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	<title>Savetibet &#187; Documentation</title>
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		<title>Tibet l&#8217;Espoir dans l&#8217;Exil</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 14:06:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Présidente fondatrice de l'association Graines d'Avenir, Véronique Jannot découvre les valeurs qui forment les racines du peuple tibétain...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Tibet l&#8217;Espoir dans l&#8217;Exil</h1>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2012/01/bd_jeannot1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1187" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="Tibet l'Espoir dans l'Exil" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2012/01/bd_jeannot1.jpg" alt="" width="210" height="290" /></a><strong>Présidente fondatrice de l&#8217;association Graines d&#8217;Avenir, Véronique Jannot découvre les valeurs qui forment les racines du peuple tibétain. De cette rencontre avec la culture tibétaine naît l&#8217;envie de parrainer une enfant: Migmar.</strong></p>
<p>Orpheline, l&#8217;enfant est, dès l&#8217;âge de huit ans, envoyée en Inde, à Dharamsala où est installé le gouvernement en exil. Ce périple n&#8217;est pas sans danger : le départ de Migmar doit être caché aux autorités chinoises. La fillette survivra à une fuite périlleuse à travers les montagnes et échappera aux patrouilles chinoises. De passeurs en hôtes clandestins, elle finira par atteindre l&#8217;Inde et le camp de réfugiés. Là bas, Migmar aura la chance de pouvoir bénéficier d&#8217;une éducation à la fois moderne et ancrée dans les principes de la culture tibétaine.</p>
<p>A travers l&#8217;histoire de sa filleule et de leur rencontre, Véronique Jannot nous fait part du combat pacifique d&#8217;un peuple pour sa liberté de culture et de religion.</p>
<p>Toutes les infos : <a href="http://www.canalbd.net/canal-bd_catalogue_detailbd_Tibet-l-Espoir-dans-l-Exil--9782746826274" target="_blank">www.canalbd.net</a></p>
<p>Images : <strong>© EDITIONS DU SIGNE / Philippe Glogowski / Gaetan Evrard</strong></p>
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		<title>« Esprit de retrouvailles » : quand le Dalaï-lama rencontre le Président Obama</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 07:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Dalaï-lama a déclaré aujourd’hui qu’il y a eu un « esprit de retrouvailles » lors de sa rencontre avec le Président Obama à la Maison Blanche...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rapport d’ICT du 16 juillet 2011</strong></p>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2011/07/dalai_obama.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1081" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px; border: 1px solid black;" title="dalai_obama" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2011/07/dalai_obama.jpg" alt="" width="268" height="179" /></a>Le Dalaï-lama a déclaré aujourd’hui qu’il y a eu un « esprit de retrouvailles » lors de sa rencontre avec le Président Obama à la Maison Blanche. S’adressant aux journalistes et aux amis, de retour à son hôtel de Washington après la réunion, le Dalaï-lama a déclaré : « Bien sûr, en tant que Président du plus grand pays démocratique, [le Président Obama] a très naturellement exprimé une certaine inquiétude au sujet des valeurs humaines fondamentales, des droits de l’Homme, de la liberté religieuse, de ce type de choses, très naturellement il montre une réelle préoccupation pour la souffrance au Tibet et ailleurs. » Le Dalaï-lama a également déclaré qu’il avait informé le Président de sa décision de déléguer son pouvoir politique à une direction démocratiquement élue. Le Dalaï-lama a fait référence à « la profonde amitié » liant les deux lauréats du Prix Nobel de la Paix.<br />
La Maison Blanche a publié une image et le communiqué suivant sur la réunion d’aujourd’hui : « Le Président a rencontré ce matin à la Maison Blanche Sa Sainteté le XIVème Dalaï-lama. Le Président a réitéré son soutien ferme à la protection des traditions religieuses, culturelles et linguistiques uniques du Tibet et du peuple tibétain, à travers le monde. Il a souligné l’importance de la défense des droits de l’Homme pour les Tibétains en Chine. Le Président a félicité l’engagement du Dalaï-lama dans la non-violence et le dialogue avec la Chine ainsi que la poursuite de son approche de la « Voie du milieu ». Rappelant que la politique américaine considère que le Tibet est une partie de la République Populaire de Chine et que les Etats-Unis ne soutiennent pas l’indépendance du Tibet, le Président a insisté sur le fait qu’il encourage le dialogue direct pour résoudre les différences de longue date et qu’un dialogue qui produit des résultats serait positif tant pour la Chine que pour les Tibétains. Le Président a souligné l’importance qu’il attache à construire un partenariat sino-américain de coopération. Le Dalaï-lama a déclaré qu’il ne cherche pas l’indépendance du Tibet et qu’il espère que le dialogue entre ses représentants et le gouvernement chinois pourra bientôt reprendre. »</p>
<p><em>Traduit par Elodie Bernard </em></p>
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		<title>L&#8217;Insoumise de Lhassa</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Apr 2011 16:32:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était clair dans mon esprit que j’allais mourir ou, au mieux, rester de longues années en prison… J’avais choisi en parfaite connaissance de cause...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2011/04/insoumise.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1058" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px; border: 1px solid black;" title="insoumise" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2011/04/insoumise.jpg" alt="" width="241" height="343" /></a>Il était clair dans mon esprit que j’allais mourir ou, au mieux, rester de longues années en prison… J’avais choisi en parfaite connaissance de cause.</strong></p>
<p>C’est avec cette détermination que Gyaltsen Drölkar, jeune moniale tibétaine âgée de 19 ans, s’était résolue à manifester en faveur du dalaï-lama et de la liberté du Tibet, en 1990. Avec treize autres nonnes, elle a été torturée et jetée dans les geôles chinoises. Elle n’en est sortie que douze ans plus tard.Ce livre est le récit inédit de ce qu’ont vécu ces femmes. Libérée en 2002, Gyaltsen Drölkar a dû se résoudre à fuir le Tibet. C’est à pied, au péril de sa vie, qu’elle a gagné clandestinement le Népal au terme d’une marche de douze jours, dans la neige, en haute altitude.</p>
<p>Dans un texte d’une pureté bouleversante, Gyaltsen Drölkar raconte cette histoire, depuis son enfance nomade jusqu’à son arrivée en Europe. Elle dit, pudiquement, la cruauté du traitement réservé par les Chinois à ceux qui ne se soumettent pas. Rarement l’âme du combat tibétain pour la liberté n’a été aussi magnifiquement exprimée.</p>
<p>p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; color: #154fae} span.s1 {text-decoration: underline} span.s2 {color: #000000}</p>
<p class="p1"><span class="s1"><a href="http://www.bourin-editeur.fr/livre/l-insoumise-de-lhassa.html">http://www.bourin-editeur.fr/livre/l-insoumise-de-lhassa.html</a></span><span class="s2"> </span></p>
<div id="_mcePaste"><strong>L&#8217;Insoumise de Lhassa</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>Gyaltsen Drölkar</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>Avril 11</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>Collection Les Moutons noirs</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>168 pages</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>19.00 €</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>Isbn: 978-2-84941-227-5</strong></div>
<div id="_mcePaste"><strong>Code sodis: 754 910.2</strong></div>
