des Tibétains peuvent être satisfaits dans le cadre des principes constitutionnels concernant l’autonomie tels que nous les comprenons. Sur plusieurs points, la Constitution accorde des pouvoirs discrétionnaires importants aux organes de l’Etat dans la prise de décision et la gestion du système d’autonomie. Ces pouvoirs discrétionnaires peuvent être exercés pour faciliter une véritable autonomie des Tibétains de manière à répondre à la singularité de leur situation. En mettant en œuvre ces principes, il pourrait être nécessaire par conséquent de modifier ou de reconsidérer la législation concernant l’autonomie afin de répondre aux besoins et caractéristiques spécifiques de la nationalité tibétaine. Avec de la bonne volonté des deux côtés, les problèmes qui perdurent peuvent être résolus dans le cadre des principes constitutionnels concernant l’autonomie. De cette manière, l’unité et la stabilité nationale et les relations harmonieuses entre les Tibétains et les autres nationalités seront établies.</p>
<p><strong>II &#8211; LE RESPECT DE L’INTEGRITE DE LA NATIONALITE TIBETAINE</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Tous les Tibétains appartiennent à une seule nationalité minoritaire quel que soit le découpage administratif actuel. L’intégrité de la nationalité tibétaine doit être respectée. C’est l’esprit, l’intention et le principe qui sous-tendent le concept constitutionnel d’autonomie régionale nationale autant que celui d’égalité des nationalités.</p>
<p>Il n’est pas contesté que les Tibétains partagent la même langue, la même culture, la même tradition spirituelle, des valeurs et des coutumes communes, qu’ils appartiennent au même groupe ethnique et qu’ils ont un fort sentiment d’identité. Les Tibétains partagent une histoire commune et, malgré les périodes de division politique ou administrative, ils sont restés toujours unis par leur religion, leur culture, leur langue, leur mode de vie et la géographie unique des hauts plateaux.</p>
<p>La population tibétaine se répartit sur une région géographiquement continue du le plateau tibétain, qu’ils habitent depuis des milliers d’années et dont ils sont les indigènes. En ce qui concerne les principes constitutionnels de l’autonomie régionale nationale, les Tibétains de la RPC vivent en réalité comme une seule nationalité sur toute l’étendue du plateau tibétain.</p>
<p>Sur la base des raisons ci-dessus, la RPC a reconnu la nationalité tibétaine comme une des 55 nationalités minoritaires.</p>
<p><strong>III &#8211; LES ASPIRATIONS TIBETAINES</strong></p>
<p>Les Tibétains ont une histoire, une culture et une spiritualité riches et spécifiques qui constituent un élément de grande valeur du patrimoine de l’humanité. Non seulement les Tibétains souhaitent préserver leur propre patrimoine, qu’ils chérissent, mais ils souhaitent également développer plus avant leur culture, leur vie spirituelle et leur connaissance dans des voies qui sont particulièrement adaptées aux besoins et aux conditions de l’humanité au 21<sup>ème</sup> siècle.</p>
<p>En tant que composante de l’état multi-national de la RPC, les Tibétains peuvent grandement profiter des développements scientifiques et économiques rapides que vit le pays. Tout en voulant participer activement et contribuer à ce développement, nous souhaitons nous assurer que cela se fasse sans que le peuple tibétain perde son identité, sa culture et ses valeurs communes, et sans mettre en danger l’environnement fragile et spécifique du plateau tibétain, auquel sont intimement liés les Tibétains.</p>
<p>La singularité de la situation tibétaine a toujours été reconnue dans le RPC et a été reflétée à travers <em>l’Accord en 17 points</em> et les déclarations et politiques mises en œuvre par les dirigeants successifs de la RPC depuis lors.  Elle devrait rester la base pour définir la portée et la structure de l’autonomie spécifique qui doit être exercée par la nationalité tibétaine à l’intérieur de la RPC. La Constitution renvoie à un principe fondamental de souplesse afin de s’adapter aux situations particulières, y compris en ce qui concerne les besoins et caractéristiques spécifiques des nationalités minoritaires.</p>
<p>L’engagement de Sa Sainteté à rechercher une solution pour le peuple tibétain à l’intérieur de la RPC est clair et sans ambiguïté. Cette position est en conformité et en cohérence avec la déclaration du grand dirigeant Deng Xiaoping dans laquelle il a insisté sur le fait qu’à part la question de l’indépendance tout pouvait être résolu à travers le dialogue. Nous nous sommes donc engagés à respecter pleinement l’intégrité territoriale de la RPC, en contrepartie de quoi nous attendons du Gouvernement central qu’il reconnaisse et qu’il respecte pleinement l’intégrité de la nationalité tibétaine ainsi que son droit d’exercer une véritable autonomie au sein de la RPC. Nous sommes convaincus que ceci est la base pour la résolution de nos différends permettant ainsi de promouvoir l’unité, la stabilité et l’harmonie entre les nationalités.</p>
<p>Pour que les Tibétains avancent en tant que nationalité distincte à l’intérieur de la RPC, ils ont besoin de continuer à progresser et à se développer sur le plan économique, social et politique sur des modes qui correspondent au développement de la RPC et du monde entier, tout en respectant et en encourageant les caractéristiques tibétaines d’un tel développement. Pour que cela se réalise, il est essentiel que le droit des Tibétains de se gouverner soit reconnu et mis en œuvre dans la région où ils vivent en communautés compactes dans la RPC, conformément aux besoins, priorités et caractéristiques de la nationalité tibétaine.</p>
<p>La culture et l’identité du peuple tibétain ne peuvent être préservées et mises en valeur que par les Tibétains eux-mêmes et par personne d’autre. Partant de là, les Tibétains devraient être capables d’entraide, d’auto-développement et d’auto-gestion.  Un équilibre optimal doit être trouvé entre ceci et l’assistance éclairée  du Gouvernement central et des autres provinces et régions de la RPC, qui sont nécessaires et bienvenues.<em> </em></p>
<p><strong>IV &#8211; LES BESOINS DE BASE DES TIBETAINS </strong></p>
<p><strong>Les domaines d’auto-gestion</strong></p>
<p><strong>1)        La langue</strong></p>
