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Résumé du rapport :
« Une dangereuse traversée : des conditions qui affectent l’émigration des réfugiés tibétains », 2009.

En 2009, la situation des Tibétains au Népal a été d’autant plus dégradée que les autorités chinoises ont cherché à empêcher toutes les manifestations contre la répression au Tibet. A la suite de l’aggravation de la situation, résultant des troubles qui ont secoué l’ensemble du plateau tibétain en mars 2008, la sécurité aux frontières demeure fragile. Bien qu’il soit plus important qu’en 2008, le nombre de Tibétains qui ont choisi l’exil en 2009 est faible, en comparaison aux années précédentes.

Au total, en 2009, 838 Tibétains ont effectué la dangereuse traversée de l’Himalaya pour atteindre le Népal et l’Inde, la destination finale. Ce nombre ne se situe que légèrement au-dessus de celui de l’an dernier qui était approximativement de 652. Il est bien en-dessous des 2 500 à 3 500 personnes qui tous les ans traversaient la frontière ces dernières années. Cette spectaculaire baisse du nombre d’émigrants peut être attribuée à l’augmentation des risques auxquels s’exposent les Tibétains du Tibet face au resserrement de la situation qui est en cours depuis le début des protestations de 2008, et au renforcement de la sécurité le long de la frontière tibéto-népalaise.

Les raisons qui poussent chaque année des Tibétains sur les routes de l’exil, du Népal et de l’Inde, sont détaillées dans ce rapport. Très souvent, ils fuient la politique répressive et le climat de terreur au Tibet. Les parents préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles en Inde afin qu’ils reçoivent une éducation impossible à obtenir en RAT. D’autres ont perdu leurs terres et leur moyen de subsistance à cause des objectifs stratégiques et économiques de la Chine au Tibet.

Une fois arrivés au Népal, les Tibétains se retrouvent encore menacés, en raison de la situation instable qui leur est attribuée. Au cours des dernières années, sous la pression du gouvernement chinois, l’attitude népalaise a changé vis-à-vis des Tibétains qui entrent ou restent en transit sur le territoire. Ce rapport traite en particulier la question de la situation des Tibétains qui ont traversé le Népal en 2009.

Selon une tendance initiée il y a deux ans, les autorités népalaises ont réitéré en 2009 le langage utilisé par le gouvernement chinois, lorsqu’il s’agit de traiter la question des réfugiés tibétains au Népal. Elles mettent en avant une approche davantage fondée sur « la loi et l’ordre » que sur les aspects humanitaires qui avaient pourtant caractérisé le traitement de la question, ces dernières décennies. Par exemple, les réfugiés tibétains sont plus fréquemment décrits aujourd’hui comme « des immigrants illégaux ». Régulièrement, des leaders népalais affirment la nécessité d’empêcher des actions « anti-Chine » sur leur sol. En 2009, à un an des manifestations de mars 2008 qui avaient éclaté à travers tout le Tibet, l’attention collective s’était concentrée autour des manifestations tibétaines à l’extérieur de l’Ambassade de Chine à Katmandou que certains Népalais tentaient d’empêcher.

Depuis mars 2009, des Tibétains en exil à Katmandou continuent, en dépit des risques, à s’engager dans des mouvements de protestation, guidés par la détresse et la colère, au vu des effets de la répression actuelle sur le Tibet. La réponse des autorités népalaises a été sévère et brutale. Elles ont adopté un seuil de tolérance moindre vis-à-vis des manifestants. Pékin avait expressément demandé au gouvernement népalais d’arrêter toutes protestations de ce type, déclarant qu’elles étaient une cause d’irritation pour les relations entre la Chine et le Népal.

Qu’ils transitent par le Népal ou qu’ils résident sur le territoire, les Tibétains du Népal sont de plus en plus vulnérables. Ceux qui ont quitté le chef supérieur de la communauté tibétaine dans le quartier de Bodnath à Katmandou pour les environs sont décrits comme des « désespérés » et se sentent « comme s’ils étaient invisibles, comme s’ils n’avaient pas le droit d’exister ».

La vague de protestations qui a commencé en mars 2008 à Lhassa et qui s’est répandue sur tout le plateau tibétain a profondément transformé le paysage politique des Tibétains, tant pour ceux du Tibet que pour ceux du Népal. ICT a enregistré plus de 200 actes de protestation au Tibet depuis le 10 mars 2008. Le violent resserrement de la situation par le gouvernement chinois a entraîné le décès, la disparition ou l’emprisonnement de centaines de Tibétains dont plus de 700 ont été arrêtés ou détenus sur des charges politiques.

Quelques temps avant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, le gouvernement chinois avait fermé la frontière entre le Népal et le Tibet, dans le but d’empêcher les manifestations qui auraient pu avoir lieu au moment de l’ascension du cortège de la flamme olympique sur le Mont Everest. La sécurité le long de la frontière a été, une fois de plus, renforcée à la suite des manifestations de mars 2008. Ajouté au resserrement politique de la situation, ce renforcement contribue à une baisse significative du nombre de Tibétains qui ont fait cette périlleuse traversée jusqu’au Népal.

Selon les informations obtenues par ICT, plus de 25 éminents Tibétains ont été détenus, les 8 et 9 mars 2009, par la police népalaise qui souhaitait prévenir les protestations de mars 2009 à Katmandou. Ils étaient suspectés d’avoir joué un rôle de leader dans les manifestations à Katmandou en 2008. Dans certains cas, les Tibétains sont restés en détention, alors que des policiers procédaient à une fouille de leur maison. Ils n’ont ni reçu de mandat d’arrêt, ni obtenu les raisons de leur détention. Ces détentions ont eu lieu avant la date anniversaire du rassemblement du 10 mars.

Aucun refoulement n’a été rapporté en 2009 mais les difficultés pour obtenir des informations sur la situation aux zones frontières rendent compte du fait qu’assurer la sécurité des Tibétains qui franchissent les montagnes devient de plus en plus difficile.

Traduit de l’anglais par Elodie Bernard.


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