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	<title>Savetibet &#187; Rapports d&#8217;ICT</title>
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		<title>« Esprit de retrouvailles » : quand le Dalaï-lama rencontre le Président Obama</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 07:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Dalaï-lama a déclaré aujourd’hui qu’il y a eu un « esprit de retrouvailles » lors de sa rencontre avec le Président Obama à la Maison Blanche...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rapport d’ICT du 16 juillet 2011</strong></p>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2011/07/dalai_obama.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1081" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px; border: 1px solid black;" title="dalai_obama" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2011/07/dalai_obama.jpg" alt="" width="268" height="179" /></a>Le Dalaï-lama a déclaré aujourd’hui qu’il y a eu un « esprit de retrouvailles » lors de sa rencontre avec le Président Obama à la Maison Blanche. S’adressant aux journalistes et aux amis, de retour à son hôtel de Washington après la réunion, le Dalaï-lama a déclaré : « Bien sûr, en tant que Président du plus grand pays démocratique, [le Président Obama] a très naturellement exprimé une certaine inquiétude au sujet des valeurs humaines fondamentales, des droits de l’Homme, de la liberté religieuse, de ce type de choses, très naturellement il montre une réelle préoccupation pour la souffrance au Tibet et ailleurs. » Le Dalaï-lama a également déclaré qu’il avait informé le Président de sa décision de déléguer son pouvoir politique à une direction démocratiquement élue. Le Dalaï-lama a fait référence à « la profonde amitié » liant les deux lauréats du Prix Nobel de la Paix.<br />
La Maison Blanche a publié une image et le communiqué suivant sur la réunion d’aujourd’hui : « Le Président a rencontré ce matin à la Maison Blanche Sa Sainteté le XIVème Dalaï-lama. Le Président a réitéré son soutien ferme à la protection des traditions religieuses, culturelles et linguistiques uniques du Tibet et du peuple tibétain, à travers le monde. Il a souligné l’importance de la défense des droits de l’Homme pour les Tibétains en Chine. Le Président a félicité l’engagement du Dalaï-lama dans la non-violence et le dialogue avec la Chine ainsi que la poursuite de son approche de la « Voie du milieu ». Rappelant que la politique américaine considère que le Tibet est une partie de la République Populaire de Chine et que les Etats-Unis ne soutiennent pas l’indépendance du Tibet, le Président a insisté sur le fait qu’il encourage le dialogue direct pour résoudre les différences de longue date et qu’un dialogue qui produit des résultats serait positif tant pour la Chine que pour les Tibétains. Le Président a souligné l’importance qu’il attache à construire un partenariat sino-américain de coopération. Le Dalaï-lama a déclaré qu’il ne cherche pas l’indépendance du Tibet et qu’il espère que le dialogue entre ses représentants et le gouvernement chinois pourra bientôt reprendre. »</p>
<p><em>Traduit par Elodie Bernard </em></p>
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		<title>Six mois après le tremblement de terre de Kyegu…</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 15:40:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Six mois après la catastrophe, le rapport d’ICT revient sur les conséquences du tremblement de terre qui a frappé la région tibétaine de Yushu le 14 avril dernier !..]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Six mois après la catastrophe, le rapport d’ICT revient sur les conséquences du tremblement de terre qui a frappé la région tibétaine de Yushu le 14 avril dernier!</h2>
<p><br/></p>
<h2><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/11/kyegu.jpg"><img class="size-full wp-image-911 alignleft" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px; border: 1px solid black;" title="kyegu" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/11/kyegu.jpg" alt="" width="232" height="176" /></a><strong>Rapport d’International Campaign for Tibet, 18 Octobre 2010.</strong></h2>
<p><strong>Le 14 avril 2010, un tremblement de terre de magnitude 6,9 a rasé la ville de Kyegu. La ville a une faible densité de population et est située dans la zone rurale tibétaine de Yushu, dans la province du Qinghai. Selon les chiffres officiels, le tremblement de terre a fait 2 698 morts et 100 000 sans-abris.</strong><br />
Le rapport d’ICT rend compte, six mois après, des conséquences du tremblement de terre et de la réponse donnée par les autorités chinoises :<br />
	Les autorités ont décidé d’abandonner les plans d’hébergements temporaires dans les refuges. Rien n’a été dit sur la manière dont beaucoup de familles devront passer l’hiver.<br />
	Toute expertise provenant d’ONG a été exclue par les autorités. Les rapports soulignent le statut précaire des personnels d’ONG ainsi que la surveillance et les incertitudes pour accéder au terrain pour les ONG extérieures. Le gouvernement a contrôlé la récupération des fonds d’ONG au profit des autorités chinoises. Ainsi beaucoup d’aide n’a pas été versée à ceux qui en avaient besoin.<br />
	Les autorités ont exclu les Tibétains d’une participation au processus de reconstruction. Pourtant, Yushu est une zone avec un caractère identitaire tibétain fort, tant sur le plan historique que religieux et institutionnel.<br />
	L’aide venant de l’extérieur du Tibet a été essentiellement faite dans le but d’aider les Tibétains à survivre aux conséquences dévastatrices du tremblement de terre. Elle a apporté des espoirs et a voulu casser le sentiment d’isolement qui a pour effet d’exacerber la frustration que beaucoup d’entre eux ressentaient face au contrôle strict de la reconstruction par les autorités chinoises à Yushu. Les Tibétains et le reste de la population se sont impliqués dans le travail humanitaire avec la détermination de survivre après le tremblement de terre.<br />