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		<title>Six mois après le tremblement de terre de Kyegu…</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 15:40:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Six mois après la catastrophe, le rapport d’ICT revient sur les conséquences du tremblement de terre qui a frappé la région tibétaine de Yushu le 14 avril dernier !..]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Six mois après la catastrophe, le rapport d’ICT revient sur les conséquences du tremblement de terre qui a frappé la région tibétaine de Yushu le 14 avril dernier!</h2>
<p><br/></p>
<h2><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/11/kyegu.jpg"><img class="size-full wp-image-911 alignleft" style="margin-left: 0px; margin-right: 10px; border: 1px solid black;" title="kyegu" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/11/kyegu.jpg" alt="" width="232" height="176" /></a><strong>Rapport d’International Campaign for Tibet, 18 Octobre 2010.</strong></h2>
<p><strong>Le 14 avril 2010, un tremblement de terre de magnitude 6,9 a rasé la ville de Kyegu. La ville a une faible densité de population et est située dans la zone rurale tibétaine de Yushu, dans la province du Qinghai. Selon les chiffres officiels, le tremblement de terre a fait 2 698 morts et 100 000 sans-abris.</strong><br />
Le rapport d’ICT rend compte, six mois après, des conséquences du tremblement de terre et de la réponse donnée par les autorités chinoises :<br />
	Les autorités ont décidé d’abandonner les plans d’hébergements temporaires dans les refuges. Rien n’a été dit sur la manière dont beaucoup de familles devront passer l’hiver.<br />
	Toute expertise provenant d’ONG a été exclue par les autorités. Les rapports soulignent le statut précaire des personnels d’ONG ainsi que la surveillance et les incertitudes pour accéder au terrain pour les ONG extérieures. Le gouvernement a contrôlé la récupération des fonds d’ONG au profit des autorités chinoises. Ainsi beaucoup d’aide n’a pas été versée à ceux qui en avaient besoin.<br />
	Les autorités ont exclu les Tibétains d’une participation au processus de reconstruction. Pourtant, Yushu est une zone avec un caractère identitaire tibétain fort, tant sur le plan historique que religieux et institutionnel.<br />
	L’aide venant de l’extérieur du Tibet a été essentiellement faite dans le but d’aider les Tibétains à survivre aux conséquences dévastatrices du tremblement de terre. Elle a apporté des espoirs et a voulu casser le sentiment d’isolement qui a pour effet d’exacerber la frustration que beaucoup d’entre eux ressentaient face au contrôle strict de la reconstruction par les autorités chinoises à Yushu. Les Tibétains et le reste de la population se sont impliqués dans le travail humanitaire avec la détermination de survivre après le tremblement de terre.<br />
En dépit des millions de dollars versés pour l’aide humanitaire et pour la reconstruction, la population de Yushu se trouve face à de sérieuses privations alors que l’hiver approche. Voulant éviter du gaspillage, les autorités ont déclaré en mai 2010 qu’il n’y aurait pas d’hébergements temporaires qui serviraient d’abri. Ainsi ont-elles investi dans la construction de structures permanentes (« les nouveaux villages socialistes »). On estime que cela prendra entre un à trois ans pour les achever. Une source en contact avec des Tibétains de Yushu a dit à ICT que pour l’heure, les hébergements temporaires accueillaient les bureaux du gouvernement, les entreprises de construction et les ONG, tandis que les tentes d’hiver étaient destinées aux locaux. Ainsi une famille de 4 personnes est éligible à obtenir une tente d’hiver, alors que les plus petites doivent l’acheter 100 yuans (soit 150 dollars US). Selon la même source, les officiels locaux ont donné l’ordre aux militaires participant à la reconstruction et à l’aide humanitaire de rassembler les tentes à l’extérieur des villes. Or, la majeure partie des habitants préfèrent au contraire rester sur leur terrain pour les protéger de toutes incertitudes du processus en cours. Par ailleurs, les habitants reçoivent de l’aide alimentaire (farine, riz) mais ils espèrent plutôt recevoir du combustible et des cuisinières à gaz, en raison de la rudesse de l’hiver.<br />
« On ne sait pas comment les familles et les enfants feront pour survivre cet hiver », a déclaré l’ONG « le Projet Village tibétain » engagée à Yushu.<br />
Outre les défis techniques et climatiques liés à la reconstruction, la situation politique à Yushu est devenue extrêmement tendue. Un membre d’une ONG qui a des contacts dans la zone a dit à ICT que les habitants étaient prêts à parler du processus de reconstruction et des autres développements dans la région. Cependant, toute personne qui abordera ce thème et plus particulièrement, le manque de transparence de l’aide financière, sera victime de mesures de représailles de la part du gouvernement. Cette aide financière provient essentiellement de dons et s’élève à environ 1.5 milliard de dollars. Elle a été dans les faits détournée.<br />
En dépit de la vague de protestations au cours des six mois qui ont suivi le tremblement de terre, les questions restent ouvertes concernant la logique du processus de reconstruction. Comme le dit une source qui travaille dans la région de Yushu : « la seule chose qui soit claire, c’est qu’il n’y a pas de plan finalisé pour la reconstruction qui ait été approuvé ». Plusieurs sources dans la zone disent que les Tibétains sont effectivement exclus de la planification du processus de reconstruction. De multiples projets ont pourtant été proposés. Ils ont porté plainte et protestent ; ce à quoi les autorités locales répondent que seules les autorités de Pékin sont responsables de la planification et qu’il n’y a rien que les autorités locales puissent faire elles-mêmes. En juin, selon Radio Free Asia (RFA), des centaines de Tibétains ont protesté après que les officiels aient commencé à les évincer de leurs terres. La principale préoccupation des Tibétains est de ne pas perdre leurs terres et de ne pas devoir emménager dans des habitats permanents (soit des appartements, soit des complexes de type lotissement). A été également dit aux résidents dont la maison est restée intacte pendant le tremblement de terre qu’ils seraient peut-être éligibles à la garder pour autant qu’ils en aient l’accord.<br />
Un rapport émanant du terrain a déclaré en juin que « les rapports sur les plans de reconstruction pour Jyekundo continuent de changer semaine après semaine. Quelques personnes ont déjà dû abandonner leurs maisons et déménager vers d’autres quartiers de la ville en raison des plans pour de nouvelles routes, de nouveaux centres ou parcs. Les récents rapports indiquent que beaucoup de résidents ont eu très peur de voir leurs maisons devenir des bureaux des autorités ; on ne sait toujours pas si cela va se produire. De plus, la manière dont seront reconstruites les résidences n’est pas claire. Certains plans montrent des maisons très petites (800 p² soit environ 74 m²) qui devraient accueillir des grandes familles tibétaines. Même les familles qui ont un autre endroit où aller souhaitent qu’un de leur membre reste dans la ville de manière à rendre compte de l’évolution de la reconstruction. »<br />
Durant la réunion du 1er mai 2010 sur les thèmes de la réhabilitation post-désastre et de la reconstruction, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré qu’il veillera à ce que la reconstruction des installations publiques (écoles, hôpitaux) soit une priorité. Lors d’une visite dans un temple bouddhiste tibétain, il a également affirmé que le gouvernement participera à la reconstruction des monastères locaux. Cependant, un conseiller gouvernemental a par ailleurs ajouté que la ville, une fois reconstruite, devra être « une ville éco-responsable et touristique ». Cela sous-entend qu’il s’agit avant tout de satisfaire les intérêts de spéculateurs extérieurs plutôt que ceux des locaux.<br />
Les compagnies privées chinoises excluent les Tibétains de leurs offres d’emploi sur des chantiers liés à la reconstruction, au profit des travailleurs chinois, selon une source en contact avec des locaux de Yushu. En concurrence entre elles, ces compagnies sont amenées à soudoyer certains officiels qui sont bien loin de se soucier de la responsabilité et de la transparence financière sur les millions de dollars qui ont été versés en aide. Des appels pour la participation des Tibétains au processus de reconstruction ont été lancés par le Congrès américain qui a fait passer une résolution le 20 mai 2010, présentant ses condoléances aux personnes touchées par le séisme et soulignant le rôle majeur que les Tibétains devraient jouer dans le processus. Le député américain Mike McMahon (D-NY) qui a impulsé cette résolution a caractérisé Yushu de « berceau de la culture et de la religion tibétaine depuis des siècles ». Il a encouragé le gouvernement chinois à « inclure la population tibétaine locale aux plans de reconstruction ».<br />