<p>La langue est l’attribut le plus important de l’identité du peuple tibétain. Le tibétain est le premier moyen de communication, la langue dans laquelle sa littérature, ses textes spirituels et ses travaux historiques et scientifiques sont écrits. La langue tibétaine est non seulement au même niveau que le sanscrit en terme grammatical, mais aussi elle permet une traduction du sanscrit parfaitement et précise. Partant de là, la langue tibétaine  a vu naître une littérature que de nombreux chercheurs s’accordent à considérer comme l’une des plus riches au monde<em>. </em>La Constitution de la RPC, en son article 4, garantit la liberté de toutes les nationalités d’utiliser et de développer leurs propres langues écrites et parlées.</p>
<p>En vue de permettre aux Tibétains d’utiliser et de développer leur propre langue, le tibétain doit être respecté en tant que principale langue écrite et parlée. De manière similaire, la langue principale des régions autonomes du Tibet doit être le tibétain.</p>
<p>Ce principe est largement reconnu par l’article 121 de la Constitution qui dispose que « les organes d’auto-gestion des régions nationales autonomes emploient la langue écrite ou parlée ou communément en usage localement ». L’article 10 de la Loi sur l’Autonomie Nationale Régionale (LANR) indique que ces organes devraient garantir la liberté des nationalités dans ces régions d’utiliser et de développer leurs propres langues écrites et orales…</p>
<p>En cohérence avec le principe de reconnaissance du tibétain comme langue principale dans les régions tibétaines, la LANR (article 36) permet également aux autorités gouvernementales autonomes de décider quelles langues doivent être utilisée pour l’enseignement et les procédures d’inscription. Cela implique la reconnaissance du principe selon lequel le principal vecteur d’éducation doit être le tibétain.</p>
<p><strong>2)        La culture</strong></p>
<p>Le but du concept d’autonomie régionale nationale est principalement la préservation de la culture des nationalités minoritaires. Par conséquent, la Constitution de la RPC contient des références à la préservation culturelle dans ses articles 22, 47 et 119 ainsi que dans l’article 38 de la LANR. Pour les Tibétains, la culture tibétaine est étroitement liée à leur religion, leur tradition, leur langue et leur identité, qui sont confrontées à des menaces à différents niveaux. Puisque les Tibétains vivent dans l’état multi-national de la RPC, ce patrimoine culturel tibétain spécifique doit être protégé à travers des dispositions constitutionnelles appropriées.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>3)        La religion</strong></p>
<p>La religion est fondamentale pour les Tibétains et le bouddhisme est étroitement lié à leur identité. Nous reconnaissons l’importance de la séparation entre l’Eglise et l’Etat mais celle-ci ne devrait pas remettre en cause la liberté et la pratique religieuse des croyants. Pour les Tibétains, il est impossible de concevoir la liberté personnelle ou collective sans la liberté de pensée, de conscience et de religion. La Constitution reconnaît l’importance de la religion et protège le droit de la pratiquer. L’article 36 garantit pour tous les citoyens le droit à la liberté de croyance religieuse. Nul ne peut contraindre autrui à croire ou à ne pas croire en une religion quelconque. La discrimination sur la base de la religion est interdite.</p>
<p>Une interprétation de ce principe constitutionnel à la lumière des standards internationaux couvrirait également la liberté dans la façon de pratiquer une religion. Cette liberté couvre le droit des monastères d’être organisés et gérés selon la tradition monastique bouddhiste, de prodiguer  des enseignements et d’intégrer un nombre libre de moines et de nonnes quel que soit leur âge, conformément à ces règles. La pratique normale de l’organisation des enseignements publics et la possibilité de grands rassemblements sont aussi couvertes par cette liberté. L’état ne doit pas interférer dans les pratiques et traditions religieuses, tel le rapport maître–disciple, la gestion des institutions monastiques et la reconnaissance des réincarnations.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>4)        L’enseignement </strong></p>
<p>Le désir des Tibétains de développer et d’administrer leur propre système éducatif en coopération et en coordination avec le Ministère de l’Education du Gouvernement central est soutenu par les principes énumérés dans la Constitution en matière d’enseignement. Il en est de même pour l’aspiration à s’engager et à contribuer au développement de la science et de la technologie. Dans le développement scientifique international, nous notons la reconnaissance croissante de la contribution bouddhiste à la science moderne dans les domaines de la psychologie, de la métaphysique, de la cosmologie et du fonctionnement de l’esprit humain.</p>
<p>Alors qu’aux termes de l’article 19 de la Constitution, l’Etat prend la responsabilité globale d’assurer l’enseignement aux citoyens, l’article 119 reconnaît le principe selon lequel « les organes d’auto-gestion des régions autonomes nationales administrent en toute indépendance les affaires (…) éducatives dans leurs régions respectives ». Ce principe est également repris dans l’article 36 de la LANR.</p>
<p>Puisque le degré d’autonomie dans la prise de décisions est flou, le point à souligner est que les Tibétains doivent avoir une véritable autonomie en ce qui concerne leur éducation, et ceci étant soutenu par les principes constitutionnels concernant l’autonomie.</p>
<p>En ce qui concerne l’aspiration à participer et contribuer au développement de la connaissance scientifique et de la technologie, la Constitution (article 119) et la LANR (article 39) reconnaissent clairement le droit des régions autonomes à développer la connaissance scientifique et la technologie.</p>
<p><strong>5)        La protection de l’environnement</strong></p>
<p>C’est au Tibet que se trouvent les sources des grands fleuves d’Asie. S’y trouvent également les montagnes les plus élevées du monde ainsi que le plus haut et le plus vaste plateau, riche en ressources minérales, forêts anciennes et de nombreuses vallées profondes préservées de toute perturbation humaine.</p>
<p>Cette pratique de la protection environnementale fut enrichie par le respect traditionnel du peuple tibétain pour toutes les formes de vie, qui interdit de nuire aux êtres, que ce soient les humains ou des animaux. Autrefois, le Tibet était une région reculée et sauvage, intacte dans un environnement naturel unique.</p>