En dépit des millions de dollars versés pour l’aide humanitaire et pour la reconstruction, la population de Yushu se trouve face à de sérieuses privations alors que l’hiver approche. Voulant éviter du gaspillage, les autorités ont déclaré en mai 2010 qu’il n’y aurait pas d’hébergements temporaires qui serviraient d’abri. Ainsi ont-elles investi dans la construction de structures permanentes (« les nouveaux villages socialistes »). On estime que cela prendra entre un à trois ans pour les achever. Une source en contact avec des Tibétains de Yushu a dit à ICT que pour l’heure, les hébergements temporaires accueillaient les bureaux du gouvernement, les entreprises de construction et les ONG, tandis que les tentes d’hiver étaient destinées aux locaux. Ainsi une famille de 4 personnes est éligible à obtenir une tente d’hiver, alors que les plus petites doivent l’acheter 100 yuans (soit 150 dollars US). Selon la même source, les officiels locaux ont donné l’ordre aux militaires participant à la reconstruction et à l’aide humanitaire de rassembler les tentes à l’extérieur des villes. Or, la majeure partie des habitants préfèrent au contraire rester sur leur terrain pour les protéger de toutes incertitudes du processus en cours. Par ailleurs, les habitants reçoivent de l’aide alimentaire (farine, riz) mais ils espèrent plutôt recevoir du combustible et des cuisinières à gaz, en raison de la rudesse de l’hiver.<br />
« On ne sait pas comment les familles et les enfants feront pour survivre cet hiver », a déclaré l’ONG « le Projet Village tibétain » engagée à Yushu.<br />
Outre les défis techniques et climatiques liés à la reconstruction, la situation politique à Yushu est devenue extrêmement tendue. Un membre d’une ONG qui a des contacts dans la zone a dit à ICT que les habitants étaient prêts à parler du processus de reconstruction et des autres développements dans la région. Cependant, toute personne qui abordera ce thème et plus particulièrement, le manque de transparence de l’aide financière, sera victime de mesures de représailles de la part du gouvernement. Cette aide financière provient essentiellement de dons et s’élève à environ 1.5 milliard de dollars. Elle a été dans les faits détournée.<br />
En dépit de la vague de protestations au cours des six mois qui ont suivi le tremblement de terre, les questions restent ouvertes concernant la logique du processus de reconstruction. Comme le dit une source qui travaille dans la région de Yushu : « la seule chose qui soit claire, c’est qu’il n’y a pas de plan finalisé pour la reconstruction qui ait été approuvé ». Plusieurs sources dans la zone disent que les Tibétains sont effectivement exclus de la planification du processus de reconstruction. De multiples projets ont pourtant été proposés. Ils ont porté plainte et protestent ; ce à quoi les autorités locales répondent que seules les autorités de Pékin sont responsables de la planification et qu’il n’y a rien que les autorités locales puissent faire elles-mêmes. En juin, selon Radio Free Asia (RFA), des centaines de Tibétains ont protesté après que les officiels aient commencé à les évincer de leurs terres. La principale préoccupation des Tibétains est de ne pas perdre leurs terres et de ne pas devoir emménager dans des habitats permanents (soit des appartements, soit des complexes de type lotissement). A été également dit aux résidents dont la maison est restée intacte pendant le tremblement de terre qu’ils seraient peut-être éligibles à la garder pour autant qu’ils en aient l’accord.<br />
Un rapport émanant du terrain a déclaré en juin que « les rapports sur les plans de reconstruction pour Jyekundo continuent de changer semaine après semaine. Quelques personnes ont déjà dû abandonner leurs maisons et déménager vers d’autres quartiers de la ville en raison des plans pour de nouvelles routes, de nouveaux centres ou parcs. Les récents rapports indiquent que beaucoup de résidents ont eu très peur de voir leurs maisons devenir des bureaux des autorités ; on ne sait toujours pas si cela va se produire. De plus, la manière dont seront reconstruites les résidences n’est pas claire. Certains plans montrent des maisons très petites (800 p² soit environ 74 m²) qui devraient accueillir des grandes familles tibétaines. Même les familles qui ont un autre endroit où aller souhaitent qu’un de leur membre reste dans la ville de manière à rendre compte de l’évolution de la reconstruction. »<br />
Durant la réunion du 1er mai 2010 sur les thèmes de la réhabilitation post-désastre et de la reconstruction, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré qu’il veillera à ce que la reconstruction des installations publiques (écoles, hôpitaux) soit une priorité. Lors d’une visite dans un temple bouddhiste tibétain, il a également affirmé que le gouvernement participera à la reconstruction des monastères locaux. Cependant, un conseiller gouvernemental a par ailleurs ajouté que la ville, une fois reconstruite, devra être « une ville éco-responsable et touristique ». Cela sous-entend qu’il s’agit avant tout de satisfaire les intérêts de spéculateurs extérieurs plutôt que ceux des locaux.<br />
Les compagnies privées chinoises excluent les Tibétains de leurs offres d’emploi sur des chantiers liés à la reconstruction, au profit des travailleurs chinois, selon une source en contact avec des locaux de Yushu. En concurrence entre elles, ces compagnies sont amenées à soudoyer certains officiels qui sont bien loin de se soucier de la responsabilité et de la transparence financière sur les millions de dollars qui ont été versés en aide. Des appels pour la participation des Tibétains au processus de reconstruction ont été lancés par le Congrès américain qui a fait passer une résolution le 20 mai 2010, présentant ses condoléances aux personnes touchées par le séisme et soulignant le rôle majeur que les Tibétains devraient jouer dans le processus. Le député américain Mike McMahon (D-NY) qui a impulsé cette résolution a caractérisé Yushu de « berceau de la culture et de la religion tibétaine depuis des siècles ». Il a encouragé le gouvernement chinois à « inclure la population tibétaine locale aux plans de reconstruction ».<br />