Peuplé à 97 % de Tibétains, Yushu se caractérise par une domination de leur commerce, avant le séisme. Ces Tibétains qui ont tout perdu lors du tremblement de terre se retrouvent évincés par des migrants chinois. En effet, ces migrants chinois tentent actuellement de créer de nouveaux business et de tirer bénéfices des efforts de la reconstruction. Yushu est une zone rurale et beaucoup des nomades vivent avec moins de 100 dollars par an. La période de reconstruction entraînera de fait des changements socioéconomiques graves pour eux. Leur vulnérabilité prouve le besoin de transparence financière et de responsabilité lors du processus.<br />
Alors que le gouvernement tente d’articuler un plan spécifique pour guider le processus de reconstruction, il s’agit avant tout de concilier ce plan avec la stratégie de la « stratégie de développement occidental » (Western Development Strategy) qui définit l’ensemble des politiques de développement affectant les régions de l’Ouest de la RPC. Dans ce modèle de développement lancé par le président chinois Jiang Zemin en 1999 qui affecte 70 % de la RPC, les régions de l’ouest sont essentiellement exploitées pour leurs ressources minières dont l’utilisation alimentera le développement des autres régions de l’est et du centre. Toutes les critiques qui se lèvent contre le processus en cours à Yushu (les « nouveaux villages socialistes » ; l’exclusion des Tibétains à prendre part à ce processus ; l’absence de consultation des principaux actionnaires tibétains…) sont caractéristiques de l’orientation de « la stratégie de développement occidental » au Tibet.<br />
Les ONG locales sont sujettes à une surveillance permanente. Tout recours à l’expertise d’ONG est strictement exclu par les autorités. On ne sait pas si les ONG de l’extérieur de Yushu pourront continuer d’intervenir dans la zone. Wang Zhenyao, l’ancien directeur du département sur le désastre et l’aide sociale au Ministère des affaires civiles, a déclaré : « tous les investissements du gouvernement vont à la construction d’infrastructure. Il manque des précisions ciblées sur les petits projets dont les victimes ont besoin. Si les organisations charitables peuvent mener ces projets grâce à des dons, elles pourront offrir des services flexibles et personnalisés qui favoriseront le bien-être des victimes ». En dépit des restrictions générales, des ONG mènent avec succès leurs projets et fournissent de l’aide vitale et des ressources aux habitants de la région. Des initiatives d’ONG portent sur l’aide d’urgence ; elles ont concouru avec le savoir-faire des autorités locales. D’autres initiatives se sont davantage focalisées sur la reconstruction d’écoles et d’hôpitaux tibétains. L’aide extérieure contribue à développer des projets sur du long-terme : rétablir les commerces des Tibétains ; reconstruire des écoles pour les moinillons et des monastères (comme celui de Thrangu).</p>
<p>Malgré les dévastations, les Tibétains de la région gardent une détermination forte. Une source a déclaré à ICT : « la tradition bouddhiste tibétaine est le cœur de la vie à Yushu. Les représentations de Sa Sainteté le Dalaï-lama sont interdites au Tibet mais malgré tout, parmi les ruines, en émergent encore certaines. Les morts sont brûlés mais la voix et les chants du peuple résonnent en prières. Cela signifie que le peuple garde confiance et a besoin de la religion dans ces périodes difficiles. »</p>
<p><strong>Traduit par Elodie Bernard.</strong><br />
Rapport en anglais <a href="http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/kyegu-earthquake-six-months">http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/kyegu-earthquake-six-months </a></p>
<p>Image : <strong>USGS</strong> (<a href="http://earthquake.usgs.gov">http://earthquake.usgs.gov</a>)</p>
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		<title>Des témoins lèvent le voile sur des abus commis par les forces de sécurité au Tibet</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 09:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Études extérieures]]></category>

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		<description><![CDATA[(New York, le 22 juillet 2010) - Des récits de témoins oculaires confirment que les forces de sécurité chinoises ont fait un usage disproportionné de la force et ont agi avec une brutalité délibérée...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Pour Human Rights Watch l’ampleur et la gravité des exactions justifient une enquête internationale</h3>
<p>(New York, le 22 juillet 2010) &#8211; Des récits de témoins oculaires confirment que les forces de sécurité chinoises ont fait un usage disproportionné de la force et ont agi avec une brutalité délibérée pendant et après les manifestations sans précédent qui ont débuté le 10 mars 2008 au Tibet, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau rapport publié aujourd&#8217;hui. À ce jour, les abus sont encore nombreux : disparitions forcées, condamnations et incarcérations illicites, persécution de familles et sanctions ciblées contre des Tibétains soupçonnés d&#8217;avoir soutenu le mouvement de protestation.</p>
<p>Ce rapport de 73 pages, intitulé « I Saw It with My Own Eyes: Abuses by Security Forces in Tibet, 2008-2010 » (« Je l&#8217;ai vu de mes propres yeux : Abus commis par les forces de sécurité au Tibet entre 2008 et 2010 »), s&#8217;appuie sur plus de 200 témoignages de réfugiés tibétains et de personnes ayant visité cette région recueillis immédiatement après leur départ de Chine, ainsi que sur certaines déclarations de sources chinoises officielles, jamais révélées jusqu&#8217;à présent. À travers le récit de plusieurs témoins oculaires, le rapport décrit les différents abus commis par les forces de sécurité à la fois pendant et après les manifestations : usage disproportionné de la force pour disperser les manifestants, arrestations arbitraires à grand échelle, violences contre les détenus et torture contre les suspects placés en garde à vue.</p>
<p><em>« Des dizaines de récits de témoins oculaires et de sources officielles du gouvernement montrent clairement la volonté des autorités d&#8217;avoir recours à la force meurtrière contre des manifestants non armés »</em>, a indiqué Sophie Richardson, directrice Plaidoyer au sein de la division Asie de Human Rights Watch. <em>« Ce rapport réfute catégoriquement les affirmations du gouvernement chinois, selon lesquelles il aurait géré la situation dans le respect des normes internationales et des lois nationales. »</em></p>
<p>Le rapport indique également que, contrairement à ce qu&#8217;affirme le gouvernement, les forces de sécurité chinoises ont ouvert le feu sans discernement sur les manifestants à au moins quatre reprises, notamment dans un quartier du centre ville de Lhassa, le 14 mars.</p>
<p>Afin d&#8217;empêcher toute surveillance extérieure ou indépendante des opérations de sécurité, les autorités chinoises ont littéralement fermé l&#8217;accès au plateau du Tibet et dépêché  un nombre considérable de troupes à travers toutes les zones habitées du Tibet. Le gouvernement a également expulsé les journalistes et les observateurs étrangers, restreint les déplacements vers et dans la région, supprimé ou placé sous contrôle les télécommunications et Internet, et arrêté toutes les personnes soupçonnées d&#8217;avoir communiqué des informations sur ces mesures. Enfin, il a rejeté tous les appels à l&#8217;ouverture d&#8217;une enquête indépendante sur les manifestations, y compris ceux émis par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l&#8217;homme et les rapporteurs spéciaux des Nations Unies.</p>