<p>Aujourd’hui, l’environnement traditionnel du Tibet souffre de dégâts irréparables dont les effets sont particulièrement notables dans les prairies, les terres agricoles, les forêts, les ressources en eau et la faune.</p>
<p>Etant donné ceci et, conformément aux articles 45 et 66 de la LANR, le peuple tibétain devrait se voir confier le droit de gérer l’environnement, ce qui lui permettrait de poursuivre ses pratiques traditionnelles de préservation.</p>
<p><strong>6)       L’utilisation des ressources naturelles</strong></p>
<p>En ce qui concerne la protection et la gestion de l’environnement naturel et l’utilisation des ressources naturelles, la Constitution et la LANR ne reconnaissent qu’un rôle limité aux organes d’auto-gestion des régions autonomes (voir la LANR articles 27, 28, 45, 66 ainsi que l’article 118 de la Constitution, ce dernier garantissant que l’Etat « doit porter une attention particulière aux intérêts des régions autonomes nationales »). La LANR reconnaît l’importance pour les régions autonomes de protéger et développer les forêts et les prairies (article 27) et de « donner la priorité à l’exploitation raisonnée et l’utilisation des ressources naturelles que les autorités locales ont le droit de développer », mais uniquement dans les limites des plans nationaux et des règles juridiques. En réalité, le rôle central de l’Etat dans ces questions est reflété dans la Constitution (article 9).</p>
<p>Les principes d’autonomie énoncés dans la Constitution ne peuvent pas, de notre point de vue, vraiment mener les Tibétains à devenir maîtres de leur propre destin s’ils ne sont pas suffisamment impliqués dans la prise de décisions quant à l’utilisation des ressources naturelles comme les ressources minérales, l’eau, les forêts, les montagnes, les prairies, etc.</p>
<p>Le développement des ressources naturelles, les impôts et les recettes de l’économie d’une région découlent des terres qui appartiennent à son peuple. Il est donc essentiel que le peuple d’une région ait l’autorité légale de transférer ou de louer les terres, sauf celles qui appartiennent à l’Etat. De la même manière, la région autonome doit avoir l’autorité indépendante pour formuler et mettre en œuvre des projets de développement en parallèle avec les projets de l’Etat.</p>
<p><strong>7)        Le développement économique et le commerce</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Au Tibet, le développement économique est souhaité et nécessaire. Le peuple tibétain vit dans une des régions les plus arriérées de la RPC.</p>
<p>La Constitution reconnaît le principe selon lequel les autorités autonomes ont un rôle important à jouer dans le développement économique de leur région étant donné les caractéristiques et besoins locaux (article 118 de la Constitution, également posé dans l’article 25 de la LANR). La Constitution reconnaît également le principe d’autonomie dans l’administration et la gestion des finances (article 117, et article 32 de la LARN). En même temps, la Constitution reconnaît l’importance de fournir le financement et l’assistance de l’Etat afin d’accélérer le développement (article 122, et article 22 de la LANR).</p>
<p>D’une manière semblable, l’article 31 de la LANR reconnaît la compétence des régions autonomes, et surtout à celles qui, comme le Tibet, sont contiguës à des pays étrangers, de faire du commerce international transfrontalier ou autre. La reconnaissance de ces principes est importante pour la nationalité tibétaine étant donnée la proximité de pays étrangers avec lesquels le peuple tibétain a des affinités culturelles, religieuses, ethniques et économiques.</p>
<p>L’aide accordée par le gouvernement central et les provinces procure des avantages provisoires mais sur le long terme, si le peuple tibétain n’est pas auto-suffisant et qu’il devient dépendant des autres, cette aide pourra se révéler néfaste. Un objectif important de l’économie est donc de rendre le peuple tibétain auto-suffisant sur le plan économique.</p>
<p><strong>8     La sécurité publique</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>La Constitution envisage la responsabilité de l’Etat dans la fourniture de services médicaux et de santé (article 21). L’article 119 reconnaît que ceci est un domaine de responsabilité des régions autonomes. La LANR (article 40) reconnaît également le droit des organes d’auto-gestion des régions autonomes de « prendre des décisions indépendantes sur les projets de développement des services de santé et d’amélioration de la médecine moderne et traditionnelle des nationalités ».</p>
<p>Le système de santé existant ne couvre pas de manière adéquate les besoins de la population tibétaine rurale. Selon les principes des lois mentionnées ci-dessus, les organes autonomes régionaux doivent avoir les compétences et les ressources pour couvrir les besoins de santé de tout le peuple tibétain. Ils doivent également se voir attribuer les compétences pour promouvoir les systèmes traditionnels tibétains médicaux et cosmologiques, conformément à la pratique traditionnelle.</p>
<p><strong>9)        La sécurité publique</strong></p>
<p>Dans le domaine de la sécurité publique, il est important que la plupart des membres de la force publique soient issus de la nationalité locale s afin qu’ils comprennent et respectent les traditions et les coutumes locales.</p>
<p>Il est essentiel que l’autorité décisionnelle soit entre les mains des responsables locaux tibétains.</p>
<p>Un aspect important de l’autonomie et de l’auto-gestion est la responsabilité de l’ordre public interne et de la sécurité des régions autonomes. La Constitution (article 120) et la LANR (article 24) reconnaissent l’importance de l’implication locale et autorisent les régions autonomes à organiser leur sécurité dans le cadre du « système militaire et des besoins de l’Etat et l’approbation de Conseil d’Etat ».</p>
<p><strong>10)      La régulation de la migration de populations</strong></p>