Peuplé à 97 % de Tibétains, Yushu se caractérise par une domination de leur commerce, avant le séisme. Ces Tibétains qui ont tout perdu lors du tremblement de terre se retrouvent évincés par des migrants chinois. En effet, ces migrants chinois tentent actuellement de créer de nouveaux business et de tirer bénéfices des efforts de la reconstruction. Yushu est une zone rurale et beaucoup des nomades vivent avec moins de 100 dollars par an. La période de reconstruction entraînera de fait des changements socioéconomiques graves pour eux. Leur vulnérabilité prouve le besoin de transparence financière et de responsabilité lors du processus.<br />
Alors que le gouvernement tente d’articuler un plan spécifique pour guider le processus de reconstruction, il s’agit avant tout de concilier ce plan avec la stratégie de la « stratégie de développement occidental » (Western Development Strategy) qui définit l’ensemble des politiques de développement affectant les régions de l’Ouest de la RPC. Dans ce modèle de développement lancé par le président chinois Jiang Zemin en 1999 qui affecte 70 % de la RPC, les régions de l’ouest sont essentiellement exploitées pour leurs ressources minières dont l’utilisation alimentera le développement des autres régions de l’est et du centre. Toutes les critiques qui se lèvent contre le processus en cours à Yushu (les « nouveaux villages socialistes » ; l’exclusion des Tibétains à prendre part à ce processus ; l’absence de consultation des principaux actionnaires tibétains…) sont caractéristiques de l’orientation de « la stratégie de développement occidental » au Tibet.<br />
Les ONG locales sont sujettes à une surveillance permanente. Tout recours à l’expertise d’ONG est strictement exclu par les autorités. On ne sait pas si les ONG de l’extérieur de Yushu pourront continuer d’intervenir dans la zone. Wang Zhenyao, l’ancien directeur du département sur le désastre et l’aide sociale au Ministère des affaires civiles, a déclaré : « tous les investissements du gouvernement vont à la construction d’infrastructure. Il manque des précisions ciblées sur les petits projets dont les victimes ont besoin. Si les organisations charitables peuvent mener ces projets grâce à des dons, elles pourront offrir des services flexibles et personnalisés qui favoriseront le bien-être des victimes ». En dépit des restrictions générales, des ONG mènent avec succès leurs projets et fournissent de l’aide vitale et des ressources aux habitants de la région. Des initiatives d’ONG portent sur l’aide d’urgence ; elles ont concouru avec le savoir-faire des autorités locales. D’autres initiatives se sont davantage focalisées sur la reconstruction d’écoles et d’hôpitaux tibétains. L’aide extérieure contribue à développer des projets sur du long-terme : rétablir les commerces des Tibétains ; reconstruire des écoles pour les moinillons et des monastères (comme celui de Thrangu).</p>
<p>Malgré les dévastations, les Tibétains de la région gardent une détermination forte. Une source a déclaré à ICT : « la tradition bouddhiste tibétaine est le cœur de la vie à Yushu. Les représentations de Sa Sainteté le Dalaï-lama sont interdites au Tibet mais malgré tout, parmi les ruines, en émergent encore certaines. Les morts sont brûlés mais la voix et les chants du peuple résonnent en prières. Cela signifie que le peuple garde confiance et a besoin de la religion dans ces périodes difficiles. »</p>
<p><strong>Traduit par Elodie Bernard.</strong><br />
Rapport en anglais <a href="http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/kyegu-earthquake-six-months">http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/kyegu-earthquake-six-months </a></p>
<p>Image : <strong>USGS</strong> (<a href="http://earthquake.usgs.gov">http://earthquake.usgs.gov</a>)</p>
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		<title>Une dangereuse traversée</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 08:01:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2009, la situation des Tibétains au Népal a été d’autant plus dégradée que les autorités chinoises ont cherché à empêcher toutes les manifestations...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-weight: normal;">Résumé du rapport :</span><br />
« Une dangereuse traversée : des conditions qui affectent l’émigration des réfugiés tibétains », 2009.</h3>
<h3><img class="alignnone size-full wp-image-870" style="border: 1px solid black;" title="dangereuse-traversee2009-a" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/06/dangereuse-traversee2009-a.jpg" alt="" width="584" height="367" /></h3>
<p>En 2009, la situation des Tibétains au Népal a été d’autant plus dégradée que les autorités chinoises ont cherché à empêcher toutes les manifestations contre la répression au Tibet. A la suite de l’aggravation de la situation, résultant des troubles qui ont secoué l’ensemble du plateau tibétain en mars 2008, la sécurité aux frontières demeure fragile. Bien qu’il soit plus important qu’en 2008, le nombre de Tibétains qui ont choisi l’exil en 2009 est faible, en comparaison aux années précédentes.</p>
<p>Au total, en 2009, 838 Tibétains ont effectué la dangereuse traversée de l’Himalaya pour atteindre le Népal et l’Inde, la destination finale. Ce nombre ne se situe que légèrement au-dessus de celui de l’an dernier qui était approximativement de 652. Il est bien en-dessous des 2 500 à 3 500 personnes qui tous les ans traversaient la frontière ces dernières années. Cette spectaculaire baisse du nombre d’émigrants peut être attribuée à l’augmentation des risques auxquels s’exposent les Tibétains du Tibet face au resserrement de la situation qui est en cours depuis le début des protestations de 2008, et au renforcement de la sécurité le long de la frontière tibéto-népalaise.</p>