<p>Human Rights Watch a tout autant condamné les actes de violence commis par les Tibétains que ceux perpétrés par les forces de sécurité. Selon les chiffres du gouvernement, 21 personnes auraient été tuées et plusieurs centaines blessées à Lhassa, entre le 14 et le 15 mars 2008. Pourtant, les normes de droit international limitent l&#8217;usage de la force par les États au strict nécessaire pour protéger la vie humaine ou pour appréhender les auteurs de crimes violents. Bien que le gouvernement affirme le contraire, de nombreux témoignages indiquent que les forces chinoises ont agi de façon contraire à ces normes et ont enfreint des règles de droit international (notamment l&#8217;interdiction de l&#8217;usage disproportionné de la force, de la torture et de la détention arbitraire, mais aussi le droit à la liberté de réunion pacifique).</p>
<p>Depuis le début des manifestations, le gouvernement chinois a répété qu&#8217;il traiterait toutes les affaires liées à ces événements d&#8217;une manière impartiale et « <em>conforme à la loi</em> ». Néanmoins, le rapport dresse un tableau très différent de la situation : des milliers de manifestants et de ressortissants tibétains arrêtés et détenus de manière illégale, contrairement aux procédures juridiques établies ; aucune information fournie par l&#8217;État sur les lieux de détention des gardés à vue, et un pouvoir judiciaire politisé, contrôlé par les autorités, qui engage des poursuites contre des accusés n&#8217;ayant aucun droit de défense.</p>
<p>Human Rights Watch a indiqué que, étant donné les conclusions du rapport, le gouvernement chinois devrait de toute urgence ouvrir une enquête sur les manifestations et leurs suites, et qu&#8217;il devrait également ouvrir la région aux médias et à la surveillance internationale. Les autorités chinoises devraient par ailleurs enquêter sur le comportement de ses forces de sécurité qui, selon de nombreux témoins, usent de la force de manière disproportionnée, brutalisent et maltraitent délibérément des Tibétains détenus pour soupçon de participation aux manifestations, et privent les détenus de leurs droits de base, comme ceux de savoir où et pourquoi ils ont été détenus.</p>
<p>« <em>Plus que jamais, il est nécessaire d&#8217;ouvrir une enquête internationale sur la situation au Tibet</em> », a déclaré Sophie Richardson. « <em>Il est peu probable que les abus commis par les forces de sécurité apaisent les rancœurs qui sont à l&#8217;origine des manifestations ; la situation pourrait même empirer. </em>»</p>
<p><strong>CONTEXTE</strong></p>
<p>Début mars 2008, la répression par les forces de sécurité chinoises d&#8217;une série de manifestations pacifiques de moines tibétains issus des principaux monastères de Lhassa et des environs a conduit à un embrasement général dans la capitale de la région autonome chinoise du Tibet, le 14 mars.</p>
<p>Alors que des renforts de sécurité arrivaient en masse des provinces voisines et que le gouvernement brandissait la menace d&#8217;une opération de répression majeure, une vague de protestation sans précédent a déferlé sur le plateau tibétain. Selon des rapports officiels, plus de 150 manifestations auraient eu lieu au cours des deux premières semaines, et plusieurs événements isolés auraient éclaté pendant les mois qui ont suivi.</p>
<p>Face à cet épisode exceptionnellement long d&#8217;agitation tibétaine, le gouvernement chinois a lancé les opérations de sécurité les plus importantes que le pays ait connues depuis les événements de Tian&#8217;anmen en 1989.</p>
<p>À ce jour, le gouvernement chinois n&#8217;a pas encore expliqué les circonstances précises qui ont conduit à des dizaines d&#8217;affrontements entre les manifestants et la police. De même, il ne s&#8217;est pas penché sur la question du comportement des forces de sécurité vis-à-vis des manifestants (notamment l&#8217;usage de la force meurtrière et l&#8217;abandon du centre ville de Lhassa aux rebelles et aux pilleurs pendant plusieurs heures le 14 mars). Enfin, les autorités chinoises retiennent toujours des informations sur le sort de centaines de Tibétains arrêtés pendant les manifestations et sur le nombre de Tibétains incarcérés, condamnés, placés en détention provisoire , ou soumis à des peines de détention extrajudiciaire.</p>
<p><strong>Témoignages extraits du rapport « I Saw It with My Own Eyes&#8217;: Abuses by Security Forces in Tibet, 2008-2010 »:</strong></p>
<p>« <em>Ils tiraient directement sur les gens. Ils venaient de la direction de Jiangsu Lu et tiraient sur tous les Tibétains qu&#8217;ils voyaient. De nombreuses personnes ont été tuées.</em> »</p>
<p><strong>- Pema Lhakyi (nom d&#8217;emprunt), habitant de Lhassa âgé de 24 ans.</strong></p>
<p>« <em>Elle a été tuée d&#8217;une balle en pleine tête. Des gens du coin ont réussi à ramener son corps chez elle, dans un village qui se trouve à cinq kilomètres du monastère de Tongkor.</em> »</p>
<p><strong>- Sonam Tenzin (nom d&#8217;emprunt), moine du monastère de Tongkor âgé de 27 ans.</strong></p>
<p>« <em>Au début, les soldats ont tiré devant les gens, à quelques reprises, pour leur faire peur, mais personne ne pensait qu&#8217;ils oseraient leur tirer dessus et la foule a continué à s&#8217;agglutiner. C&#8217;est alors que les soldats ont commencé à tirer </em>»</p>
<p><strong>- Tenpa Trinle (nom d&#8217;emprunt), moine de la localité de Sêrtar âgé de 26 ans.</strong></p>
<p>« <em>La première chose que j&#8217;ai vue, c&#8217;est un grand nombre de soldats et de policiers qui frappaient la foule avec des matraques électriques. Des groupes de quatre ou cinq soldats arrêtaient des gens dans la foule, un par un, et les faisaient monter dans un camion.</em> »</p>
<p><strong>- Dorje Tso (nom d&#8217;emprunt) habitant de Tongren âgé de 55 ans.</strong></p>
<p>« <em>Ils sont entrés en cassant les portes et le portail de l&#8217;université et des dortoirs. Les soldats étaient armés et munis de hachettes, de marteaux, de lampes torches, de menottes et câbles métalliques. En entrant dans les chambres de moines, ils commençaient par demander les téléphones, qui étaient systématiquement confisqués&#8230; Certains des moines arrêtés ont été menottés, d&#8217;autres attachés avec des câbles&#8230; Ils nous ont ordonné de marcher très vite, en menaçant de nous frapper si on ne le faisait pas. Des centaines de moines ont été emmenés.</em> »</p>
<p><strong>- Jampa Lhaga (nom d&#8217;emprunt), ancien moine du monastère de Drépoung, à Lhassa.</strong></p>
<p>« <em>Aucun des moyens&#8230; employés là-bas n&#8217;a dépassé les droits constitutionnels des forces armées ou les limites fixées par le droit international.</em> »</p>
<p><strong>- Wu Shuangzhan, Commandant de la police armée du peuple (PAP), 16 mars 2008.</strong></p>
<p>« <em>Nous avons été battus très violemment. Les gardes ont utilisé des matraques et des bâtons pour nous frapper&#8230; Ils nous frappaient principalement sur le bas du corps. Cela a duré deux jours. Ensuite, ils nous ont emmenés à la prison de Gutsa, à Lhassa. Sur place, la police nous a interrogés sans relâche pendant deux jours et deux nuits. Ils nous battaient et se relayaient pour mener les interrogatoires&#8230;</em> »</p>
<p><strong>- Rinchen Namgyal (nom d&#8217;emprunt), moine du monastère de Ganden âgé de 33 ans.</strong></p>
<p>« <em>Il pouvait y avoir jusqu&#8217;à 30 personnes entassées dans des cellules de trois ou quatre mètres carrés. Il n&#8217;y avait pas de place pour s&#8217;asseoir alors les détenus restaient debout la plupart du temps. Il n&#8217;y avait pas de toilettes dans les cellules, mais les prisonniers ne pouvaient pas sortir et devaient donc faire leurs besoins dans les cellules. On leur donnait un bol de bouillie de riz par jour. Bon nombre d&#8217;entre eux ont reçu des coups.</em> »</p>
<p><strong>- Pasang Choepel (nom d&#8217;emprunt), ancien détenu originaire d&#8217;Aba.</strong></p>
<p>« <em>Le tribunal populaire intermédiaire de la préfecture autonome tibétaine de Garzê a retenu contre la prévenue Dorje Kandrup [Ch. Duoji Kangzhu] les faits d&#8217;avoir rédigé des tracts appelant à l&#8217;indépendance du Tibet, de les avoir jetés sur des axes de circulation importants de la préfecture de Garzê, incitant ainsi effrontément à diviser le pays et à détruire l&#8217;unité nationale, et a jugé que ses actes s&#8217;élevaient au rang de crime d&#8217;incitation au séparatisme.</em> »</p>