<p>L’objectif fondamental de l’autonomie régionale nationale et de l’auto-gestion est de préserver de l’identité, de la culture, de la langue (et ainsi de suite) de la nationalité minoritaire et de s’assurer qu’elle soit maître de ses propres affaires. Quand cela s’applique à un territoire particulier où la nationalité minoritaire vit dans une (ou des) communauté(s) concentrée(s), le principe même et le but de l’autonomie régionale nationale sont ignorés si la migration sur une grande échelle et l’instauration de la nationalité majoritaire Han (et d’autres nationalités) est encouragée et autorisée. Les changements démographiques majeurs qui résultent d’une telle migration auront pour effet d’assimiler plutôt que d’intégrer la nationalité tibétaine au cœur de la nationalité Han, et peu à peu éteindront la culture distincte et l’identité de la nationalité tibétaine. De plus, l’arrivée d’un grand nombre de Han et de membres d’autres nationalités changera fondamentalement les conditions de l’exercice de l’autonomie régionale puisque les critères constitutionnels pour l’exercice de celle-ci, à savoir que la nationalité minoritaire « vive en communauté compacte » sur un territoire particulier, seront changés et sabotés du fait des mouvements et transferts de population. Si de telles migrations et installations continuent sans être contrôlées, les Tibétains ne vivront plus dans des « communautés compactes », et n’auront plus droit, selon la Constitution, à l’autonomie régionale nationale. Ceci enfreindrait les principes même de la Constitution dans son approche des nationalités.</p>
<p>Il y a un précédent dans la RPC quant à la restriction de migration ou de résidence des citoyens. On ne reconnaît que d’une manière très limitée le droit des régions autonomes d’élaborer des mesures pour contrôler la population de passage dans ces régions. Pour nous, il serait vital que ces organes autonomes d’auto-gestion aient l’autorité de réglementer la résidence, l’installation, l’emploi ou l’activité économique des personnes qui souhaitent emménager dans les régions tibétaines en provenance d’autres régions de la RPC, afin de s’assurer que soit respectée la réalisation des objectifs du principe d’autonomie.</p>
<p>Il n’est pas dans notre intention d’expulser les non-tibétains qui se sont installés de manière permanente au Tibet et ont vécu et grandi là depuis un temps considérable. Notre inquiétude vient de ce que le mouvement massif en cours dans de nombreuses régions du Tibet est principalement Han (et d’autres nationalités), ce qui perturbe les communautés existantes et marginalise la population tibétaine, tout en menaçant le fragile environnement naturel.</p>
<p><strong>11)      Les échanges culturels, éducatifs et religieux avec d’autres pays</strong></p>
<p>En plus de l’importance des échanges et de la coopération entre la nationalité tibétaine et les autres nationalités, provinces et régions de la RPC sur les questions d’autonomie, telles que culture, art, éducation, science, santé publique, sports, religion, environnement, économie et ainsi de suite, le pouvoir des régions autonomes de mener de tels échanges avec des pays étrangers est également reconnu dans la LANR (article 42).</p>
<p><strong>V &#8211; APPLICATION D’UNE SEULE ADMINISTRATION POUR LA NATIONALITE TIBETAINE AU SEIN DE LA RPC</strong></p>
<p>Afin que la nationalité tibétaine puisse se développer et fleurir avec son identité distincte, sa culture, et sa tradition spirituelle à travers l’exercice de l’auto-gestion, sur la base des besoins tibétains tels que mentionnés avant, la communauté entière, y compris les régions désignées par la RPC comme régions autonomes du Tibet, devrait être considérée comme une seule entité administrative. Les divisions administratives actuelles, en conséquence desquelles les communautés tibétaines sont gérées et administrées par différentes provinces et régions de la RPC, encouragent la fragmentation, promeuvent un développement inégal et affaiblissent la capacité de la nationalité tibétaine à protéger et promouvoir son identité commune culturelle, spirituelle et ethnique. Au lieu de respecter l’intégrité de la nationalité, cette politique en promeut la fragmentation et ne respecte pas l’esprit de l’autonomie. Alors que d’autres minorités importantes telles que les Mongols ou les Ouïghours se gouvernent elles-mêmes au sein de leurs régions autonomes respectives, les Tibétains restent comme s’ils étaient plusieurs nationalités minoritaires plutôt qu’une seule.</p>
<p>Rassembler tous les Tibétains vivant dans les régions désignées comme régions autonomes du Tibet sous une entité administrative unique est entièrement conforme au principe constitutionnel contenu à l’article 4, aussi présent dans la LANR (article 2), selon lequel « l’autonomie régionale est pratiquée là où les populations des minorités nationales vivent en communautés concentrées ». La LANR qualifie l’autonomie régionale nationale comme la « politique de base adoptée par le Parti communiste de Chine comme solution à la question nationale en Chine » et explique son sens et son intention dans la Préface :</p>
<p><em>Les nationalités minoritaires, sous la direction unifiée de l’état, pratiquent l’autonomie régionale dans des régions où ils vivent en communautés concentrées et mettent en place des organes d’auto-gestion pour l’exercice du pouvoir de l’autonomie. L’autonomie nationale régionale incorpore le respect plein de l’Etat et garantit le droit des nationalités minoritaires d’administrer leurs affaires internes et son adhésion au principe d’égalité, d’unité et de prospérité commune de toutes les nationalités.</em></p>
<p>Il est clair que la nationalité tibétaine au sein de la RPC ne sera effectivement en mesure d’exercer son droit de se gouverner elle-même et d’administrer ses propres affaires internes que si elle peut le faire à travers un organe d’auto-gestion qui aura compétence sur la nationalité Tibétaine perçue comme un tout.</p>
<p>La LANR reconnaît le principe selon lequel les frontières des régions autonomes nationales puissent avoir besoin d’être modifiées. Le besoin d’appliquer les principes fondamentaux de la Constitution sur l’autonomie régionale à travers le respect de l’intégrité de la nationalité Tibétaine est non seulement totalement légitime, mais les changements administratifs qui pourraient être nécessaires pour y arriver ne violent aucun principe constitutionnel. Il y a plusieurs précédents où cela a vraiment été le cas.</p>
<p><strong>VI &#8211; LA NATURE ET LA STRUCTURE DE L’AUTONOMIE </strong></p>
<p>La mesure dans laquelle le droit à notre auto-gestion et à notre auto-administration peut être exercé sur les questions mentionnées ci-dessus détermine largement le caractère véritable de l’autonomie Tibétaine. La tâche à accomplir ici est d’examiner la manière selon laquelle l’autonomie peut être réglementée et exercée pour répondre efficacement à la situation unique et aux besoins de base de la nationalité tibétaine.</p>
