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Le nouvel an tibétain à partir de mercredi devrait normalement être un temps de festivités dans les zones tibétaines de Chine, mais beaucoup ont choisi de ne pas le célébrer dans l’actuel contexte de contestation populaire, de répression implacable et d’immolations en série.

Manifestation des Tibétains en exile à Dharamsala, Inde (15 Février 2012) - photo ICT / Vincent Metten

Le gouvernement du Tibet en exil (en Inde) a officiellement appelé les Tibétains de Chine à ne pas célébrer cette année le Losar, nom du nouvel an tibétain qui commence cette année mercredi. Cette fête bouddhique est l’une des plus importantes au Tibet. “(En temps normal) les Tibétains seraient maintenant en train de préparer les fêtes, les réunions de famille, avec beaucoup de nourriture et de boissons”, a expliqué à l’AFP Kate Saunders, porte-parole de l’ONG International Campaign for Tibet (ICT), qui dispose de sources d’exilés tibétains maintenant des contacts sur le terrain.

“Mais cette année les Tibétains ont décidé de ne pas célébrer, mais plutôt d’honorer ceux qui ont trouvé la mort, en particulier par le biais des immolations, en priant et en rendant un hommage solennel aux traditions de leur culture”, a-t-elle ajouté. Au moins 22 Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire en moins d’un an dans les zones tibétaines chinoises. Ces suicides publics sont un phénomène relativement nouveau qui illustre le désespoir dû à la répression accrue menée par le pouvoir central.

Les Tibétains supportent de plus en plus mal les entraves à leurs pratiques religieuses et culturelles et la présence grandissante dans leurs zones d’implantation historique des Han, ethnie fortement majoritaire en Chine. Dimanche dernier, des centaines de Tibétains ont encore bravé les forces de sécurité dans une région du sud-ouest de la Chine en se rassemblant pour une veillée en hommage à un jeune moine bouddhiste qui s’est immolé par le feu. Le bonze de 18 ans, nommé Nangdrol, s’est transformé dimanche en torche humaine dans la province du Sichuan et sa dépouille a été ramenée dans un monastère local, ont rapporté ICT et Free Tibet, une autre organisation de défense des Tibétains.

Selon ICT, le bonze aurait crié, juste avant son suicide, “puisse sa sainteté le dalaï lama vivre 10.000 ans!” et “Tibet libre!”. Selon les groupes d’exilés, les autorités ont imposé sans le dire la loi martiale dans le Sichuan et dans d’autres zones chinoises peuplées de Tibétains. Cela s’est manifesté par une surveillance accrue des monastères, la limitation des communications téléphoniques et de l’internet. Les autorités chinoises ont de plus empêché ces dernières semaines la presse étrangère de se rendre dans ces régions tibétaines de Chine. Robbie Barnett, un expert du Tibet à l’Université Columbia, estime que l’étau s’est resserré en particulier dans la région autonome du Tibet.

Les forces de sécurité ont par exemple récemment arrêté et placé en détention de nombreux Tibétains à leur retour d’Inde où ils étaient allés suivre des enseignements religieux, a dénoncévendredi Human Rights Watch (HRW). “Je ne pense pas qu’on ait assisté depuis des décennies à ce type de détention de masse pour des raisons politiques – par opposition à des motifs criminels. Ce sont des laïcs qui n’ont pas été accusés de quoi que ce soit d’interdit par la loi chinoise”, a souligné M. Barnett. Selon des informations fournies par une source tibétaine en exil mais qu’il n’était pas possible de vérifier de manière indépendante, quelque 7.000 Tibétains de retour d’Inde ont ainsi subi au moins trois mois de camp de rééducation.

Selon cette même source, la seule ville de Lhassa, patrouillée par des forces de l’ordre pléthoriques, compte aujourd’hui quelque 130 nouveaux postes de contrôle pour les piétons et véhicules. (afp)


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