<p>- Avis publié par le Comité politique et juridique de la préfecture de Garzê annonçant le verdict de six ans d&#8217;emprisonnement à l&#8217;issue du procès de Dorje Kandrup.</p>
<p>« <em>Les coups ont continué dans la cour. Les soldats de la PAP utilisaient des ceintures et la crosse de leur arme à feu&#8230; Ils le frappaient alors qu&#8217;il était à terre et il saignait beaucoup ; il y avait tellement de sang. Ensuite, ils l&#8217;ont laissé là, par terre, inanimé&#8230; Je l&#8217;ai vu de mes propres yeux.</em> »</p>
<p><strong>- Lhundrup Dorje (nom d&#8217;emprunt), habitant de Lhassa.</strong></p>
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		<title>Une dangereuse traversée</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 08:01:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2009, la situation des Tibétains au Népal a été d’autant plus dégradée que les autorités chinoises ont cherché à empêcher toutes les manifestations...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-weight: normal;">Résumé du rapport :</span><br />
« Une dangereuse traversée : des conditions qui affectent l’émigration des réfugiés tibétains », 2009.</h3>
<h3><img class="alignnone size-full wp-image-870" style="border: 1px solid black;" title="dangereuse-traversee2009-a" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/06/dangereuse-traversee2009-a.jpg" alt="" width="584" height="367" /></h3>
<p>En 2009, la situation des Tibétains au Népal a été d’autant plus dégradée que les autorités chinoises ont cherché à empêcher toutes les manifestations contre la répression au Tibet. A la suite de l’aggravation de la situation, résultant des troubles qui ont secoué l’ensemble du plateau tibétain en mars 2008, la sécurité aux frontières demeure fragile. Bien qu’il soit plus important qu’en 2008, le nombre de Tibétains qui ont choisi l’exil en 2009 est faible, en comparaison aux années précédentes.</p>
<p>Au total, en 2009, 838 Tibétains ont effectué la dangereuse traversée de l’Himalaya pour atteindre le Népal et l’Inde, la destination finale. Ce nombre ne se situe que légèrement au-dessus de celui de l’an dernier qui était approximativement de 652. Il est bien en-dessous des 2 500 à 3 500 personnes qui tous les ans traversaient la frontière ces dernières années. Cette spectaculaire baisse du nombre d’émigrants peut être attribuée à l’augmentation des risques auxquels s’exposent les Tibétains du Tibet face au resserrement de la situation qui est en cours depuis le début des protestations de 2008, et au renforcement de la sécurité le long de la frontière tibéto-népalaise.</p>
<p>Les raisons qui poussent chaque année des Tibétains sur les routes de l’exil, du Népal et de l’Inde, sont détaillées dans ce rapport. Très souvent, ils fuient la politique répressive et le climat de terreur au Tibet. Les parents préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles en Inde afin qu’ils reçoivent une éducation impossible à obtenir en RAT. D’autres ont perdu leurs terres et leur moyen de subsistance à cause des objectifs stratégiques et économiques de la Chine au Tibet.</p>
<p>Une fois arrivés au Népal, les Tibétains se retrouvent encore menacés, en raison de la situation instable qui leur est attribuée. Au cours des dernières années, sous la pression du gouvernement chinois, l’attitude népalaise a changé vis-à-vis des Tibétains qui entrent ou restent en transit sur le territoire. Ce rapport traite en particulier la question de la situation des Tibétains qui ont traversé le Népal en 2009.</p>
<p>Selon une tendance initiée il y a deux ans, les autorités népalaises ont réitéré en 2009 le langage utilisé par le gouvernement chinois, lorsqu’il s’agit de traiter la question des réfugiés tibétains au Népal. Elles mettent en avant une approche davantage fondée sur « la loi et l’ordre » que sur les aspects humanitaires qui avaient pourtant caractérisé le traitement de la question, ces dernières décennies. Par exemple, les réfugiés tibétains sont plus fréquemment décrits aujourd’hui comme « des immigrants illégaux ». Régulièrement, des leaders népalais affirment la nécessité d’empêcher des actions « anti-Chine » sur leur sol. En 2009, à un an des manifestations de mars 2008 qui avaient éclaté à travers tout le Tibet, l’attention collective s’était concentrée autour des manifestations tibétaines à l’extérieur de l’Ambassade de Chine à Katmandou que certains Népalais tentaient d’empêcher.</p>
<p>Depuis mars 2009, des Tibétains en exil à Katmandou continuent, en dépit des risques, à s’engager dans des mouvements de protestation, guidés par la détresse et la colère, au vu des effets de la répression actuelle sur le Tibet. La réponse des autorités népalaises a été sévère et brutale. Elles ont adopté un seuil de tolérance moindre vis-à-vis des manifestants. Pékin avait expressément demandé au gouvernement népalais d’arrêter toutes protestations de ce type, déclarant qu’elles étaient une cause d’irritation pour les relations entre la Chine et le Népal.</p>
<p>Qu’ils transitent par le Népal ou qu’ils résident sur le territoire, les Tibétains du Népal sont de plus en plus vulnérables. Ceux qui ont quitté le chef supérieur de la communauté tibétaine dans le quartier de Bodnath à Katmandou pour les environs sont décrits comme des « désespérés » et se sentent « comme s’ils étaient invisibles, comme s’ils n’avaient pas le droit d’exister ».</p>
<p>La vague de protestations qui a commencé en mars 2008 à Lhassa et qui s’est répandue sur tout le plateau tibétain a profondément transformé le paysage politique des Tibétains, tant pour ceux du Tibet que pour ceux du Népal. ICT a enregistré plus de 200 actes de protestation au Tibet depuis le 10 mars 2008. Le violent resserrement de la situation par le gouvernement chinois a entraîné le décès, la disparition ou l’emprisonnement de centaines de Tibétains dont plus de 700 ont été arrêtés ou détenus sur des charges politiques.</p>
<p>Quelques temps avant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, le gouvernement chinois avait fermé la frontière entre le Népal et le Tibet, dans le but d’empêcher les manifestations qui auraient pu avoir lieu au moment de l’ascension du cortège de la flamme olympique sur le Mont Everest. La sécurité le long de la frontière a été, une fois de plus, renforcée à la suite des manifestations de mars 2008. Ajouté au resserrement politique de la situation, ce renforcement contribue à une baisse significative du nombre de Tibétains qui ont fait cette périlleuse traversée jusqu’au Népal.</p>
<p>Selon les informations obtenues par ICT, plus de 25 éminents Tibétains ont été détenus, les 8 et 9 mars 2009, par la police népalaise qui souhaitait prévenir les protestations de mars 2009 à Katmandou. Ils étaient suspectés d’avoir joué un rôle de leader dans les manifestations à Katmandou en 2008. Dans certains cas, les Tibétains sont restés en détention, alors que des policiers procédaient à une fouille de leur maison. Ils n’ont ni reçu de mandat d’arrêt, ni obtenu les raisons de leur détention. Ces détentions ont eu lieu avant la date anniversaire du rassemblement du 10 mars.</p>
<p>Aucun refoulement n’a été rapporté en 2009 mais les difficultés pour obtenir des informations sur la situation aux zones frontières rendent compte du fait qu’assurer la sécurité des Tibétains qui franchissent les montagnes devient de plus en plus difficile.</p>
<p><em>Traduit de l’anglais par Elodie Bernard. </em></p>
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		<title>Le nouveau rapport d’ICT</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 19:10:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier rapport d’ICT se penche sur la répression  qui frappe les écrivains et les artistes tibétains depuis mars 2008...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le dernier rapport d’ICT se penche sur la répression  qui frappe les écrivains et les artistes tibétains depuis mars 2008.</strong></h3>