<p>L’exercice d’une autonomie véritable inclurait le droit des Tibétains à créer leur propre gouvernement, institutions et processus gouvernementaux régionaux les mieux adaptés à leurs besoins et caractéristiques. Il faudrait que le Congrès du Peuple de la région autonome ait le pouvoir de légiférer sur toutes les questions tombant dans les compétences de la région et que d’autres organes du gouvernement autonome ait le pouvoir d’exécuter et d’administrer ces décisions de manière autonome. L’autonomie entraîne aussi la représentation et la participation significative dans la prise de décisions nationales dans le Gouvernement central. Des procédures de consultation efficace et une coopération proche ou une prise conjointe de décisions entre le Gouvernement central et le Gouvernement régional dans des domaines d’intérêt commun, doivent aussi être en place pour que l’autonomie soit effective.</p>
<p>Un élément crucial de l’autonomie véritable est la garantie apportée par la Constitution ou par d’autres lois que les pouvoirs et responsabilités alloués à la région autonome ne puissent pas être abrogés ou changés unilatéralement. Ceci veut dire que ni le Gouvernement central ni celui de la région autonome ne doivent pouvoir changer les éléments essentiels de l’autonomie sans le consentement de l’autre.</p>
<p>Les paramètres et les éléments spécifiques d’une telle autonomie véritable pour le Tibet, qui répondent aux besoins uniques et aux conditions du peuple tibétain et à la région tibétaine, devraient être élaborés en détail dans des réglementations sur l’exercice de l’autonomie telles que prévues à l’article 116 de la Constitution (ou l’article 19 de la LANR) ou, si cela était plus approprié, dans des lois ou règlements séparés adoptés à cette fin. La Constitution, y compris l’article 31, fournit la souplesse nécessaire pour adopter les lois spéciales pour répondre aux situations uniques telles que celle tibétaine, tout en respectant le système politique, économique et social établi du pays.</p>
<p>Dans sa section VI la Constitution envisage des organes d’auto-gestion des régions autonomes nationales et reconnaît leur pouvoir de légiférer. Ainsi l’article 116 (mis en œuvre dans l’article 19 de la LANR) fait référence à leur pouvoir de promulguer « des réglementations à la lumière des caractéristiques politiques, économiques et culturelles de la nationalité ou des nationalités dans les régions concernées ». De manière semblable, la Constitution reconnaît la possibilité d’une administration autonome dans un certain nombre de régions (article117-120) aussi bien que le pouvoir des gouvernements autonomes d’appliquer de la souplesse dans la mise en œuvre des lois et politiques du Gouvernement central et des organes supérieurs de l’Etat pour convenir aux conditions de la région autonome concernée (article 115).</p>
<p>Les dispositions juridiques mentionnées ci-dessus contiennent des restrictions significatives sur l’autorité de prise de décisions des organes autonomes du Gouvernement. Néanmoins, la Constitution reconnaît le principe selon lequel les organes d’auto-gestion adoptent des lois et des décisions de politique qui s’adressent aux besoins locaux, et que ces lois peuvent être différentes de celles adoptées ailleurs, y compris de celles du Gouvernement central.</p>
<p>Bien que les besoins des Tibétains soient plus ou moins en accord avec les principes sur l’autonomie contenus dans la Constitution, comme nous l’avons démontré leur réalisation est entravée par l’existence d’un certain nombre de problèmes qui rendent aujourd’hui difficile ou inefficace la mise en œuvre de ces principes.</p>
<p>La mise en œuvre d’une autonomie véritable, par exemple, requiert des séparations claires des pouvoirs et des responsabilités entre le Gouvernement central et le Gouvernement de la région autonome en matière de compétences respectives. Actuellement, il n’y a pas une telle clarté, et la portée des pouvoirs législatifs des régions autonomes est à la fois incertaine et sévèrement limitée. Alors que la Constitution reconnaît effectivement le besoin spécifique des régions autonomes de légiférer sur de nombreuses questions qui les touchent, par contre, les termes de l’article 116 exigeant l’approbation préalable au plus haut niveau du Gouvernement central via le Comité permanent du Congrès national populaire (CNP), empêchent la mise en œuvre de ce principe d’autonomie. En réalité, seuls les congrès régionaux autonomes doivent se plier à une telle approbation, alors que ceux des provinces ordinaires (non autonomes) de la RPC n’en ont pas besoin, et se contentent d’informer simplement le Comité permanent du CNP du vote de réglementations « aux fins d’enregistrement » (article 100).</p>
<p>L’exercice de l’autonomie est, qui plus est, sujet à un nombre considérable de lois et de règlements en vertu de l’article 115 de la Constitution. Certaines lois restreignent de manière concrète l’autonomie de la région autonome alors que d’autres ne sont pas toujours en accord les unes avec les autres. Il en résulte que la portée précise de l’autonomie n’est pas claire et n’est pas fixée puisqu’elle est changée de manière unilatérale par la mise en œuvre de lois et règlements aux niveaux les plus élevés de l’Etat et même par des changements de politiques. De surcroît, il n’existe pas de procédures adéquates de consultation ou de règlement des différends pouvant naître entre les organes du Gouvernement central et du Gouvernement régional quant à la portée et à l’exercice de l’autonomie. Dans la pratique, l’incertitude qui en résulte limite l‘initiative des autorités régionales et empêche l’exercice de l’autonomie véritable par les Tibétains aujourd’hui.</p>
<p>A cette étape, nous ne souhaitons pas rentrer dans les détails concernant ces obstacles à l’exercice de l’autonomie véritable par les Tibétains, mais nous souhaitons les mentionner à titre d’exemples pour que ceux–ci puissent être envisagés de manière appropriée dans notre dialogue futur. Nous allons continuer à étudier la Constitution et d’autres dispositions juridiques pertinentes et, quand cela sera approprié, nous serons heureux de fournir d’autres analyses de ces questions, telles que nous les comprenons.</p>
<p><strong>VII &#8211; LA VOIE POUR AVANCER </strong></p>