<p>Les raisons qui poussent chaque année des Tibétains sur les routes de l’exil, du Népal et de l’Inde, sont détaillées dans ce rapport. Très souvent, ils fuient la politique répressive et le climat de terreur au Tibet. Les parents préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles en Inde afin qu’ils reçoivent une éducation impossible à obtenir en RAT. D’autres ont perdu leurs terres et leur moyen de subsistance à cause des objectifs stratégiques et économiques de la Chine au Tibet.</p>
<p>Une fois arrivés au Népal, les Tibétains se retrouvent encore menacés, en raison de la situation instable qui leur est attribuée. Au cours des dernières années, sous la pression du gouvernement chinois, l’attitude népalaise a changé vis-à-vis des Tibétains qui entrent ou restent en transit sur le territoire. Ce rapport traite en particulier la question de la situation des Tibétains qui ont traversé le Népal en 2009.</p>
<p>Selon une tendance initiée il y a deux ans, les autorités népalaises ont réitéré en 2009 le langage utilisé par le gouvernement chinois, lorsqu’il s’agit de traiter la question des réfugiés tibétains au Népal. Elles mettent en avant une approche davantage fondée sur « la loi et l’ordre » que sur les aspects humanitaires qui avaient pourtant caractérisé le traitement de la question, ces dernières décennies. Par exemple, les réfugiés tibétains sont plus fréquemment décrits aujourd’hui comme « des immigrants illégaux ». Régulièrement, des leaders népalais affirment la nécessité d’empêcher des actions « anti-Chine » sur leur sol. En 2009, à un an des manifestations de mars 2008 qui avaient éclaté à travers tout le Tibet, l’attention collective s’était concentrée autour des manifestations tibétaines à l’extérieur de l’Ambassade de Chine à Katmandou que certains Népalais tentaient d’empêcher.</p>
<p>Depuis mars 2009, des Tibétains en exil à Katmandou continuent, en dépit des risques, à s’engager dans des mouvements de protestation, guidés par la détresse et la colère, au vu des effets de la répression actuelle sur le Tibet. La réponse des autorités népalaises a été sévère et brutale. Elles ont adopté un seuil de tolérance moindre vis-à-vis des manifestants. Pékin avait expressément demandé au gouvernement népalais d’arrêter toutes protestations de ce type, déclarant qu’elles étaient une cause d’irritation pour les relations entre la Chine et le Népal.</p>
<p>Qu’ils transitent par le Népal ou qu’ils résident sur le territoire, les Tibétains du Népal sont de plus en plus vulnérables. Ceux qui ont quitté le chef supérieur de la communauté tibétaine dans le quartier de Bodnath à Katmandou pour les environs sont décrits comme des « désespérés » et se sentent « comme s’ils étaient invisibles, comme s’ils n’avaient pas le droit d’exister ».</p>
<p>La vague de protestations qui a commencé en mars 2008 à Lhassa et qui s’est répandue sur tout le plateau tibétain a profondément transformé le paysage politique des Tibétains, tant pour ceux du Tibet que pour ceux du Népal. ICT a enregistré plus de 200 actes de protestation au Tibet depuis le 10 mars 2008. Le violent resserrement de la situation par le gouvernement chinois a entraîné le décès, la disparition ou l’emprisonnement de centaines de Tibétains dont plus de 700 ont été arrêtés ou détenus sur des charges politiques.</p>
<p>Quelques temps avant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, le gouvernement chinois avait fermé la frontière entre le Népal et le Tibet, dans le but d’empêcher les manifestations qui auraient pu avoir lieu au moment de l’ascension du cortège de la flamme olympique sur le Mont Everest. La sécurité le long de la frontière a été, une fois de plus, renforcée à la suite des manifestations de mars 2008. Ajouté au resserrement politique de la situation, ce renforcement contribue à une baisse significative du nombre de Tibétains qui ont fait cette périlleuse traversée jusqu’au Népal.</p>
<p>Selon les informations obtenues par ICT, plus de 25 éminents Tibétains ont été détenus, les 8 et 9 mars 2009, par la police népalaise qui souhaitait prévenir les protestations de mars 2009 à Katmandou. Ils étaient suspectés d’avoir joué un rôle de leader dans les manifestations à Katmandou en 2008. Dans certains cas, les Tibétains sont restés en détention, alors que des policiers procédaient à une fouille de leur maison. Ils n’ont ni reçu de mandat d’arrêt, ni obtenu les raisons de leur détention. Ces détentions ont eu lieu avant la date anniversaire du rassemblement du 10 mars.</p>
<p>Aucun refoulement n’a été rapporté en 2009 mais les difficultés pour obtenir des informations sur la situation aux zones frontières rendent compte du fait qu’assurer la sécurité des Tibétains qui franchissent les montagnes devient de plus en plus difficile.</p>
<p><em>Traduit de l’anglais par Elodie Bernard. </em></p>
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		<title>Le nouveau rapport d’ICT</title>
		<link>http://www.savetibet.fr/2010/05/le-nouveau-rapport-d%e2%80%99ict/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 19:10:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier rapport d’ICT se penche sur la répression  qui frappe les écrivains et les artistes tibétains depuis mars 2008...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le dernier rapport d’ICT se penche sur la répression  qui frappe les écrivains et les artistes tibétains depuis mars 2008.</strong></h3>
<p><strong><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/05/raging-storm.jpg"><img class="size-medium wp-image-855 alignleft" style="margin-left: 6px; margin-right: 6px;" title="raging-storm" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/05/raging-storm-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a>La détention de l’influent auteur tibétain, Shogdung, le 23 avril à Xining rend compte de la nouvelle vague de répression qui frappe les auteurs, les artistes et les enseignants du Tibet depuis les événements de mars 2008. Shogdung (qui signifie « la Conque du matin») est le nom de plume de Tagyal.</strong></p>