<p><strong><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/05/raging-storm.jpg"><img class="size-medium wp-image-855 alignleft" style="margin-left: 6px; margin-right: 6px;" title="raging-storm" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/05/raging-storm-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a>La détention de l’influent auteur tibétain, Shogdung, le 23 avril à Xining rend compte de la nouvelle vague de répression qui frappe les auteurs, les artistes et les enseignants du Tibet depuis les événements de mars 2008. Shogdung (qui signifie « la Conque du matin») est le nom de plume de Tagyal.</strong></p>
<p>Il est l’un des plus remarqués parmi les 31 auteurs, bloggeurs et intellectuels qui se trouvent actuellement en prison. Toutes ces personnes ont été condamnées pour avoir exprimé leur point de vue, écrit de la poésie et de la prose ou tout simplement, pour avoir partagé des informations sur les politiques mises en place par la Chine et leurs impacts sur le Tibet aujourd’hui. <em>« Séparer le ciel de la terre »</em> qui est le nouveau livre de Shogdung et bien d’autres ouvrages écrits depuis le printemps 2008 par des Tibétains se classent parmi les plus larges actes d&#8217;accusation concernant la politique chinoise au Tibet des 50 dernières années.</p>
<p>Une résurgence littéraire et culturelle se fait nettement sentir sur le plateau tibétain depuis les événements du printemps 2008 à Lhassa qui se sont placés contre les politiques chinoises et en soutien au Dalaï-lama.</p>
<p>Les écrivains tibétains de Xining et des autres districts de l’Amdo (province tibétaine aujourd’hui incorporée en grande partie dans le Qinghai) comprennent généralement aussi bien le Chinois que le Tibétain et utilisent Internet et des photocopieuses. Ils sont les premiers acteurs de ce renouveau. Des chanteurs et des enseignants sont également engagés dans ce processus de résurgence d&#8217;une forte identité culturelle tibétaine.</p>
<p>Ceux qui osent réfuter la version officielle des événements de mars 2008 et qui constituent la nouvelle génération d’intellectuels représentent un défi bien plus important qu’auparavant, pour le Parti communiste chinois. Cela signifie par conséquent que chaque individu est soumis à davantage de risques. Pour la première fois depuis la fin de la Révolution culturelle en 1976, chanteurs, artistes et auteurs sont les cibles de représailles contre la culture tibétaine dans laquelle la moindre expression de son identité qui n’aurait pas été validée par l&#8217;Etat chinois peut être qualifiée de « séparatiste ».</p>
<p>Bien qu’ils soient moins connus à l’extérieur de la Chine que les dissidents chinois tels que Liu Xiaobo et Hu Jia, beaucoup d’intellectuels tibétains sont célèbres parmi les leurs, et ils effectuent de longues peines de prison pour s’être exprimé de manière pacifique. Leurs préoccupations concernant les restrictions et la répression reflètent ceux de leurs homologues chinois.</p>
<p>Le rapport détaille :</p>
<p>• Les cas de plus de 50 Tibétains, dont 13 auteurs, engagés dans le milieu artistique et la sphère publique. Ils sont en prison ou ils ont disparus ou ils sont soumis à des tortures et du harcèlement parce qu’ils ont exprimé leur point de vue.</p>
<p>• De nouvelles informations sur la détention de fonctionnaires qui étaient bien établis, sur le rédacteur et essayiste Shogdung, et la première traduction en anglais d’extraits de son dernier livre, « Séparer le ciel de la terre ». Cet ouvrage qui est très probablement à l’origine de son arrestation le 23 avril est une analyse détaillée des manifestations de 2008 qu’il décrit comme le réveil de la conscience et de la solidarité nationale tibétaines. C’est un plaidoyer en faveur du droit à la désobéissance civile sur l’exemple du courant de non-violence de Gandhi.</p>
<p>• Les cas des Tibétains qui ont été condamnés à de longues peines de prison pour s’être exprimé au sujet du resserrement de la situation par des mails ou par des conversations téléphoniques. Les peines qu’ils encourent indiquent que la Chine s’est engagée dans une politique de tolérance zéro vis-à-vis de ceux qui livrent des informations sur le Tibet, qu’elles soient ou non de grande importance. En vertu de la loi nationale et de la Charte universelle des Droits de l&#8217;Homme, cette politique est contraire aux engagements contractés par l’Etat chinois au sujet de la liberté d’expression dans le pays.</p>
<p>• Une liste des chanteurs et artistes tibétains qui ont été arrêtés à cause des textes de leurs chansons, une traduction en anglais des documents officiels de condamnation d&#8217;un jeune chanteur qui prouve la nature des mesures prises par les autorités chinoises pour faire taire les Tibétains qui n’adopteraient pas la version officielle de la Chine, que ce soit sur la situation du Tibet avant les années 50 ou sur les émeutes du printemps 2008.</p>
<p>Pour accéder au rapport (en anglais) “<a href="http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/raging-storm-crackdown-tibetan-writers-and-artists-after-tibets-spring-2008-protests">A raging storm: The crackdown on Tibetan writers and artists after the Tibet’s Spring 2008 Protests”</a></p>
<p><a href="/pdf/Raging_Storm.pdf">LE RAPPORT au format PDF</a></p>
<p><em>Texte traduit de l’anglais par Elodie Bernard </em></p>
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		<title>Premier livre d&#8217;Elodie Bernard: Le vol du paon mène à Lhassa</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 09:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Metten</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard livre JO]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2008, Elodie Bernard, alors âgée de 24 ans, a choisi de pénétrer seule et sans autorisation sur le Toit du Monde et traverser le Tibet...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elodie Bernard</strong></p>
<h2>Le vol du paon mène à Lhassa</h2>
<p><a rel="lytebox" href="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/04/elodiebernard.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-817" style="margin-top: 2px; margin-bottom: 2px; margin-left: 6px; margin-right: 6px; border: 1px solid black;" title="elodiebernard" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2010/04/elodiebernard-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></a>Peu de temps après les émeutes de 2008 à Lhassa, alors que la planète regarde vers les Jeux olympiques de Pékin, la situation dans l’Ouest chinois est verrouillée. Hors d’un groupe organisé, le séjour pour de simples voyageurs en Région autonome du Tibet n’y est plus toléré. Sont nécessaires un guide, un chauffeur et un permis sur lequel sera retranscrit l’exact tracé des chemins empruntés au cours du périple, de manière à contrôler toutes les informations qui sortent du Tibet.</p>
<p>Elodie Bernard, alors âgée de 24 ans, a choisi de pénétrer seule et sans autorisation sur le Toit du Monde, pour s’immerger dans la société tibétaine, observer la vie quotidienne dans les villes et les campagnes, assembler des témoignages de l’intérieur sur la répression en cours. En se déplaçant au gré des rencontres, sans itinéraire prédéterminé, elle a interrogé des dizaines de personnes qui, attachées à leur terre, ne souhaitent pas fuir en exil et s’efforcent de continuer de vivre selon leur culture et leurs coutumes. En partageant gîte et couvert, ces gens lui livrent leur vision de la vie et le sens de leur combat quotidien.</p>
<p>Née en 1984, Elodie Bernard signe son premier livre avec Le Vol du paon mène à Lhassa.</p>
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		<title>Les écrits interdits au Tibet</title>
		<link>http://www.savetibet.fr/2010/01/rapport/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 09:34:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports d'ICT]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier rapport d'ICT publié en octobre 2009 contient une série inédite d'articles et de poèmes d'écrivains et d'intellectules tibétains...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le dernier rapport d&#8217;ICT publié en octobre 2009 contient une série inédite d&#8217;articles et de poèmes d&#8217;écrivains et d&#8217;intellectules tibétains dont la plupart ont été interdits en Chine</strong></h3>
<div><strong><img class="alignnone size-full wp-image-213" title="img_rapports" src="http://www.savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/img_rapports.jpg" alt="img_rapports" width="620" height="324" /></strong></div>