<p>Comme indiqué au début de ce mémorandum, notre intention est d’explorer comment les besoins de la nationalité tibétaine peuvent être satisfaits au sein de la RPC dès lors que croyons que ces besoins sont en accord avec les principes de la Constitution en matière d’autonomie. Comme Sa Sainteté le Dalaï Lama l’a indiqué à de nombreuses reprises, nous n’avons pas d’ordre du jour caché. Nous n’avons aucune intention d’utiliser un accord sur l’autonomie véritable comme un pas vers une séparation d’avec la RPC.</p>
<p>L’objectif du Gouvernement tibétain en exil est de représenter les intérêts du peuple tibétain et de parler en son nom. Par là même, dès qu’un accord sera trouvé entre nous, ce Gouvernement ne sera plus nécessaire et sera dissous. De fait, Sa Sainteté a réitéré sa décision de ne pas accepter de fonction politique au Tibet, et ce à n’importe quel moment de l’avenir. Sa Sainteté le Dalaï Lama a l’intention néanmoins d’utiliser son influence personnelle pour s’assurer qu’un tel accord puisse avoir la légitimité nécessaire pour avoir le soutien du peuple tibétain.</p>
<p>Etant donné ces engagements forts, nous proposons que l’étape suivante de ce processus soit d’accepter le fait de commencer des discussions sérieuses sur les points soulevés dans ce mémorandum. A cette fin, nous proposons de discuter et de nous mettre d’accord sur un (ou des) mécanisme(s) mutuellement acceptable(s) et sur un calendrier pour y arriver efficacement.</p>
<p>Administration centrale tibétaine</p>
<p>Dharamsala</p>
<p>INDE</p>
<p><em>Traduction française effectuée par le Bureau du Tibet, Paris </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>ORGANISATION DE LA COMMUNAUTE TIBETAINE EN EXIL    LE GOUVERNEMENT TIBETAIN EN EXIL</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 14:15:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, 5,8 millions de Tibétains vivent dans leur pays envahi et occupé par les Chinois. Depuis 1959, plus de 100 000 Tibétains ont fui les persécutions...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Aujourd’hui, 5,8 millions de Tibétains vivent dans leur pays envahi et occupé par les Chinois. Depuis 1959, plus de 100 000 Tibétains ont fui les persécutions. Aujourd&#8217;hui, 160 000 Tibétains vivent hors du Tibet en exil.</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/tibet_exil.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-397" title="tibet_exil" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/tibet_exil.jpg" alt="tibet_exil" width="567" height="426" /></a></strong></p>
<p><strong>Bien avant l&#8217;invasion chinoise, le Dalaï-Lama, en vue d&#8217;améliorer le niveau de vie des Tibétains, choisit le processus démocratique en créant un Comité de Réforme ( en tibétain : <em><em>Léktcheu Lékhoung</em></em> ) en 1949.  Son travail commençait à porter ses fruits lorsque son pays fut envahi.  Par ailleurs, les autorités de Pékin ont tout fait pour remplacer les efforts de réforme tibétains mais imposé leur version de réforme.</strong></p>
<p>Depuis, son objectif principal a été de mettre en place un gouvernement démocratique apte à gouverner au mieux le Tibet en exil dont les expériences pourront servir lorsque le Tibet aura retrouvé sa liberté. En 1959, dès son arrivée en Inde, il reconstitue le Gouvernement. Le 2 septembre 1960 naissait la première Assemblée du Parlement en exil.</p>
<p>Le 10 mars 1963, la <strong>Constitution,</strong> fondée sur la Déclaration Universelle des Droits de l&#8217;Homme, est promulguée et appliquée au sein du gouvernement en exil.  En 1964, une administration propre se révèle en un corps représentatif au sein de chaque village et la première assemblée générale de ce nouveau corps constitué se réunit en 1969. Elle se tient depuis tous les ans à Dharamsala.</p>
<p>En 1990, le Dalaï-Lama dissout la 10<sup>e</sup> Assemblée et annonce la démission du Conseil des Ministres, le <em><em>Kashag</em></em> car il demande au Parlement de nommer démocratiquement un <em><em>Kashag</em></em> et ne veut plus le nommer lui-même. Il demande également au Conseil Constitutionnel de rendre cette Assemblée plus responsable que celle de 1963.</p>
<p>Le 14 juin 1991, la 11<sup>e</sup> Assemblée devient l’autorité législative de la communauté en exil, incluant dans son mandat l’élection du Kashag. Elle publie un texte constitutionnel, appelé la <strong>Charte des Tibétains en exil</strong>. Elle énonce les droits et les devoirs de la communauté avec pour modèle les documents analogues établis par les démocraties libérales, et pose les bases d’un système démocratique efficace garantissant les droits individuels et adapté aux particularités du Tibet. La Charte statue les principes qui régissent le gouvernement en exil, définit les fonctions des différents corps – exécutif, législatif et judiciaire -, définit les principes fondamentaux de la politique tibétaine, affirme le principe de la non-violence et de l&#8217;égalité…</p>
<p>En 1992, il a rédigé “ Les lignes directrices de la politique du Tibet futur et traits fondamentaux de sa constitution ”, document soumis aux critiques et commentaires des représentants du peuple tibétain et servant de fondement aujourd’hui au gouvernement tibétain en exil.</p>
<p><strong><strong>La lutte pacifique : </strong></strong>Dès son arrivée en Inde en avril 1959, le Dalaï-Lama a reconstitué une administration qui fonctionne selon les principes modernes de la démocratie. En 1960, une Charte constitutionnelle fut promulguée par le Parlement en exil dont la dimension démocratique a été élargie en 1991. L’administration prend en charge les réfugiés et concentre ses efforts sur l’éducation des enfants. Elle aide aussi le peuple tibétain dans sa lutte pacifique pour recouvrer la liberté. Depuis la réouverture du Tibet par Deng Xiaoping en 1979, le gouvernement en exil cherche à résoudre le problème tibétain par des négociations directes avec Pékin. Le peuple tibétain n&#8217;accepte pas le statut actuel du Tibet sous l&#8217;autorité de la République populaire de Chine. En même temps, il ne recherche pas l&#8217;indépendance, et encore moins la séparation d’avec la Chine. Il propose une solution intermédiaire entre ces deux alternatives pour créer les conditions d’une réelle autonomie pour tous les Tibétains vivant dans les trois provinces du Tibet historique et, ce, dans le strict respect de la Constitution et de la Loi sur l’autonomie ethnique régionale de la Chine.  Cet objectif porte le nom de politique de la <em><em>Voie médiane</em></em>.  Position modérée et non partisane, une telle voie sauvegarderait les intérêts vitaux de toutes les parties et contribuerait à assurer : pour les Tibétains, la protection et la préservation de leur culture, de leur religion et de leur identité nationale ; pour les Chinois, la sécurité et l&#8217;intégrité nationale de la « mère Patrie » ; pour les voisins et les tierces parties, enfin, des frontières sûres et des relations internationales pacifiques.</p>