<p>Il est l’un des plus remarqués parmi les 31 auteurs, bloggeurs et intellectuels qui se trouvent actuellement en prison. Toutes ces personnes ont été condamnées pour avoir exprimé leur point de vue, écrit de la poésie et de la prose ou tout simplement, pour avoir partagé des informations sur les politiques mises en place par la Chine et leurs impacts sur le Tibet aujourd’hui. <em>« Séparer le ciel de la terre »</em> qui est le nouveau livre de Shogdung et bien d’autres ouvrages écrits depuis le printemps 2008 par des Tibétains se classent parmi les plus larges actes d&#8217;accusation concernant la politique chinoise au Tibet des 50 dernières années.</p>
<p>Une résurgence littéraire et culturelle se fait nettement sentir sur le plateau tibétain depuis les événements du printemps 2008 à Lhassa qui se sont placés contre les politiques chinoises et en soutien au Dalaï-lama.</p>
<p>Les écrivains tibétains de Xining et des autres districts de l’Amdo (province tibétaine aujourd’hui incorporée en grande partie dans le Qinghai) comprennent généralement aussi bien le Chinois que le Tibétain et utilisent Internet et des photocopieuses. Ils sont les premiers acteurs de ce renouveau. Des chanteurs et des enseignants sont également engagés dans ce processus de résurgence d&#8217;une forte identité culturelle tibétaine.</p>
<p>Ceux qui osent réfuter la version officielle des événements de mars 2008 et qui constituent la nouvelle génération d’intellectuels représentent un défi bien plus important qu’auparavant, pour le Parti communiste chinois. Cela signifie par conséquent que chaque individu est soumis à davantage de risques. Pour la première fois depuis la fin de la Révolution culturelle en 1976, chanteurs, artistes et auteurs sont les cibles de représailles contre la culture tibétaine dans laquelle la moindre expression de son identité qui n’aurait pas été validée par l&#8217;Etat chinois peut être qualifiée de « séparatiste ».</p>
<p>Bien qu’ils soient moins connus à l’extérieur de la Chine que les dissidents chinois tels que Liu Xiaobo et Hu Jia, beaucoup d’intellectuels tibétains sont célèbres parmi les leurs, et ils effectuent de longues peines de prison pour s’être exprimé de manière pacifique. Leurs préoccupations concernant les restrictions et la répression reflètent ceux de leurs homologues chinois.</p>
<p>Le rapport détaille :</p>
<p>• Les cas de plus de 50 Tibétains, dont 13 auteurs, engagés dans le milieu artistique et la sphère publique. Ils sont en prison ou ils ont disparus ou ils sont soumis à des tortures et du harcèlement parce qu’ils ont exprimé leur point de vue.</p>
<p>• De nouvelles informations sur la détention de fonctionnaires qui étaient bien établis, sur le rédacteur et essayiste Shogdung, et la première traduction en anglais d’extraits de son dernier livre, « Séparer le ciel de la terre ». Cet ouvrage qui est très probablement à l’origine de son arrestation le 23 avril est une analyse détaillée des manifestations de 2008 qu’il décrit comme le réveil de la conscience et de la solidarité nationale tibétaines. C’est un plaidoyer en faveur du droit à la désobéissance civile sur l’exemple du courant de non-violence de Gandhi.</p>
<p>• Les cas des Tibétains qui ont été condamnés à de longues peines de prison pour s’être exprimé au sujet du resserrement de la situation par des mails ou par des conversations téléphoniques. Les peines qu’ils encourent indiquent que la Chine s’est engagée dans une politique de tolérance zéro vis-à-vis de ceux qui livrent des informations sur le Tibet, qu’elles soient ou non de grande importance. En vertu de la loi nationale et de la Charte universelle des Droits de l&#8217;Homme, cette politique est contraire aux engagements contractés par l’Etat chinois au sujet de la liberté d’expression dans le pays.</p>
<p>• Une liste des chanteurs et artistes tibétains qui ont été arrêtés à cause des textes de leurs chansons, une traduction en anglais des documents officiels de condamnation d&#8217;un jeune chanteur qui prouve la nature des mesures prises par les autorités chinoises pour faire taire les Tibétains qui n’adopteraient pas la version officielle de la Chine, que ce soit sur la situation du Tibet avant les années 50 ou sur les émeutes du printemps 2008.</p>
<p>Pour accéder au rapport (en anglais) “<a href="http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/raging-storm-crackdown-tibetan-writers-and-artists-after-tibets-spring-2008-protests">A raging storm: The crackdown on Tibetan writers and artists after the Tibet’s Spring 2008 Protests”</a></p>
<p><a href="/pdf/Raging_Storm.pdf">LE RAPPORT au format PDF</a></p>
<p><em>Texte traduit de l’anglais par Elodie Bernard </em></p>
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		<title>Les écrits interdits au Tibet</title>
		<link>http://www.savetibet.fr/2010/01/rapport/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 09:34:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier rapport d'ICT publié en octobre 2009 contient une série inédite d'articles et de poèmes d'écrivains et d'intellectules tibétains...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le dernier rapport d&#8217;ICT publié en octobre 2009 contient une série inédite d&#8217;articles et de poèmes d&#8217;écrivains et d&#8217;intellectules tibétains dont la plupart ont été interdits en Chine</strong></h3>
<div><strong><img class="alignnone size-full wp-image-213" title="img_rapports" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/img_rapports.jpg" alt="img_rapports" width="620" height="324" /></strong></div>
<div><strong>Ecrits du Tibet : « <em>Comme l’or qui ne craint aucun feu</em></strong><strong> »</strong></div>