<div><strong>Ecrits du Tibet : « <em>Comme l’or qui ne craint aucun feu</em></strong><strong> »</strong></div>
<p><strong><em>Un nouveau recueil d’écrits produits par des Tibétains au Tibet, y compris des extraits de livres interdits par le gouvernement chinois, et des travaux d’auteurs aujourd’hui emprisonnés, a été dévoilé le 18 octobre par International Campaign for Tibet à la Foire Internationale du Livre de Frankfort, la plus grande foire littéraire du monde. Le gouvernement Chinois était l’invité d’honneur de la foire, et il a provoqué la controverse en tentant de bloquer les voix dissidentes. </em></strong></p>
<p>Le livre s’intitule « <em>Comme l’or qui ne craint aucun feu </em>» (titre original « <em>Like Gold that Fears no Fire</em> ») et présente des histoires d’emprisonnement, d’interrogation, de mort et de perte, mais aussi des perspectives pour un futur meilleur, qui révèlent la force, la profondeur et la vigueur de l’identité tibétaine. Les histoires, poèmes et essais de cette collection riche se penchent sur l’expérience des Tibétains depuis qu’une vague majoritairement pacifique a balayé le Tibet depuis mars 2008. Cette vague a rencontré une répression sévère. Les écrivains et les artistes font partie des centaines de Tibétains qui sont confrontés à la torture et à l’emprisonnement pour avoir exprimé pacifiquement leur opinion.</p>
<p>Depuis le début des manifestations, le gouvernement chinois a cherché à dissimuler les disparitions et assassinats qui ont eu lieu partout au Tibet, et diffusé une propagande agressive contre le Dalaï Lama. Les auteurs présentés dans cet ouvrage, dont la plupart se trouvent encore au Tibet et en Chine, osent défier la version officielle des événements, et représentent un défi plus important que jamais pour le gouvernement communiste.</p>
<p>« <em>Comme l’or qui ne craint aucun feu</em> » est une phrase inspirée d’une expression chinoise qui signifie que la vérité ne peut être ébranlée. L’écrivaine Woeser utilise cette phrase pour décrire les enseignements Bouddhistes. Le livre a été banni dès sa sortie au Tibet. Il s’ouvre sur un article de Woeser, la plus connue des écrivains tibétains, poète accomplie et l’une des analystes les plus éloquentes et les plus ardentes de l’oppression chinoise au Tibet. Cette pièce importante et puissante de Woeser souligne l’importance de la narration dans l’affirmation de l’histoire et de l’identité d’un peuple opprimé. Woeser déclare que les événements de 2008 sont aussi significatifs dans l’histoire contemporaine du Tibet que ceux de mars 1959, quand la tension contre la présence chinoise au Tibet avait augmenté jusqu’à culminer lors du soulèvement de Lhassa, et qui menèrent à la fuite du Dalaï Lama.</p>
<p>Dans cet ouvrage, vous trouverez également :</p>
<ol>
<li>Les réflexions d’un bloggeur sur l’identité tibétaine aujourd’hui : « <em>Les Tibétains ne sont plus seulement en train d’essayer de s’insérer dans l’histoire nationale chinoise ; ils créent plutôt la leur. C’est une nouvelle ère culturelle</em>. (…) [les jeunes tibétains] <em>commencent à avoir l’opportunité d’être toute une série de choses tout en restant tibétains.</em> »</li>
<li>De la poésie écrite par des auteurs au Tibet et en dehors.</li>
<li>Le journal d’une interrogation par un écrivain tibétain.</li>
<li>Un essai par l’érudit tibétain Lamajabb, qui trouve les causes des manifestations ayant secoué le plateau non pas dans une supposée « clique du Dalaï Lama » mais bien dans l’histoire tragique du Tibet depuis les années cinquante et les manquements de la politique chinoise au Tibet.</li>
<li>Les paroles d’une chanson écrite par des moines emprisonnés.</li>
<li>De l’art contemporain réalisé par des artistes tibétains maintenant exilés, avec commentaire.</li>
<li>La première traduction en anglais d’un extrait du livre de l’auteur Dolma Kyab, qui purge une peine de dix ans et demi de prison à cause du livre.</li>
</ol>
<p>L’ouvrage (en anglais) peut être téléchargé gratuitement à l’adresse :</p>
<p><a href="http://www.savetibet.org/files/documents/Like%20Gold.pdf">http://www.savetibet.org/files/documents/Like Gold.pdf</a></p>
<hr />
<h2>like gold that fears no fire</h2>
<p><a href="http://www.savetibet.org/media-center/ict-news-reports/gold-fears-no-fire-new-writing-tibet" target="_blank">New Writing from Tibet</a><br />
The book can be downloaded for free <a href="http://www.savetibet.org/files/documents/Like%20Gold.pdf">HERE</a>.<br />
The cover can be downloaded <a href="http://www.savetibet.org/files/documents/Like%20Gold%20Cover.pdf">HERE</a>.</p>
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		<title>L’appel de parlementaires sur le changement climatique au Tibet</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 15:13:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>totodernoncourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Documentation]]></category>
		<category><![CDATA[Le Tibet en bref]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[pôle]]></category>

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		<description><![CDATA[Le plateau tibétain – surnommé le troisième pole – est l’un des endroits les plus touchés par le changement climatique. Les 18 et 19 novembre...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="lytebox" href="http://savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/tibet-pole1.jpg"><img class="size-full wp-image-23 alignleft" style="margin-left: 6px; margin-right: 6px; margin-top: 4px; margin-bottom: 4px;" title="tibet-pole" src="http://savetibet.fr/wp-content/uploads/2009/12/tibet-pole1.jpg" alt="tibet-pole" width="350" height="280" /></a> <strong><em>Le  Tibet est surnommé le troisième pole car il constitue le troisième pôle mondial d’alimentation en eau douce, après l’Arctique et l’Antarctique- (Photo: NASA)</em></strong></p>
<p>Le plateau tibétain – surnommé le troisième pole – est l’un des endroits les plus touchés par le changement climatique. Les 18 et 19 novembre derniers, des parlementaires de 30 pays se sont rassemblés à Rome pour la 5ème Conférence interparlementaire mondiale pour le Tibet et ont rédigé une lettre ouverte sur cette question à l’attention des participants de la Conférence des Nations-Unies réunis à Copenhague.</p>
<p>Lettre ouverte adressée à la Conférence des Nations Unies de Copenhague (Décembre 2009) sur le rôle du Tibet dans la recherche de solutions au changement climatique par le réseau parlementaire international sur le Tibet</p>
<p>Nous aimerions insister auprès des participant(e)s de la prochaine conférence des Nations-Unies sur le changement climatique de Copenhague sur l’attention sérieuse qu’il convient d’accorder au « troisième pôle », le Tibet, reconnu comme la troisième masse glaciaire de la planète après l&#8217;arctique et de l&#8217;antarctique. Nous sommes convaincus que les politiques menées dans un cadre multinational afin d’atténuer les causes et s’adapter aux effets du changement climatique doivent prendre en compte les défis du changement climatique au Tibet, et se doivent d’inclure la participation directe des Tibétains et en particulier celle des nomades.</p>
<p>Les 18-19 novembre derniers, les parlementaires de 30 pays différents se sont réunis à Rome pour participer à la 5ème Conférence parlementaire mondiale sur le Tibet. Les changements climatiques étaient un des thèmes majeurs des débats. La déclaration finale fait état des constatations suivantes :</p>
<p>« La dégradation de l’environnement sur le Plateau tibétain, dénommé le troisième pôle, est la conséquence du changement climatique causé par l’émission de gaz à effet de serre, la mauvaise gestion des ressources naturelles par le gouvernement chinois, les intérêts commerciaux, la relocalisation et la sédentarisation forcée des nomades tibétains qui les éloigne de leur cadre traditionnel de vie et de la gestion des prairies » ;  et</p>
<p>« Les politiques chinoises visant à atténuer et à s’adapter aux effets du changement climatique sur le plateau tibétain concernent plus d’un milliard de personnes en Asie ; l’implication et l’expérience des Tibétains est nécessaire à la réussite de la mise en œuvre de politiques sur le changement climatique ».</p>