<p>Or malgré la reprise des contacts sino-tibétains en 2002, et à l’issue de huit rencontres successives, les autorités de Pékin ont rejeté nettement le<em><em>Mémorandum sur l’autonomie réelle pour le peuple tibétain</em></em> qui fixait les modalités précises de l’autonomie régionale souhaitée par les Tibétains. Contrairement à ce que disent les dirigeants chinois, le Dalaï-Lama n’a pas l’ambition douteuse de restaurer un régime dépassé et ancien. Ne nous détournons pas de la réalité de la situation du peuple tibétain. La question du Tibet ne se résume pas à celle de la personne du Dalaï Lama : il s’agit du devenir du peuple tibétain. Malgré l’immense légitimité conférée par l’histoire et le destin de son peuple, le Dalaï-Lama a déclaré publiquement qu’il n’assumerait aucune position officielle dans un Tibet libre afin de faciliter l’instauration et le développement d’une démocratie saine. Le leader tibétain appelle de ses voeux pour un <strong><strong>Tibet libre, moderne, laïque, démocratique et respectueux de la Constitution de la Chine.</strong></strong><strong><strong> Le bien-fondé de la position du Dalaï-Lama est reconnu internationalement et lui a valu le Prix Nobel de la Paix en 1989.</strong></strong></p>
<p>Contrairement à ce que la Chine veut faire croire au monde, le problème tibétain n’a rien à voir avec des débats idéologiques obscurs, ni avec une lutte pour le pouvoir.  Il s’agit du sort de six millions des Tibétains dont les droits ont été confisqués de force.  Le combat du peuple tibétain est celui de la vérité contre le mensonge, de la non-violence contre la violence, de la démocratie contre un régime autoritaire, de la justice contre l’injustice et de la liberté contre la privation de liberté.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>LE KASHAG</strong></strong> ou le Cabinet<strong><strong> </strong></strong>de l’Administration Tibétaine Centrale (CTA), est la plus haute instance exécutive du gouvernement tibétain. Il est composé d’un président et de sept ministres : de l’Information et des Relations Internationales, de l&#8217;Éducation, de l’Intérieur, de la Sécurité, des Finances, des Affaires religieuses et culturelles et de la Santé.</p>
<p>Depuis 2001, le Premier ministre (Kalon Tripa) est élu au suffrage universel par tous les Tibétains en exil en âge de voter.  Le Premier ministre choisit ses ministres dont chaque membre doit recevoir l’approbation du Parlement. Le gouvernement est donc collectivement responsable devant le Parlement.</p>
<p>En 2006, la 14<sup>e</sup> législature du Parlement tibétain en exil a approuvé la désignation des quatre candidats aux postes de ministre proposés par le Premier Ministre, réélu au suffrage direct.  Selon l&#8217;alinéa 2 de l&#8217;article 29 de la Charte des Tibétains en exil, le <strong><strong>Professeur Samdhong Rinpotché,</strong></strong> Premier Ministre a attribué à chacun d&#8217;entre eux le portefeuille représentant les différents départements :</p>
<p><strong><strong>Vénérable Tsering Phuntsok</strong></strong>, a été nommé au poste de ministre de la Religion et la Culture.</p>
<p><strong><strong>Madame Kesang Taklha</strong></strong> est nommée ministre de l&#8217;Information et des Relations internationales.</p>
<p><strong><strong>Monsieur Thubten Lungrig</strong></strong> a été nommé ministre de l’Education.</p>
<p><strong><strong>Monsieur Ngodup Dongchung</strong></strong> a été nommé Ministre de la Sécurité.</p>
<p><strong><strong>Monsieur Tsering Dhondup</strong></strong> a été nommé Ministre des Finances.</p>
<p><strong><strong>Monsieur Chope Paljor Tsering</strong></strong> est nommé Ministre de la Santé.</p>
<p><strong><strong>Monsieur Tempa Tsering</strong></strong> a été nommé ministre sans portefeuille et affecté au poste de Représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama à New Delhi.</p>
<p>Par ailleurs, le Premier ministre devra gérer le portefeuille de ministère de l&#8217;Intérieur.</p>
<p>Prochain renouvellement de premier ministre attendu en 2011.</p>
<p>Sites de l&#8217;Administration en exil :   <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.tibet.net/">www.tibet.net</a></span> ( en langue anglaise/English , russe, japonaise, espagnole, arabe, tibétaine ).</p>
<p><strong><strong>Le Parlement tibétain en exil ( tibétain : bod mimang tchithu lhen khang) </strong></strong>exerce les pouvoirs législatifs. Il est renouvelé tous les 5 ans, au suffrage direct par tous les électeurs tibétains vivant hors du Tibet.  Aujourd’hui, il est composé de 43 députés dont 10 représentant chacune des 3 régions (U-Tsang, Kham et Amdo) et 2 représentant chacune des 4 écoles bouddhiques du Tibet (Nyingma, Kagyu, Sakya, Guélouk), 2 représentant la religion pré-bouddhique du Tibet, Boen, 2 élus pour l’Europe, 1 pour le continent Nord américain.</p>
<p>Tous les députés sont égaux dans leurs prérogatives.</p>
<p>Chaque année, deux séances plénières réunissant obligatoirement les 43 députés sont organisées aux mois de mars et septembre<span style="text-decoration: underline;">. </span></p>
<p>En dehors de ces séances, la Commission permanente d&#8217;au moins 12 députés siège et travaille au Parlement. 9 autres commissions sont constituées : Conseil aux entreprises, Education, Santé, Droits de l’Homme et l’Environnement, Responsabilité publique, Activités religieuses et culturelles, Affaires sociales et vie des communautés, et Législation. L&#8217;élection de l&#8217;actuelle législature (la 14<sup>ème</sup> ) a eu lieu au printemps 2006.  L’ensemble des débats et des travaux du Parlement est effectué uniquement en langue tibétaine.</p>
<p>Comme dans toute démocratie, le Parlement vote le budget et les lois, et contrôle l’action du Gouvernement. Elle n’est toutefois pas structurée en opposants et partisans du Gouvernement, la solidarité née des contraintes de l’exil étant trop forte pour laisser se déployer le jeu ordinaire des partis politiques.</p>
<p>Prochain renouvellement du Parlement en exil attendu en 2011.</p>
<p><em><em>Président du Parlement :</em></em> Monsieur Penpa Tsering.     <em><em>Vice-Présidente :</em></em> Madame Dolma Gyari.</p>