<p><strong><em>Un nouveau recueil d’écrits produits par des Tibétains au Tibet, y compris des extraits de livres interdits par le gouvernement chinois, et des travaux d’auteurs aujourd’hui emprisonnés, a été dévoilé le 18 octobre par International Campaign for Tibet à la Foire Internationale du Livre de Frankfort, la plus grande foire littéraire du monde. Le gouvernement Chinois était l’invité d’honneur de la foire, et il a provoqué la controverse en tentant de bloquer les voix dissidentes. </em></strong></p>
<p>Le livre s’intitule « <em>Comme l’or qui ne craint aucun feu </em>» (titre original « <em>Like Gold that Fears no Fire</em> ») et présente des histoires d’emprisonnement, d’interrogation, de mort et de perte, mais aussi des perspectives pour un futur meilleur, qui révèlent la force, la profondeur et la vigueur de l’identité tibétaine. Les histoires, poèmes et essais de cette collection riche se penchent sur l’expérience des Tibétains depuis qu’une vague majoritairement pacifique a balayé le Tibet depuis mars 2008. Cette vague a rencontré une répression sévère. Les écrivains et les artistes font partie des centaines de Tibétains qui sont confrontés à la torture et à l’emprisonnement pour avoir exprimé pacifiquement leur opinion.</p>
<p>Depuis le début des manifestations, le gouvernement chinois a cherché à dissimuler les disparitions et assassinats qui ont eu lieu partout au Tibet, et diffusé une propagande agressive contre le Dalaï Lama. Les auteurs présentés dans cet ouvrage, dont la plupart se trouvent encore au Tibet et en Chine, osent défier la version officielle des événements, et représentent un défi plus important que jamais pour le gouvernement communiste.</p>
<p>« <em>Comme l’or qui ne craint aucun feu</em> » est une phrase inspirée d’une expression chinoise qui signifie que la vérité ne peut être ébranlée. L’écrivaine Woeser utilise cette phrase pour décrire les enseignements Bouddhistes. Le livre a été banni dès sa sortie au Tibet. Il s’ouvre sur un article de Woeser, la plus connue des écrivains tibétains, poète accomplie et l’une des analystes les plus éloquentes et les plus ardentes de l’oppression chinoise au Tibet. Cette pièce importante et puissante de Woeser souligne l’importance de la narration dans l’affirmation de l’histoire et de l’identité d’un peuple opprimé. Woeser déclare que les événements de 2008 sont aussi significatifs dans l’histoire contemporaine du Tibet que ceux de mars 1959, quand la tension contre la présence chinoise au Tibet avait augmenté jusqu’à culminer lors du soulèvement de Lhassa, et qui menèrent à la fuite du Dalaï Lama.</p>
<p>Dans cet ouvrage, vous trouverez également :</p>
<ol>
<li>Les réflexions d’un bloggeur sur l’identité tibétaine aujourd’hui : « <em>Les Tibétains ne sont plus seulement en train d’essayer de s’insérer dans l’histoire nationale chinoise ; ils créent plutôt la leur. C’est une nouvelle ère culturelle</em>. (…) [les jeunes tibétains] <em>commencent à avoir l’opportunité d’être toute une série de choses tout en restant tibétains.</em> »</li>
<li>De la poésie écrite par des auteurs au Tibet et en dehors.</li>
<li>Le journal d’une interrogation par un écrivain tibétain.</li>
<li>Un essai par l’érudit tibétain Lamajabb, qui trouve les causes des manifestations ayant secoué le plateau non pas dans une supposée « clique du Dalaï Lama » mais bien dans l’histoire tragique du Tibet depuis les années cinquante et les manquements de la politique chinoise au Tibet.</li>
<li>Les paroles d’une chanson écrite par des moines emprisonnés.</li>
<li>De l’art contemporain réalisé par des artistes tibétains maintenant exilés, avec commentaire.</li>
<li>La première traduction en anglais d’un extrait du livre de l’auteur Dolma Kyab, qui purge une peine de dix ans et demi de prison à cause du livre.</li>
</ol>
<p>L’ouvrage (en anglais) peut être téléchargé gratuitement à l’adresse :</p>
<p><a href="http://www.savetibet.org/files/documents/Like%20Gold.pdf">http://www.savetibet.org/files/documents/Like Gold.pdf</a></p>
<hr />
<h2>like gold that fears no fire</h2>
<p><a href="http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/gold-fears-no-fire-new-writing-tibet" target="_blank">New Writing from Tibet</a><br />
The book can be downloaded for free <a href="http://www.savetibet.org/files/documents/Like%20Gold.pdf">HERE</a>.<br />
The cover can be downloaded <a href="http://www.savetibet.org/files/documents/Like%20Gold%20Cover.pdf">HERE</a>.</p>
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		<title>Sur la trace du Dragon de Fer</title>
		<link>http://www.savetibet.fr/2009/12/sur-la-trace-du-dragon-de-fer/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 14:07:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvelles découvertes sur l’impact des politiques économiques de la Chine et de la ligne ferroviaire sur le Tibet et l’Asie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nouvelles découvertes sur l’impact des politiques économiques de la Chine et de la ligne ferroviaire sur le Tibet et l’Asie </strong></p>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/dragons.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-84" title="dragons" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/dragons.jpg" alt="dragons" width="400" height="300" /></a></p>
<p>Accéder à la synthèse du rapport (en français) <a href=" http://www.savetibet.fr/syntheserapportICT.pdf"> http://www.savetibet.fr/</a><span style="font-family: 'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; line-height: normal; font-size: 12px; "><a href=" http://www.savetibet.fr/syntheserapportICT.pdf">syntheserapportICT.pdf</a></span></p>
<p>Accéder au rapport complet Tracking the Steel Dragon  (en anglais) <a href="http://72.32.136.41/files/documents/TrackingTheSteelDragon.pdf">http://72.32.136.41/files/documents/TrackingTheSteelDragon.pdf</a></p>
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		<title>Interpréter le Tibet: Un guide politique pour voyager au Tibet</title>
		<link>http://www.savetibet.fr/2009/12/nterpreter-le-tibet-un-guide-politique-pour-voyager-au-tibet/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 13:46:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Bientôt disponible en français !