<p>De plus, la déclaration parlementaire demande :</p>
<p>« Aux gouvernements d’explorer les mécanismes multinationaux qui permettront de travailler de manière coordonnée sur les défis du changement climatique au Tibet, y compris grâce à la participation directe des Tibétains. À cette fin, les participants de cette conférence rédigeront et publieront une lettre ouverte exprimant le rôle crucial du Tibet en tant que troisième pôle et ce avant la tenue de la conférence des NU sur le changement climatique de Copenhague ».</p>
<p>Les effets du changement climatique sur le Tibet ont été bien démontrés. Les températures sur le plateau s&#8217;élèvent plus rapidement que dans les autres régions du globe. Les glaciers fondent, ce qui augmente l’exposition des roches et du sol ainsi que l&#8217;absorption des radiations solaires et accélère le réchauffement. En raison de variations du cycle de la mousson, une grande partie du Tibet s’assèche et se désertifie. Ces changements ont été amplifiés par les politiques du gouvernement chinois envers le mode de vie traditionnel et ancestral des populations nomades.</p>
<p>Le Tibet, considéré par la Chine comme son « premier réservoir d’eau», fournit de l&#8217;eau à une dizaine de nations situées en aval. La disparition des glaciers entrainera à long terme de graves pénuries en eau. Plus d&#8217;un milliard de personnes en Asie sont directement concernées par l’avenir des glaciers et des prairies du Tibet. Le peuple tibétain est le principal concerné par les conséquences de ces changements et doit être amené à jouer un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de solutions.</p>
<p>Le Tibet occupe une place centrale dans la recherche d’une solution globale au changement climatique. En tant que principal source d’approvisionnement des rivières et d’eau de pluie de la mousson en Asie, les prairies du Tibet pourraient être amenées à jouer un rôle de ‘puits de carbone’ si elles étaient correctement gérées. Pour ces raisons, nous demandons aux négociateurs de la Conférence de réfléchir à des politiques qui tiennent compte des points suivants :</p>
<p>1. Mener des évaluations scientifiques internationales et indépendantes sur les changements de l’écosystème et des ressources en eau et sur les politiques d’utilisation des terres sur le plateau tibétain.</p>
<p>La participation de scientifiques, de protagonistes tibétains ainsi que des nations qui dépendent de l&#8217;eau du Tibet est nécessaire pour mener à bien un examen rigoureux des conditions sur le plateau. Ceci permettra de définir une approche équitable et durable en vu d’adapter et d’atténuer les effets du changement climatique dans la région et de restaurer un écosystème et une gestion des prairies et forêts sur base des résultats des recherches scientifiques.</p>
<p>2. Impliquer les Tibétains et surtout les nomades dans le processus décisionnel et dans la gestion des ressources naturelles.</p>
<p>Les nomades ont été les principaux gestionnaires des ressources du haut plateau depuis plusieurs millénaires. Leur expérience est essentielle non seulement pour la compréhension des modifications de l’écosystème mais également pour faire face aux menaces de la désertification et de l’érosion. Malheureusement les politiques du gouvernement chinois ignorent ces aspects sociaux et continuent de déloger les nomades de leurs prairies au nom d’une soi-disant tentative de réduction de la désertification. Des études prouvent au contraire que la gestion des prairies par les nomades eux-mêmes aide à restaurer les régions dégradées.</p>
<p>3. Encourager la coopération transfrontalière et l’implication des acteurs régionaux et locaux dans les processus décisionnels et dans la gestion des ressources hydrauliques du plateau.</p>
<p>Une telle coopération multinationale rendra plus efficace les politiques d’atténuation des effets du changement climatique et favorisera des stratégies d&#8217;adaptation équitable à même de réduire le risque de conflits liés à l’eau.</p>
<p>Autant le rôle de la Chine est essentiel dans la mise en œuvre de solutions globales contre le changement climatique, autant le rôle du Tibet est indispensable à la Chine pour la réussite de leur mise en œuvre.</p>
<p>Nous invitons les négociateurs à s&#8217;assurer que les stratégies développées pour lutter contre le changement climatique tiennent compte des Tibétains et en particulier des nomades. Cette approche est essentielle pour comprendre, atténuer et s’adapter aux changements qui touchent les rivières, les forêts et les prairies du haut plateau dont dépendent plus d’un milliard de personnes pour garantir leur bien-être, et dont les pays voisins dépendent pour maintenir une sécurité et une stabilité régionales.</p>
<p><strong>Au nom du réseau parlementaire international sur le Tibet</strong></p>
<p>·        Matteo Mecacci, Député, Président de l’intergroupe sur le Tibet, Parlement, Italie<br />
·        Consiglio Di Nino, Co-président du groupe parlementaire les Amis du Tibet, Sénat, Canada<br />
·        Birgitta Jonsdottir, Députée, Présidente de l’intergroupe parlementaire sur le Tibet, Islande<br />
·        Peter Slipper, Député, Groupe parlementaire sur le Tibet, Chambre des Représentants, Australie<br />
·        Sanjoy Takem, Député, Président de l’intergroupe parlementaire sur le Tibet, Inde<br />
·        Thomas Mann, Député Européen, Président de l’Intergroupe sur le Tibet, Parlement européen<br />
·        Penpa Tsering, Député, Président du Parlement Tibétain en exil<br />
·        Dolma Gyari, Députée, Vice-Présidente du Parlement Tibétain en exil<br />
·        Lionnel Luca, Député, Président du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Patrick Bloche, Député, Vice-Président du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Dominique Tian, Député, Vice-Président du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Mark Durkan, Député, Royaume-Uni<br />
·        Norman Baker, Député, Royaume-Uni<br />
·        Kent Olsson, Député, Président du groupe parlementaire sur le Tibet, Suède<br />
·        Dalia Kuodytė, Députée, Présidente du groupe parlementaire sur le Tibet, Lituanie<br />
·        Daniel Spagnou, Député, Membre du Groupe d’étude sur le Tibet, Assemblée nationale, France<br />
·        Harry Cohen, Député, Royaume-Uni<br />
·        Tim Loughton, Député, Royaume-Uni<br />
·        Lord David Steel, Député, Royaume-Uni<br />
·        Isabelle Durant, Députée européenne, Vice-présidente du Parlement européen<br />
·        Sukhdev Sharma, Membre du Comité Economique et Social Européen<br />
·        Heidi Hautala, Députée européenne, Présidente du Comité sur les Droits de l’Homme, Parlement euiropéen<br />
·        Eva Lichtenberger, Députée européenne, Vice-Présidente de l’Intergroupe sur le Tibet, Parlement européen<br />
·        Raul Romeva, Député européen<br />
·        Juliette Boulet, Députée fédérale, Belgique<br />
·        Xavier Baeselen, Député fédéral, Belgique<br />
·        Georges Dallemagne, Député fédéral, Belgique<br />
·        Mariko Peters, Député, Pays-Bas<br />
·        Villy Sovndal, Député, Danemark<br />
·        Nathalie Griesbeck, Députée européenne<br />
·        Aleksei Lotman, Député, Président du Groupe parlementaire sur le Tibet, Estonie<br />
·        Beata Bublewicz, Députée, Présidente du Groupe parlementaire sur le Tibet, Pologne<br />
·        Jolanta Szczypinska, Députée, Pologne<br />
·        Mike Pringle, Député, Président de l’Intergroupe écossais sur le Tibet<br />
Lien vers la déclaration parlementaire sur le Tibet de Rome (anglais)  <a href="http://www.savetibet.org/media-center/tibet-news/rome-declaration-tibet">http://www.savetibet.org/media-center/tibet-news/rome-declaration-tibet</a> (19 Novembre 2009)<br />
Lien vers la carte blanche du Soir cosignée par Richard Gere, Président de l’International Campaign for Tibet (8 décembre 2009) <a href="http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-12-08/tibet-le-troisieme-pole-742340.shtml">http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/2009-12-08/tibet-le-troisieme-pole-742340.shtml</a></p>
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