<p><strong><strong>Le Département des Affaires religieuses et culturelles</strong></strong> est créé dès l’exil pour préserver et promouvoir la compréhension de la religion et de la culture tibétaines. Depuis leur arrivée en exil, plus de 200 monastères et temples ont été construits par les Tibétains en Inde et au Népal où 20 000 religieux et religieuses reçoivent de la formation traditionnelle.  Le Département maintient des relations étroites avec les réseaux des centres bouddhistes tibétains répandus dans le monde entier.  Par ailleurs, l&#8217;Institut des danses et musique tibétains TIPA sis à Dharamsala, « Tibet House » à New Delhi font partie du Département de la Culture.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>Le Département de l’Intérieur</strong></strong> est responsable des programmes de réadaptation des réfugiés tibétains. Les villages, les bureaux régionaux et les centres d’artisanat en dépendent directement. Il gère plus de 40 villages, centres d’artisanat et les communautés en Inde et au Népal.  Par ailleurs, le Département de l&#8217;Intérieur (Department of Home) maintient tout un réseau de relais dans les villages tibétains (settlement), centre, zone de forte population tibétaine, ville, etc… Appelé &#8220;Welfare Officer&#8221; ou &#8220;Representative&#8221;, ces bureaux centralisent toute information utile et sont officiellement chargés de veiller sur la communauté tibétaine et donc, sont les mieux placés pour fournir des informations objectives et impartiales mais surtout, peuvent conseiller sur les projets d&#8217;aide au développement.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>Le Département des Finances</strong></strong> établit le budget annuel de l’Administration centrale depuis 1969 et gère les ressources financières de l&#8217;Administration tibétaine. En 1997, face à l&#8217;offre croissante des Occidentaux, le Département a lancé notamment le projet de versement direct des fonds pour soutenir les actions éducatives, médicales et culturelles de la communauté en exil : <em><em>Blue Book</em></em>.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>Le Département de l&#8217;Éducation,</strong></strong> créé depuis 1959, supervise les activités éducatives en exil et travaille en étroite collaboration avec le gouvernement indien et les ONG étrangères pour soutenir l&#8217;éducation des Tibétains. Il existe aujourd’hui 85 écoles en Inde, au Népal et au Bhoutan pour environ 27 000 élèves. A noter que 92 % des enfants tibétains en exil sont scolarisés.  Depuis dix ans, le Département a relevé le défi d&#8217;introduire la langue tibétaine pour toutes les matières enseignées jusqu&#8217;au niveau du lycée.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>Le Département de la Sécurité</strong></strong> fonctionne depuis 1959, son rôle principal est d’assurer la sécurité personnelle du Dalaï-Lama. Un bureau de ce département organise les audiences publiques et aide les Tibétains réfugiés à obtenir des papiers. Ce département est également chargé de recueillir tous renseignements sur le Tibet occupé.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>Le Département de l&#8217;Information et des Relations Internationales</strong></strong> fonctionne depuis 1972. Il diffuse les informations concernant la situation au Tibet et organise les relations extérieures de l’Administration Centrale. Il publie des journaux en tibétain, hindi, anglais, chinois et arabe sur le Tibet. Il veille au respect des droits de l’homme, aux problèmes écologiques et à la condition de la femme. Enfin, il coordonne les treize bureaux de représentation dans le monde : New York, Genève, Londres, Paris, Bruxelles, Moscou, Tokyo, Canberra, Pretoria, Taipeh, Katmandou et New Delhi, ainsi que Washington. Ces bureaux de représentation sont des relais officiels du gouvernement tibétain en exil à l&#8217;étranger et sont en mesure de fournir toute information utile sur l&#8217;administration et la communauté tibétaines, et peuvent conseiller la meilleure façon d&#8217;apporter de l&#8217;aide politique, culturelle, humanitaire et matérielle aux Tibétains.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>Le Département de la Santé,</strong></strong> créé en 1982, surveille les besoins sanitaires de la communauté. La tuberculose, les gastro-entérites, les diarrhées, les maladies de peau et respiratoires sont encore très virulentes dans les camps en Inde. Ce département gère l&#8217;Hôpital Delek à Dharamsala ainsi que des cliniques de la médicine allopathique au sein des villages tibétains en Inde.  Par ailleurs, en 2000, le Département a ouvert un centre d&#8217;éducation spécialisé pour les jeunes handicapés tibétains à Dehradun.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>La Commission au Plan</strong></strong> reconnaît et améliore les ressources humaines, physiques et financières de la communauté réfugiée. Elle établit les priorités dans le domaine du développement et élabore notamment les plans prioritaires. Le plan 2009-2013 identifie 144 projets prioritaires (dont le budget pour leur réalisation a été évalué à 589 millions de roupie indiennes) dans les domaines de l&#8217;éducation, agriculture, culture, soins médicaux, et…Ce plan annoncé le 21 juillet 2009 sera bientôt disponible au Bureau du Tibet, Paris, pour toute personne ou organisme qui souhaite financer ou co-financer des projets inscrits.</p>
<p>La <strong><strong>Cour Suprême de Justice</strong></strong>, créée en 1992, sert de cour d’appel et de cour constitutionnelle.</p>
<p>Il existe trois commissions statutaires autonomes :</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>La Commission d&#8217;Élection</strong></strong> organise et supervise l’élection de l’Assemblée des Députés, de son Président et vice-président, et des membres du gouvernement<strong><strong>.</strong></strong></p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>La Commission du Service public</strong></strong> recrute et nomme les fonctionnaires civils, aujourd’hui au nombre de 350.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong>La Commission d&#8217;audit</strong></strong> est responsable de la comptabilité des départements de l’Administration Centrale et dérivés comme hôpitaux, coopératives, etc.  Ce Bureau appelé <em><em>Office of Auditor General </em></em>effectue l&#8217;audit de tous les départements, bureaux et institutions rattachés au gouvernement en exil.</p>
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