Ce rapport contient des conseils qui permettront aux visiteurs de décoder et de mieux appréhender la réalité tibétaine...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Accéder au</p>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/interpreter2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-437" title="interpreter" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/interpreter2.jpg" alt="interpreter" width="606" height="434" /></a>rapport (anglais): <a href="http://72.32.136.41/files/documents/TibetanChinaTravelGuide.pdf">http://72.32.136.41/files/documents/TibetanChinaTravelGuide.pdf</a></p>
<p>Le rapport <a href="/pdf/tibet_FR.pdf">en français</a>.</p>
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		<title>Népal : la situation des Tibétains</title>
		<link>http://www.savetibet.fr/2009/12/la-situation-des-tibetains-au-nepal-synthese-du-rapport-d%e2%80%99international-campaign-for-tibet-%c2%ab-comment-l%e2%80%99influence-de-la-chine-affecte-les-tibetains-au-nepal-%c2%bb-juillet-2009/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 17:40:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Synthèse du rapport d’International Campaign for Tibet: « Comment l’influence de la Chine affecte les Tibétains au Népal » (juillet 2009)...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_433" class="wp-caption alignnone" style="width: 626px"><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/refugies.jpg"><img class="size-full wp-image-433   " title="refugies" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/refugies.jpg" alt="refugies" width="616" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Arrestation d’un manifestant tibétain au Népal – photo ICT</p></div>
<p><strong>Synthèse du rapport d’International Campaign for Tibet: « Comment l’influence de la Chine affecte les Tibétains au Népal » (juillet 2009)</strong></p>
<p>La vague de protestation contre l’autorité chinoise qui a débuté au Tibet en mars 2008 ainsi que le renforcement des mesures répressives qui en a résulté ont transformé le paysage politique et eu un impact dramatique sur la situation des Tibétains qui passent la frontière népalaise.</p>
<p>Afin de prévenir les manifestations pro tibétaines au Népal, les autorités chinoises ont intensifié leurs efforts pour influencer le gouvernement népalais, son système judiciaire et la société civile.</p>
<p>Alors qu’un « <em>gentlemen’s agreement</em> » garantissant un transit en toute sécurité pour les Tibétains fuyant le Tibet en passant par le Népal est encore largement appliqué, le gouvernement népalais a adopté une position plus dure à l’égard des manifestations de l’identité tibétaine au sein de la communauté tibétaine implantée au Népal.</p>
<p>Le fait que le gouvernement népalais accède aux revendications chinoises menace l’intégrité de la démocratie et des institutions légales du pays et va à l’encontre des liens culturels et religieux qui existent depuis des siècles entre les peuples de l’Himalaya.</p>
<p><strong>Voici ce que le Népal a concédé à la Chine :</strong></p>
<ul>
<li>De l’approche humanitaire qui a caractérisé le traitement des réfugiés tibétains ces dernières décennies, les autorités népalaises ont adopté une approche « de la loi et de l’ordre ».</li>
<li>Le harcèlement et les extorsions des Tibétains résidants de longue date au Népal, ce qui contribue à un sentiment largement répandu de peur et d’insécurité.</li>
<li>La suppression des expressions pacifiques de l’identité tibétaine telles que la célébration de l’anniversaire du Dalaï Lama.</li>
<li>Des arrestations préventives de Tibétains, contrôles d’identité et fouilles d’habitations.</li>
<li>Un important déploiement de forces de police dans la communauté tibétaine.</li>
<li>Le harcèlement des journalistes népalais qui tentent de rapporter les actions de la police dans la communauté tibétaine et de nombreux articles dans les médias faisant état de conspirations pour libérer le Tibet.</li>
<li>La présence croissante d’organisations sympathiques aux positions du gouvernement chinois, à la fois séculaires et religieuses, certaines étant réputées avoir des liens avec l’ambassade de Chine.</li>
<li>La réticence du gouvernement népalais à fournir des solutions durables pour les réfugiés tibétains installés de longue date au Népal, par la régularisation de leur statut légal ou en leur permettant de bénéficier d’un programme d’admission proposé par les Etats-Unis depuis 2005.</li>
<li>La couverture hostile de tout ce qui touche à la communauté tibétaine et à ses supporters dans les médias népalais.</li>
</ul>
<p>Depuis l’établissement d’un nouveau régime à Katmandou, Pékin a opéré un transfert de ses bonnes relations vers le nouveau régime et considère la question tibétaine comme l’élément définissant ses relations bilatérales avec le Népal.</p>
<p>Les autorités chinoises ont aussi intensifié le travail social de proximité à la société civile du Népal, et accentué les échanges commerciaux et culturels. Le résultat de cette influence politique et des priorités de Pékin est une population tibétaine vulnérable, démoralisée et en danger.</p>
<p><strong>Tolérance zero pour les manifestations tibétaines</strong></p>
<p>Suite au renforcement des mesures au Tibet depuis mars 2008, les Tibétains exilés au Népal ont manifesté quasi quotidiennement pendant 6 mois. Les autorités népalaises ont adopté une approche « tolérance zéro » vis-à-vis de ces manifestants et la police népalaise a parfois utilisé la force, de manière excessive, contre ceux-ci.<sup><sup><a href="#un">[1]</a></sup></sup><a href="#un"> </a>Le gouvernement maoiste a permis aux diplomates chinois une influence extraordinaire et extrajudiciaire dans les questions tibétaines au Népal. Du personnel de l’ambassade chinoise fut remarqué et photographié travaillant derrière la police, guidant le maniement des protestations et arrestations des manifestants, allant même jusqu’à diriger la position des officiers de police népalais.</p>
<p><strong>« Les Tibétains du Népal sont désespérés »…</strong></p>
<p>… déclare lors d’une interview avec ICT un leader de la communauté tibétaine rencontré dans le quartier de Bodnath à Katmandou, l’un des principaux centre du bouddhisme de la ville et lieu de résidence de nombreux tibétains.</p>
<p><em>« Ils craignent d’être arrêtés par la police ou que celle-ci effectue des descentes dans leurs maisons. Les Tibétains n&#8217;ont même pas de droits minimaux et pas de papiers. Cela porte gravement préjudice à notre communauté. La situation fut particulièrement critique sous le gouvernement maoiste. Il est difficile de décrire dans quel état de peur et de vulnérabilité sont les Tibétains. Les gens se sentent invisibles, comme s&#8217;ils n’avaient pas le droit d’exister. Ils ne peuvent rentre dans leur pays et ne se sentent pas en sécurité ici. »</em></p>
<p>Les Tibétains qui sont arrêtés par la police népalaise sur le chemin de la maison sans papiers sont parfois battus, parfois d’importantes taxes sont exigées. On leur dit souvent que cela sera pire pour eux s’ils en parlent au UNHCR<a href="#deux"><sup><sup>[2]</sup></sup></a>, à d’autres organisations ou à quiconque.</p>
<p>Pour cette raison, la plupart des cas de harcèlement ne sont pas rapportés. De nombreux cas ont cependant été rapportés à ICT par des sources tibétaines fiables à Katmandou.</p>
<p>Résultat : il est devenu rare de voir des Tibétains dans les rues de Bodnath, un centre de culte à Katmandou, avec ses thangka, ses boutiques, ses artisans, après 18h30. Les Tibétains risquent aussi de se faire arrêter et harceler par la police s&#8217;ils reviennent de Thamel, la zone la plus touristique de la ville, après 18h.</p>
<p>Les Tibétains sans papiers de résidents ne sont en général pas autorisés à enregistrer une activité commerciale telle que boutiques, restaurants ou pensions. Selon des anecdotes rapportées à Katmandou, les Tibétains ne sont parfois même pas autorisés à enregistrer des activités commerciales alors qu’ils ont des papiers valides et de l’argent. Il arrive que des Népalais aident les Tibétains en enregistrant leurs commerces à leur nom ou en leur procurant du travail.</p>
<p>D’après un leader de la communauté tibétaine qui vit depuis près de 20 ans à Katmandou, les Tibétains sont parfois soumis à des taxes supplémentaires par rapport aux Népalais &#8211; bien que cela soit à replacer dans le contexte actuel de climat politique instable &#8211; et nombre de boutiques et affaires sont soumis à des extorsions. Dans un commentaire qui illustre le ressenti de la communauté tibétaine du Népal, le leader explique « <em>Les taxes additionnelles sur les affaires des Tibétains sont clairement dues aux pressions politiques exercées par la Chine, chaque Tibétain sait que le gouvernement chinois veut rendre la situation la plus difficile possible pour les Tibétains au Népal. »</em></p>
<p>Selon d’autres sources tibétaines au Népal, les Tibétains craignent également que leurs enfants soient empêchés d&#8217;étudier dans les écoles népalaises dans certains villages hors de Katmandou. (…) Un membre du Parlement tibétain en exil vivant au Népal depuis 1959 a déclaré à ICT que, cette année, le gouvernement népalais a produit un nouveau formulaire de candidature requérant des enfants qu’ils aient la pleine nationalité népalaise pour pouvoir être admis à l&#8217;école.</p>
<p>De 2500 à 3500 Tibétains sont enregistrés chaque année par le HCR et on leur fournit une assistance au Centre d&#8217;accueil des réfugiés tibétains à Katmandou. Il y a eu des pics inhabituels mais depuis mars 2008 on constate plutôt un déclin dramatique du nombre de ces réfugiés. Seulement 652 Tibétains sont arrivés sains et saufs au centre l’année dernière. Cette année, on n’en dénombre encore que 300 bien qu’on s’attende à voir ce chiffre augmenter de manière significative en hiver.</p>
<p>Le centre est essentiel pour le bien-être des Tibétains qui arrivent en exil. Mais il est aussi sous surveillance des autorités, à cause de l’intérêt que portent les Chinois aux activités des Tibétains au Népal. Avant le 50ème anniversaire du 10 mars 1959, on rapporte un large déploiement de forces de police au centre, des officiers en civil entrant dans les bâtiments et exigeant des informations sur les noms et mouvements des Tibétains hébergés au centre.</p>
<p>Du côté des frontières également, le gouvernement chinois a commencé à renforcer la sécurité. Juste après la visite d’une délégation chinoise de haut niveau à Katmandou, le ministre de l’Intérieur du Népal a annoncé le déploiement de forces de police armées aux zones frontalières, déclarant que c’était à la requête du gouvernement chinois.</p>
<p>Accéder au dernier rapport complet sur les réfugiés : «<strong> Dangerous Crossing : Conditions impacting the Flight of Tibetan Refugees, 2007-2008</strong> »</p>
<p>(en anglais)  <a href="http://72.32.136.41/files/documents/2007-2008RefugeeReport.pdf">http://72.32.136.41/files/documents/2007-2008RefugeeReport.pdf</a></p>
<p><a name="un"></a><sup><sup>[1]</sup></sup> Rapport de Human Rights Watch.</p>
<p><a name="deux"></a><sup><sup>[2]</sup></sup> United Nations High Commissioner for Refugees (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés).</p>
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